« Un ange à nos côtés » : à 70 ans, perdu près d’un volcan, il est retrouvé par une chienne de 3 ans

Une voiture retrouvée sans son conducteur, un volcan à perte de vue, un homme de 70 ans qui ne rentre pas. À Hawaï, les secours ont fini par miser sur un renfort à quatre pattes. Selon le média People, c’est une chienne de 3 ans, Trina, qui a fait la différence, et un petit geste de sa part a ému tout le monde.
Un habitué du volcan, une voiture vide et plus de 24 heures sans nouvelles
Selon People, repris par Paris Match, David Arai, Américain de 70 ans, a été porté disparu pendant plus d’une journée dans le parc national des volcans d’Hawaï. Il connaissait pourtant la région. Ce n’était pas un touriste en tongs.
Il était parti pour une randonnée, puis ne serait jamais rentré. Son fils a expliqué qu’il partait rarement seul sur des sentiers qu’il ne connaissait pas, ce qui rend l’égarement encore plus troublant.
La police a ouvert une enquête et classé la disparition comme inquiétante. Elle jugeait David Arai « en danger ». Pour une personne âgée, seule, loin de tout, chaque heure qui passe pèse lourd.
Les autorités ont d’abord localisé son véhicule. C’est un indice précieux, mais un indice muet : il dit où l’homme s’est garé, pas où il a marché ni dans quelle direction. Et dans un décor de relief volcanique, des buissons et des sentiers difficiles, une silhouette immobile peut se fondre dans le paysage.
Ce n’est pas la première fois qu’un animal change le cours d’une disparition : ce chien retrouvé après 12 ans en pleine tempête grâce à sa puce électronique en est un autre exemple saisissant.
Reste que, ici, la technologie et la voiture n’ont pas suffi. Les secours ont dû changer de méthode, et c’est là que le récit prend un tournant.
Hélicoptère des pompiers, puis renfort à quatre pattes : la décision qui a tout changé
Premier réflexe : le ciel. Une recherche aérienne a été lancée avec un hélicoptère des pompiers. Vu d’en haut, le parc offre de grands espaces à balayer, mais aussi une végétation qui cache aussi bien qu’elle protège.
Les autorités ont alors pris une décision déterminante : faire appel à Trina. Cette chienne de race labrador a seulement 3 ans, mais elle n’est pas une débutante. Selon la source, elle est « dressée pour retrouver des personnes vivantes ».
Son CV impressionne : elle a déjà participé à la recherche d’enfants disparus sur l’île. Autrement dit, elle sait ce qu’est une mission où il faut aller vite et où l’on cherche quelqu’un en vie. Son outil, c’est le flair, bien plus fin que n’importe quelle paire d’yeux.
Elle n’intervient pas seule. Elle est accompagnée de son maître-chien, l’agent Christopher Ross, qui connaît ses réactions et lit son comportement. Entre eux, le duo fonctionne comme une seule équipe : l’un suit la piste, l’autre interprète.
La même logique se retrouve ailleurs dans le monde : ces 120 chiens venus de 12 pays qui fouillent des décombres avec leur seul flair montrent à quel point cet odorat reste irremplaçable.
Sur le sentier, la mission a pris quelques heures. Puis la chienne a fini par localiser le septuagénaire grâce à son odorat. Il s’était égaré à environ trois kilomètres de son véhicule, loin des regards.
Mais la façon dont il a été retrouvé, elle, mérite qu’on s’y arrête.

Une tête dans les buissons, une main léchée : la scène que le maître-chien n’oubliera pas
Pour comprendre à quel point l’équipe a eu du flair, il faut écouter Christopher Ross. Il décrit des « conditions vraiment difficiles sur ce sentier ». Puis il raconte le moment de la découverte avec une précision frappante.
« La première chose que j’ai remarquée, c’est le haut de sa tête », dit-il. David Arai était un peu à l’écart du sentier, dans les buissons, presque allongé sur le dos. Sans la chienne, on aurait pu passer à côté sans le voir.
Les secouristes se sont approchés pour s’assurer qu’il allait bien. C’est là qu’intervient le geste qui a marqué tout le monde. Quand Trina est arrivée à côté de lui, elle lui a léché la main.
Selon le policier, c’était sa façon de lui faire comprendre qu’on l’avait trouvé et qu’il était sain et sauf. Pas d’aboiement triomphant, pas de grand spectacle : une présence douce, après plus d’une journée passée à attendre des secours.
David Arai a ensuite été transporté au centre médical Hilo Benioff. Il y a été surveillé et traité pour déshydratation et hypothermie. Le bilan reste heureux : il était affaibli, mais vivant.
Dans une histoire de disparition, on guette toujours l’issue qu’on redoute. Ici, le dénouement tient en quelques mots : un homme retrouvé, une chienne qui le rassure, des secours soulagés. Et la scène ne s’arrête pas à l’hôpital.
Une reconnaissance qui pourrait finir en adoption
Après le sauvetage, le fils de David Arai, Kaohe, a fait savoir que son père était « extrêmement reconnaissant » envers les autorités, dont l’unité canine et Trina. Pas seulement poli : touché, visiblement.
« Il a dit qu’il était tombé amoureux de ce chien », a-t-il ajouté. Il a même confié que le septuagénaire aimerait l’adopter. Reste à voir si ce souhait deviendra réalité, la source ne le dit pas.
Ce qui est sûr, c’est que Trina n’est pas un animal de compagnie ordinaire, mais une chienne de travail, engagée auprès des forces de l’ordre. Sa mission, ce sont les recherches, pas les balades. Adopter un tel chien soulève forcément des questions pratiques que l’article ne tranche pas.
Du côté de son maître-chien, l’émotion est tout aussi forte. « Je ne trouve pas les mots pour décrire ça. Avoir ce chien est une véritable bénédiction. Vraiment », a déclaré Christopher Ross. Sa dernière pensée avant de s’endormir, dit-il : « un ange à nos côtés ».
Ce type d’histoire rappelle aussi à quel point le lien entre l’humain et l’animal peut sauver des vies. Ce chiot de 2 kg abandonné dans des toilettes a lui aussi survécu contre toute attente.
Et quand ce lien se tisse dans un cadre plus chaleureux, cela donne parfois des adoptions inattendues, comme ce chaton abandonné devenu la mascotte des pompiers de Bassens.
Dernier détail à surveiller : le fils parle d’un souhait, pas d’une décision. Si une adoption se concrétise, ce sera sans doute la plus belle suite possible à cette histoire.
Un homme de 70 ans, un volcan, et une chienne de 3 ans qui prouve qu’un bon nez vaut parfois mieux qu’un hélicoptère. Reste une question : quels autres exploits discrets se cachent derrière les héros du quotidien ? Pour cette Chinoise de 71 ans qui sauve un inconnu de la noyade avant de disparaître sans un mot, la modestie était déjà une seconde nature.
Et si vous croyez que les animaux rares n’ont plus de secrets, ce serpent revu pour la première fois depuis plus de 150 ans vous réserve une sacrée surprise.