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Facture de chauffage : cette astuce validée par l’ADEME permet d’économiser jusqu’à 30 %

Publié par Killian Ravon le 28 Jan 2026 à 11:08

Entre confort et dépenses, la frontière devient vite floue quand l’hiver s’installe. Or, selon l’ADEME, un simple réglage suffit souvent à reprendre la main sur sa consommation… sans vivre en doudoune.

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Thermostat ADEME réglé à 19°C dans un salon en hiver, pour réduire la consommation de chauffage.
En réglant la consigne à 19°C et en programmant les baisses la nuit, on peut alléger nettement la facture de chauffage.

Encore faut-il comprendre pourquoi certains foyers ont froid à 20°C, et pourquoi d’autres surchauffent sans s’en rendre compte.

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Quand l’hiver s’installe, chaque degré compte sur la facture. Crédit : Ismael zniber.
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Pourquoi le chauffage fait si vite grimper la note

Dans un logement, le chauffage pèse lourd, très lourd. L’ADEME rappelle qu’il représente environ 66 % des dépenses énergétiques d’un foyer, loin devant les autres usages.

Autrement dit, quand la facture devient “astronomique”, ce n’est pas seulement une impression. C’est souvent le signe que la chaleur produite n’est pas utilisée au bon endroit, au bon moment, ou qu’elle s’échappe par les points faibles du logement. Et c’est là que le débat éternel revient chaque soir d’hiver. Faut-il monter le chauffage “pour être bien” ? Ou serrer les dents au nom des économies ? La réalité se situe entre les deux. Car on peut viser le confort sans gaspiller, à condition de piloter la température comme on pilote sa consommation d’essence : avec une consigne claire, et des variations intelligentes.

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Le piège le plus courant : chauffer “au ressenti” au lieu de chauffer “au besoin”

Beaucoup de foyers règlent le chauffage à l’instinct. On a froid, on monte. On a chaud, on baisse. Le souci, c’est que l’inertie d’un logement brouille tout. Murs, sols, humidité, courants d’air, ensoleillement : tout influe sur le ressenti. Résultat, on croit “gagner du confort” en ajoutant un degré. Mais on déclenche surtout une consommation supplémentaire, parfois durable, parce que le système doit ensuite maintenir ce nouveau niveau. Et comme l’ADEME le résume clairement, baisser la température de consigne d’1°C permet en moyenne d’économiser 7 % sur la facture de chauffage. Ce chiffre paraît abstrait, jusqu’à ce qu’on fasse le calcul sur une saison entière.

Thermostat.

Le réglage ADEME qui change tout… et que beaucoup repoussent

C’est ici que l’ADEME pose une recommandation simple, mais souvent mal acceptée. Dans les pièces de vie occupées, la température de référence à viser reste 19°C. Pas 21°C “par habitude”. Pas 23°C “parce qu’on aime la chaleur”. 19°C, avec des vêtements d’intérieur adaptés.

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Et c’est là que l’économie devient spectaculaire. Si un foyer a pris l’habitude de chauffer à 23°C, revenir à 19°C représente 4 degrés d’écart. Or, avec une estimation moyenne de 7 % par degré, on approche mécaniquement les 28 % d’économies, ce qui explique pourquoi on parle souvent d’un gain “proche de 30 %” dans les logements les plus énergivores. L’idée n’est pas de “vivre dans le froid”. L’idée est de se rapprocher d’une zone de confort réaliste, puis d’ajuster autrement ce qui donne la sensation de bien-être : l’humidité, les courants d’air, et la gestion pièce par pièce.

La nuit, l’absence, et la vraie méthode pour ne pas “surconsommer au redémarrage”

Autre erreur fréquente : croire qu’il faut maintenir la même température en permanence. En réalité, c’est la modulation qui fait la différence. Selon les recommandations de l’ADEME, quand une pièce n’est pas occupée, on peut descendre autour de 16 à 17°C.

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Et pour les chambres, l’objectif n’est pas d’avoir “chaud”, mais de dormir dans de bonnes conditions. L’ADEME rappelle qu’une chambre trop chauffée n’aide pas le sommeil, et situe des repères plus bas que ce que beaucoup imaginent. En revanche, couper totalement sur une courte absence peut se retourner contre vous. Si les murs refroidissent, il faudra ensuite beaucoup d’énergie pour remonter l’inertie. L’approche la plus efficace reste donc une baisse ciblée, pas un arrêt brutal, sauf en absence prolongée.

