Un SUV blindé à 930 000 € inspiré de GTA débarque à Miami avec un vrai siège éjectable

Un client richissime a demandé au constructeur letton Dartz une pièce unique : la réplique grandeur nature de la HVY Nightshark, l’un des SUV les plus redoutés de Grand Theft Auto Online. La facture annoncée dépasse les 930 000 €. Mais le détail qui fait basculer ce projet dans l’irréel, ce n’est pas le prix.
Quand un pixel de GTA devient un vrai SUV blindé
Voir une voiture de GTA débouler dans la vraie vie n’est plus un fantasme de joueur. Un client fortuné a commandé à Dartz, spécialiste letton des SUV blindés basé à Riga, une version réelle de la Nightshark apparue dans Grand Theft Auto Online en 2017 lors de la mise à jour Gunrunning.
Le budget tourne autour du million de dollars, soit environ 930 000 €. Ce genre de commande sur-mesure rappelle d’ailleurs à quel point la frontière entre jeux vidéo et objets réels s’amincit, un peu comme la future PS6 dopée à l’intelligence artificielle qui promet de brouiller encore les repères entre virtuel et concret.
Le nom officiel du futur SUV n’est pas encore public. La révélation est prévue le 19 novembre 2026 à Miami, le même jour que la sortie de Grand Theft Auto VI. Un timing qui ne doit rien au hasard et qui devrait renforcer le mythe de cette réplique, dans un pays où même certains véhicules seront interdits de circulation dès 2026.
Le secret caché derrière le pare-brise épais de la Nightshark
La HVY Nightshark du jeu n’est pas née de rien. Elle s’inspire du Prombron blindé de Dartz, aperçu dans le film The Dictator avec Sacha Baron Cohen. Aujourd’hui, la marque referme la boucle en recréant un SUV du jeu à partir de son propre modèle.
Le fondateur de Dartz, Leonard Yankelovich, raconte une anecdote savoureuse au site The Autopian : le montant de pare-brise anormalement épais visible dans le jeu vient d’une vitre fissurée pendant le tournage, camouflée à la va-vite. Les designers de Rockstar Games ont copié ce détail à la lettre, alors qu’il n’existait que sur cette voiture précise, ensuite offerte au prince Albert II de Monaco.
La base technique du futur SUV s’appuie sur un châssis GMT 825 de pick-up General Motors, allongé d’environ 40 cm.
La carrosserie mise sur des panneaux en fibre de carbone blindée : une porte qui pesait 400 kg sur un ancien Prombron chute à environ 10 kg pour une protection comparable, une prouesse qui n’a rien à envier aux progrès du côté des véhicules high-tech actuels.
Sous le capot rugit un V8 AMG M156 de 6,2 litres, plus de 500 ch annoncés, et il vaudra mieux éviter le mauvais carburant pour un bloc pareil.

Le fameux siège éjectable, clou du spectacle
Ce projet flirte avec la démesure technologique, un peu comme certains projets pharaoniques du moment. Malgré son gabarit, ce SUV n’aura que trois places : l’arrière est entièrement dédié à un lounge de jeu vidéo pour une seule personne.
Il est construit autour d’un véritable siège éjectable issu d’un avion de chasse Lockheed Martin, avec harnais cinq points.
Selon Dartz, ce siège conserverait pour l’instant sa fonction d’éjection, un détail que l’auteur de The Autopian a interrogé sans obtenir de réponse claire sur ce qui se produirait en cas d’actionnement accidentel.
Le refinement d’un tel dispositif rappelle les ambitions folles de certains projets, jusqu’à la technologie de pointe la plus extrême de notre époque.
Chaque détail pousse le clin d’œil jusqu’au bout : la boucle du harnais reprend le fameux menu circulaire des armes du jeu, le fameux weapon wheel. Le cuir du siège affiche un relief marqué proche d’une peau exotique, et une sculpture de l’artiste Kostas Metaxas sert de support à un casque audio haut de gamme. Sans soutien officiel de Rockstar Games ni de Take-Two Interactive, ce projet reste une commande privée assumée jusqu’au bout.
Un pare-brise fissuré sur un tournage de comédie, transformé en signature stylistique culte d’un jeu vidéo, lui-même ressuscité en SUV blindé à siège éjectable : la boucle est bouclée, et elle donne le vertige. Reste à savoir si le commanditaire osera vraiment s’installer dans ce fauteuil un jour de mauvaise humeur.