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Carburant : le prix repasse au-dessus de 2 euros dans 18,5% des stations françaises

Publié par Mathieu le 25 Août 2026 à 17:02
Pompe à essence affichant un prix élevé au litre

Tu pensais avoir passé le pire à la pompe ? Mauvaise nouvelle. Après une accalmie début juillet, le gazole et le sans-plomb 95-E10 viennent de repasser la barre symbolique des 2 euros le litre dans une large partie du réseau français. Une hausse que personne n’avait vraiment anticipée, et qui pourrait bien gâcher la fin de l’été de millions d’automobilistes.

Un rebond que personne n’avait vu venir

Début juillet, l’espoir était pourtant permis. Le gazole et le SP95-E10 flirtaient tous les deux avec les 1,87 euro le litre en moyenne sur le territoire, un point bas qui donnait un peu d’air aux budgets déjà tendus par l’inflation. On pensait la tendance installée, voire amenée à se prolonger jusqu’à la rentrée. C’était sans compter sur un contexte international qui n’a rien d’un allié pour les automobilistes français.

Le conflit au Moyen-Orient continue de peser sur les marchés pétroliers mondiaux, et l’Europe assume toujours les conséquences des sanctions imposées à la Russie depuis l’invasion de l’Ukraine, notamment les restrictions sur les exportations d’hydrocarbures. Un problème d’autant plus sensible que la France importe la moitié de son gazole.

Ajoutez à cela des tensions d’approvisionnement classiques de la route des vacances, et vous obtenez la recette parfaite d’un été noir pour les stations-service comme pour les conducteurs.

Un scénario qui rappelle d’ailleurs d’autres épisodes de tension récents, quand le conflit entre Israël et l’Iran avait déjà fait grimper les prix sans prévenir personne.

Les vrais chiffres derrière la flambée

Concrètement, à quoi ressemble cette nouvelle hausse ? Selon les dernières données de Carbu.com, rapportées par BFMTV, le gazole s’affiche désormais à 2,247 euros le litre en moyenne, et le SP95-E10 à 2,024 euros. Deux seuils psychologiques franchis en l’espace de quelques semaines seulement.

Le ministère de l’Économie confirme la tendance avec un chiffre précis : 18,5% du réseau national affiche désormais des prix au-dessus des 2 euros, soit environ 1 842 stations sur les quelque 10 000 que compte le pays. Presque une station sur cinq où faire le plein devient franchement plus salé.

Le plus frustrant, c’est que des dispositifs existaient justement pour éviter ce genre de rechute. La grande distribution avait multiplié les opérations à prix coûtant, TotalEnergies avait mis en place un plafonnement pour ses abonnés, et l’État avait débloqué une aide spécifique pour les grands rouleurs. Autant de garde-fous qui n’ont visiblement pas suffi face à la pression internationale.

Automobiliste inquiet faisant le plein d'essence

Ce qu’il reste à faire avant la fin du mois

Bonne nouvelle malgré tout : l’aide gouvernementale pour les grands rouleurs reste accessible jusqu’à la fin du mois d’août, et le gouvernement envisage même de la reconduire dans les semaines à venir. Un coup de pouce à ne surtout pas laisser filer si vous roulez beaucoup pour le travail.

Autre point rassurant : tout le territoire n’est pas logé à la même enseigne. Certaines stations continuent d’afficher des prix sous la barre des 2 euros, notamment celles pratiquant encore la vente à prix coûtant. Repérer ces enseignes avant de partir en vacances ou de faire le plein hebdomadaire peut faire une vraie différence sur le budget mensuel.

Reste que la trajectoire inquiète. Entre les tensions géopolitiques qui perdurent et une dépendance structurelle aux importations, difficile d’imaginer un retour rapide sous les 1,90 euro observés en juillet. Certains automobilistes se tournent déjà vers des alternatives comme la conversion à l’éthanol, une solution qui permet de payer sensiblement moins cher à chaque plein. Un pari sur l’avenir, à l’heure où même les prévisions les plus optimistes peinent à convaincre.

Deux euros le litre, ce n’était censé être qu’un mauvais souvenir de l’hiver. Le voilà de retour, et cette fois personne ne l’avait vu venir. La question n’est plus de savoir si les prix vont encore bouger, mais jusqu’où ils vont grimper avant la rentrée.

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