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Cette analyste financière jure que laisser le chauffage à 19 °C vous ferait économiser 38 € par mois

Publié par Ambre Détoit le 13 Oct 2026 à 0:51
Main réglant un thermostat mural dans un salon cosy

Il fait encore doux, mais l’heure de rallumer le chauffage approche, et ta main hésite déjà devant le thermostat. Couper complètement l’installation pour économiser, c’est le réflexe de millions de foyers. Une analyste financière affirme pourtant que ce réflexe te coûterait de l’argent, et elle avance un chiffre mensuel précis. On t’explique son raisonnement, et surtout ses limites.

Éteindre le chauffage en journée : le réflexe de millions de foyers sous la loupe

Chaque année, c’est le même scénario. Les températures restent douces, on repousse l’échéance, puis il faut bien relancer la chaudière. Et avec le prix de l’énergie, beaucoup de Français surveillent leur consommation comme le lait sur le feu.

Les combines ne manquent pas. Certains ne chauffent que la pièce occupée, d’autres programment des plages horaires précises, d’autres encore baissent le thermostat au maximum ou se lancent dans des travaux d’isolation. Chacun son système, chacun sa théorie.

Sur ce terrain, Natalia Lara, analyste financière, a pris la parole sur ses réseaux sociaux. Son message tient en une phrase : maintenir le chauffage allumé à 19 degrés serait plus malin que de l’éteindre. L’idée heurte le bon sens, puisqu’un radiateur éteint ne consomme strictement rien.

Le problème, c’est que le bon sens a parfois des angles morts. Pour bien situer le débat, jette d’abord un œil aux températures pièce par pièce que recommande l’Ademe : elles donnent le cadre dans lequel tout ce calcul se joue.

Alors, que se passe-t-il vraiment dans ton logement quand tu coupes tout en partant le matin ? C’est là que le raisonnement de l’analyste devient intéressant.

12 ou 13 degrés au retour du travail : la remontée qui pèserait lourd

Imagine la scène. Tu pars travailler, tu éteins le chauffage, et la journée s’écoule dans un logement vide. Selon Natalia Lara, la température peut alors descendre jusqu’à 12 ou 13 degrés, surtout si personne n’est là pour la maintenir.

Le soir, tu rentres et tu relances. La chaudière ou le système de chauffage doit alors faire grimper le logement de 12 ou 13 degrés jusqu’à 20 ou 21 degrés. Et pour y arriver, il tourne à pleine puissance, sans pouvoir ralentir.

C’est cet effort, d’après elle, qui alourdit la facture. Elle estime que la consommation pourrait être multipliée par trois pendant environ deux heures. Elle va même plus loin : ce coup de collier équivaudrait à plusieurs jours de chauffage fonctionnant de façon stable.

Avant de prendre ces chiffres pour argent comptant, il faut les confronter aux repères officiels. Ils existent, par exemple avec cette astuce validée par l’ADEME sur le thermostat, qui promet jusqu’à 30 % d’économies. Les deux messages ne disent pas forcément la même chose, et on y revient.

À l’inverse, quand le chauffage reste allumé à une température constante, le système n’a plus que les petites déperditions de chaleur à compenser. Il travaille doucement, sans effort ni pic de consommation. Et le résultat, d’après les calculs de Natalia Lara, tiendrait en un chiffre : environ 38 euros d’économies par mois.

Reste une question : pour qui ce calcul fonctionne-t-il vraiment ?

Radiateur blanc sous une fenêtre dans un appartement ancien

Logements anciens, mal isolés : là où l’argument de l’analyste frappe le plus fort

La question de savoir quand couper n’est pas tranchée par un seul message sur les réseaux. Le repère simple pour savoir quand éteindre en avril montre d’ailleurs que le bouton « off » garde sa place, mais au bon moment.

Le détail décisif de Natalia Lara, le voici : l’effet serait surtout marqué dans les logements anciens ou mal isolés. Ces habitations perdent leur chaleur très vite, donc la chute de température y est rapide et la remontée coûte cher.

Attention au contresens. Elle ne dit pas de laisser tourner le chauffage à fond toute la journée. Il s’agit de choisir une température raisonnable, autour de 19 degrés, et de s’y tenir, sans la pousser pour compenser.

Son idée se résume donc ainsi : une température stable plutôt que des montagnes russes. Dans sa logique, c’est la clé d’une facture allégée, parce que le système ne fournit jamais d’effort massif d’un coup.

Et la coupure en cas d’absence ? Le texte dont s’inspire ce raisonnement rappelle lui-même que couper l’installation reste une option pendant une période d’absence. Les deux conseils ne s’opposent donc pas forcément : tout semble dépendre de la durée de l’absence et de l’état d’isolation du logement.

Ce que ça change pour ta facture dès les premiers froids

Concrètement, retiens que les 38 euros par mois sont un calcul avancé par Natalia Lara, pas un barème officiel. Ton chiffre dépendra de ton logement, de ton système de chauffage et de tes horaires. Mais l’idée de fond mérite un test, surtout si tu vis dans un logement ancien.

Si tu veux tenter l’expérience, le principe est simple : fixer un thermostat autour de 19 degrés, plutôt que de jouer entre « éteint » et « à fond ». Observe ensuite ta consommation sur quelques semaines avant de conclure quoi que ce soit.

Autre point à surveiller : les fuites de chaleur qui forcent le chauffage à compenser en permanence. Les coffres de volets roulants invisibles qui font exploser les factures en sont un exemple frappant, et ils ruinent n’importe quelle stratégie de température.

Enfin, côté budget, rien n’oblige à tout porter seul. Entre le chèque énergie, les aides locales et les primes des fournisseurs, le chauffage peut aussi te rapporter quelque chose cet hiver.

Le vrai sujet n’est donc pas « allumé ou éteint », mais « combien d’efforts demandes-tu à ton installation ». Et sur ce point, la discussion ne fait que commencer.

Éteindre pour économiser n’est peut-être pas la bonne affaire : c’est une température stable à 19 degrés qui ferait la différence. Et si tu crois que tout a été dit sur la facture de chauffage, cette femme qui vit sans chauffage depuis 3 ans va te surprendre. Quant à ceux dont la facture a explosé, cette famille de quatre dans un conteneur de 48 m² raconte un cauchemar bien réel.

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