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« J’ai commencé à le frapper encore et encore » : cette Australienne repousse un requin à mains nues

Publié par Elsa Fanjul le 01 Sep 2026 à 7:10

Elle nageait tranquillement quand tout a basculé en quelques secondes. Une masse grise a surgi sous elle, et l’Australienne a compris qu’il ne fallait pas hésiter. Son récit, glaçant et précis, révèle exactement ce qu’il faut faire quand un requin passe à l’attaque.

Femme dans l'eau turquoise regardant la surface avec inquiétude

Une baignade qui tourne au cauchemar

Tout a commencé comme une sortie en mer banale, au large des côtes australiennes. L’eau était claire, la journée semblait paisible. Puis, sans prévenir, le requin a foncé vers elle.

« Je l’ai senti avant de le voir », raconte-t-elle au Parisien. En une fraction de seconde, l’animal s’est retrouvé collé à son corps, mâchoires prêtes à se refermer.

Beaucoup, dans cette situation, se figent. Elle, non. Son cerveau a basculé en mode survie et ses bras se sont mis en mouvement avant même qu’elle ne réfléchisse.

Ce genre de rencontre reste rare, mais elle rappelle que les attaques de requins en Australie ne sont jamais totalement anecdotiques.

« Je l’ai frappé encore et encore »

C’est la phrase qui résume toute l’histoire. Face au prédateur, elle n’a pas cherché à fuir, elle a attaqué la première.

« J’ai commencé à le frapper encore et encore », confie-t-elle, encore marquée par l’intensité du moment. Chaque coup était porté avec l’énergie de la peur et de l’instinct de survie.

Elle visait la tête, la zone la plus sensible de l’animal. Un choix qui, sans qu’elle le sache à ce moment précis, correspond exactement à ce que recommandent les spécialistes.

Le requin, surpris par cette résistance inattendue, a fini par lâcher prise et disparaître dans les profondeurs. Une issue que peu de victimes connaissent.

Aileron de requin près d'une nageuse en pleine action

Pourquoi frapper fort fonctionne (presque) toujours

Les experts en comportement animal sont unanimes sur ce point précis. Un requin qui mord n’est pas un prédateur acharné comme on l’imagine souvent au cinéma.

La plupart des attaques sont des morsures exploratoires ou des erreurs d’identification. L’animal teste, puis évalue si la proie mérite d’être poursuivie.

C’est là que la riposte change tout. Un coup sec sur le museau, les yeux ou les branchies envoie un signal de douleur immédiate que l’animal associe au danger.

Ce réflexe a déjà sauvé d’autres vies dans des circonstances tout aussi extrêmes. Un triathlète attaqué par un alligator en Caroline du Sud avait suivi exactement la même logique en enfonçant son pouce dans l’œil du reptile.

Les zones à viser quand il n’y a plus le choix

Les secouristes et biologistes marins insistent tous sur les mêmes points sensibles à privilégier en cas d’urgence absolue.

Le museau arrive en tête de liste. C’est une zone bourrée de terminaisons nerveuses, capable de déclencher une réaction de fuite immédiate chez le requin.

Les yeux suivent logiquement. Aveugler momentanément l’animal, même quelques secondes, suffit souvent à créer l’ouverture nécessaire pour s’échapper.

Les branchies, enfin, sont vitales pour sa respiration. Un coup porté là peut provoquer une douleur suffisamment forte pour le faire abandonner l’attaque.

Plage australienne déserte avec panneau d'avertissement au coucher du soleil

Des histoires qui se répètent partout dans le monde

Cette Australienne n’est pas un cas isolé. D’autres victimes ont raconté des scènes similaires, où la riposte physique a fait toute la différence.

Un surfeur attaqué par un requin a lui aussi refusé de lâcher prise et s’en est sorti vivant grâce à une résistance acharnée. Même logique, même instinct de survie.

Ailleurs, un garçon de 12 ans mordu aux Bahamas a survécu grâce à l’intervention rapide de son frère. Chaque récit confirme la même vérité : rester passif est souvent le pire choix possible.

Ces témoignages se multiplient à mesure que les autorités recensent davantage d’incidents. Une carte officielle des zones à risque dans le monde montre que certaines plages concentrent statistiquement plus de rencontres avec ces prédateurs.

Ce que cette histoire change dans les recommandations

Les autorités australiennes utilisent régulièrement des témoignages comme celui-ci pour sensibiliser les baigneurs et les surfeurs aux bons réflexes.

Loin de l’image du prédateur invincible, le requin reste un animal qui évite le combat quand il perçoit un vrai danger pour lui-même.

Cette Australienne l’a prouvé sans le savoir en appliquant, dans la panique, exactement les gestes recommandés par les spécialistes du monde entier.

Son témoignage rejoint désormais la longue liste de récits qui rappellent une évidence trop souvent oubliée : face à un requin, la meilleure défense reste parfois l’attaque.

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