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Manifestation du 13 octobre : Patrice Faure, préfet de police de Paris, s’alarme d’une possible présence de centaines de casseurs

Publié par Elodie le 12 Oct 2026 à 10:13

À la veille d’une nouvelle journée de mobilisation des lycéens et des étudiants, Paris retient son souffle. Les autorités redoutent des débordements, avec plusieurs dizaines de milliers de manifestants attendus dans la capitale. Entre une menace précise, un parcours qui fait débat et une évolution des violences que le préfet juge préoccupante, voici ce qui se joue vraiment mardi.

Mardi 13 octobre : des centaines d’établissements bloqués et Paris sous haute tension

Selon les informations d’Europe 1, les services du renseignement territorial anticiperaient le blocage de plusieurs centaines d’établissements scolaires à travers la France. Des affrontements sont redoutés dès les premières heures de la matinée.

Mardi marque la cinquième journée de mobilisation des lycéens et des étudiants. Pourtant, le mouvement semble ralentir dans certaines régions, malgré les appels à poursuivre blocages et manifestations. Les autorités, elles, ne baissent pas la garde.

À Paris, plusieurs dizaines de milliers de manifestants pourraient défiler. Le décor rappelle les jours de blocus, quand jusqu’à 500 lycées avaient été annoncés fermés en une seule journée. L’inquiétude monte à mesure que l’échéance approche.

C’est le préfet de police de Paris, Patrice Faure, qui a donné le ton. Son message tient en une distinction nette : d’un côté les jeunes qui manifestent pacifiquement, de l’autre ceux qui viennent pour en découdre.

Il insiste : les autorités ne redoutent ni les lycéens ni les étudiants. Alors qui, exactement, fait peur à la préfecture ? Et pourquoi parle-t-il de centaines de personnes ?

Les forces de l’ordre, assure-t-il, seront bien présentes pour protéger les manifestants, tout en intervenant contre les auteurs de violences. La réponse à la question tient en deux mots, et le préfet les a prononcés lui-même.

Black blocs et cortège vers Matignon : la double crainte de la préfecture

« On craint les black blocs, les fauteurs de troubles qui viennent perturber le bon déroulement de cette manifestation », a déclaré Patrice Faure. Il redoute la présence de plusieurs centaines de casseurs susceptibles de se mêler aux cortèges.

Pour la préfecture, l’enjeu est donc de séparer les uns des autres. Les autorités prévoient de renforcer les dispositifs policiers autour des établissements scolaires sensibles et sur les parcours des manifestations.

Le risque n’a rien d’abstrait. Lors d’un précédent épisode de blocus, un adolescent a été grièvement blessé à la main par une grenade, preuve que la situation peut vite dégénérer.

Reste la question du parcours, qui crispe déjà. Les organisateurs souhaitent se rapprocher de la résidence du Premier ministre, à Matignon. Un itinéraire reliant l’Hôtel de Ville à Matignon a été déposé en préfecture.

Voici la réponse : selon Europe 1, les autorités envisageraient de l’interdire en raison des risques pour la sécurité. Un autre tracé, avec une arrivée aux Invalides, serait à l’étude, à proximité de l’Assemblée nationale où doivent commencer les débats budgétaires.

Mais le préfet a glissé deux autres inquiétudes, plus inattendues. Et elles concernent aussi des personnes qui ne sont pas toujours dans la rue.

Barrières de police et cortège lointain sur une avenue parisienne

Enseignants visés, mortiers d’artifice : l’évolution qui alarme le préfet

Le préfet dénonce une évolution préoccupante des incidents. Les attaques ne viseraient plus seulement policiers et gendarmes, mais aussi certains personnels enseignants, comme dans cette affaire de professeure giflée et étranglée par une lycéenne que nous avons relatée.

C’est un changement de nature. Jusqu’ici, la tension se cristallisait face aux forces de l’ordre. Désormais, les adultes qui encadrent les élèves se retrouveraient eux aussi dans la ligne de mire, d’après Patrice Faure.

Deuxième sujet d’inquiétude : l’utilisation répétée de mortiers d’artifice. Selon le préfet, ces engins peuvent provoquer de très graves blessures, aussi bien chez les forces de l’ordre que chez les personnes qui les manipulent.

Le détail compte : le danger ne vise pas que la police. Celui qui tient ou allume un mortier s’expose lui-même, ce qui peut se lire comme un avertissement aux plus jeunes tentés de suivre le mouvement.

Voilà donc la réponse complète. Ce que le préfet redoute mardi, ce sont les black blocs et les centaines de casseurs possibles, des violences qui touchent désormais aussi des enseignants, des mortiers aux effets potentiellement dramatiques et un cortège qui voudrait approcher de Matignon.

Reste à savoir ce que la préfecture décidera dans les prochaines heures. Et là, plusieurs signaux seront à surveiller.

Ce qu’il faudra surveiller dès l’aube mardi

Rien n’est figé. Le parcours officiel reste à trancher : interdiction du tracé Hôtel de Ville–Matignon envisagée, itinéraire vers les Invalides à l’étude. L’annonce de la préfecture sera le premier indice à guetter.

Autre point à suivre : l’ampleur réelle des blocages. Le renseignement territorial en anticipe plusieurs centaines, mais le mouvement semble s’essouffler dans certaines régions. Mardi dira laquelle des deux tendances l’emporte.

Les débats budgétaires qui s’ouvrent à l’Assemblée nationale donnent une portée politique à la proximité du cortège. Et les manifestations sous tension ne sont pas une exception : à Marseille, des chauffeurs de taxi ont été renversés par une voiture lors d’un rassemblement.

Pour les Parisiens, mieux vaut s’attendre à des perturbations dans les secteurs concernés. Le calendrier social reste chargé, comme l’avaient montré les journées de grève SNCF de juin.

Le préfet assure en tout cas que l’équilibre sera tenu : protéger ceux qui manifestent, intervenir contre ceux qui cassent. La journée dira si ses craintes se vérifient ou si son dispositif suffit.

Mardi, la préfecture joue une partition à deux voix : laisser manifester, empêcher de casser. C’est le nombre de casseurs, bien plus que celui des lycéens, qui dira si le pari est tenu. Pour changer d’air, savez-vous que le poisson pané du vendredi n’a jamais été un ordre de l’Église ? Et si un orage vous inquiète plus qu’un cortège, ces 5 gestes au jardin évitent des semaines de dégâts.

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