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Il existe des astuces pour économiser de l’argent sur la facture de chauffage.

Les “degrés gratuits” qu’on oublie : soleil, volets, et petites fuites

Même avec un thermostat bien réglé, tout ne se joue pas sur l’écran du boîtier. Le chauffage le moins cher reste celui qu’on n’active pas. L’ADEME insiste sur la logique des apports gratuits : soleil en journée, cuisson, appareils électriques, présence humaine. Et elle rappelle aussi l’intérêt de fermer volets et rideaux dès la tombée du jour pour limiter les déperditions.

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Ce geste paraît banal. Pourtant, il évite de “chauffer l’extérieur” pendant des heures. À l’inverse, si l’air entre par des fuites, le ressenti s’effondre. Beaucoup de personnes montent alors le chauffage, alors que le vrai problème vient d’infiltrations d’air, ou d’une humidité trop élevée. L’ADEME rappelle d’ailleurs que le ressenti dépend aussi de la température des parois : un mur froid peut donner une sensation de froid même si l’air est à 20°C. C’est aussi pour cela que le fameux “19°C” peut sembler difficile dans une température de passoire thermique. Le thermostat ne compense pas une mauvaise enveloppe, il la révèle.

October 5, 2010 David Poindexter with Veterans Green Jobs, puts moisture barrier and insulation into the crawl space of Maxine Champion’s Lakewood, Colorado home Tuesday October 5th, 2010. ( Photo by Dennis Schroeder/ NREL)

L’entretien : le détail obligatoire que beaucoup découvrent trop tard

On parle souvent de réglages, rarement de maintenance. Pourtant, un système mal entretenu consomme plus et chauffe moins bien. En France, l’entretien annuel d’une chaudière est encadré. Service-public.fr rappelle que l’entretien est obligatoire chaque année pour de nombreux types de chaudières (et certains équipements de chauffage), avec des règles précises. Et côté radiateurs, un réseau mal purgé ou mal équilibré peut créer des pièces “tièdes” et pousser à surchauffer ailleurs. L’objectif est simple : obtenir la température voulue, sans effort et sans surconsommation.

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Les têtes thermostatiques permettent d’ajuster la température pièce par pièce. Crédit : T.Voekler.

La technologie pour tenir la consigne sans y penser

Dernier point, et il est décisif. Beaucoup de foyers savent ce qu’il faudrait faire… mais n’y arrivent pas au quotidien. On oublie de baisser en partant. Et on laisse la nuit trop haut. On chauffe des pièces vides. C’est exactement le rôle d’un thermostat programmable, ou connecté, qui permet de caler des plages horaires stables : confort quand on est là, éco quand on dort ou quand on s’absente.

L’ADEME rappelle aussi qu’un décret (n° 2023-444) rendra obligatoire, à partir du 1er janvier 2027, la présence d’un système de régulation automatique de la température dans les logements, pour mieux adapter le chauffage aux besoins. Ce n’est pas un gadget. C’est une discipline automatisée. Et c’est souvent ce qui manque pour transformer une bonne intention en vraie économie, mois après mois.

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Les repères simples à retenir, sans se compliquer la vie

Si vous ne deviez garder qu’une logique, ce serait celle-ci. 19°C dans les pièces de vie quand elles sont occupées. 16 à 17°C quand les pièces sont inoccupées. Et une baisse la nuit, surtout dans les chambres, pour éviter de payer du confort… que personne ne “consomme” vraiment en dormant. Ensuite, on renforce le confort autrement. On traque les courants d’air. On laisse entrer le soleil. Ainsi on ferme volets et rideaux au bon moment. Et on s’assure que l’installation fonctionne correctement.

L’économie la plus rapide commence par un chiffre… et une habitude

On cherche souvent la solution dans de gros travaux ou un nouveau chauffage. Pourtant, la première marche reste parfois la plus rentable. Une température de consigne cohérente, tenue dans le temps, peut suffire à faire fondre la facture, surtout dans les foyers qui surchauffent sans s’en rendre compte. Et si l’idée de “baisser” semble inconfortable, c’est souvent parce qu’on confond chaleur et bien-être. En réalité, le confort vient aussi d’un air moins humide, de parois moins froides, et d’un logement qui garde ses degrés. Le thermostat n’est pas un ennemi. C’est un pilote. Et quand il est bien réglé, il peut réellement rapprocher votre facture… de quelque chose de beaucoup plus terrestre.

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