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En Gironde, un conducteur de 21 ans flashé à 190 km/h voit son permis probatoire invalidé et sa voiture saisie

Publié par Elsa Lepic le 22 Sep 2026 à 11:48
Radar de gendarmerie sur route départementale au coucher du soleil

Une semaine. C’est le temps qu’il a fallu à un jeune conducteur girondin pour passer du rêve de sa nouvelle voiture au cauchemar administratif. Vendredi 18 septembre, en pleine après-midi, son Audi A3 flambant neuve a été flashée à une vitesse qui dépasse largement l’entendement pour un permis probatoire. La sanction, elle, est tombée en quelques secondes.

Un contrôle qui tourne au fiasco sur la route girondine

Ce vendredi 18 septembre, vers 17 heures, les gendarmes de la brigade motorisée de Lesparre-Médoc surveillent la départementale D1215, sur la commune de Saint-Laurent-Médoc. Ce tronçon, comme beaucoup d’axes secondaires, réclame une vigilance particulière, surtout pour les conducteurs récemment sortis de l’école de conduite.

Un jeune homme de 21 ans passe alors devant le radar au volant de son Audi A3, achetée tout juste une semaine plus tôt. Le compteur affiche 190 km/h, un chiffre vertigineux sur une route où même les conducteurs confirmés doivent se limiter à 110 km/h.

Pour lui, titulaire d’un permis probatoire, la limite tombait à 100 km/h. L’écart est colossal : 90 km/h au-dessus de la vitesse maximale qui lui était applicable, selon les informations rapportées par Ici Gironde. Les motocyclistes de la gendarmerie interceptent le véhicule dans la foulée, avant que la situation ne devienne encore plus périlleuse pour cet automobiliste et pour les autres usagers de la route.

Permis retiré sur-le-champ, voiture direction la fourrière

La sanction ne s’est pas fait attendre. Sur place, les gendarmes retirent immédiatement le permis de conduire du jeune homme, une procédure classique en cas d’excès de vitesse aussi massif. Mais la punition ne s’arrête pas là pour l’automobiliste, qui découvre les conséquences concrètes de son geste.

Son Audi A3, achetée à peine sept jours plus tôt, est saisie et placée en fourrière pour une durée initiale d’une semaine. La note, elle, est entièrement à sa charge. Une addition salée qui vient s’ajouter à la déconvenue de voir sa voiture neuve immobilisée avant même d’avoir pu en profiter, un scénario qui rappelle d’autres histoires où les frais liés à une voiture s’accumulent plus vite que prévu.

Mais l’affaire administrative n’est que le début. Le dossier judiciaire, lui, promet d’être bien plus lourd pour ce jeune conducteur pressé.

Voiture chargée sur une dépanneuse en campagne

Le tribunal et le permis à zéro : la double peine

Au-delà de la sanction immédiate, le jeune homme sera convoqué devant le tribunal judiciaire de Bordeaux. Un excès de vitesse de 90 km/h au-dessus de la limite autorisée est en effet considéré comme une infraction majeure, passible de 3 750 euros d’amende. Le juge peut également prononcer une suspension de permis pouvant aller jusqu’à trois ans.

Sur le plan administratif, la sanction est encore plus radicale. L’infraction entraîne le retrait de six points sur son permis probatoire, un capital déjà réduit par nature pour les jeunes conducteurs. Résultat : son solde tombe à zéro, ce qui provoque l’invalidation pure et simple de son titre de conduite.

Concrètement, cela signifie qu’il devra repasser l’intégralité des épreuves, code et conduite comprises, s’il souhaite un jour reprendre le volant. Une punition qui rappelle que le permis probatoire ne laisse aucune marge d’erreur, contrairement à ce que pensent parfois les nouveaux conducteurs pressés d’en finir avec leurs restrictions.

Une voiture neuve, une semaine de liberté, et voilà tout repris en un seul contrôle radar. L’histoire de cet automobiliste girondin résume à elle seule pourquoi le permis probatoire existe : pour éviter que l’euphorie d’un achat ne se transforme en année blanche sur les routes. La question reste entière : combien de jeunes conducteurs prennent encore ce risque chaque semaine, quelque part en France ?

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