Il se fait flasher à 173 km/h sur l’autoroute France-Espagne… et repasse 53 minutes plus tard à une vitesse encore plus folle

Se faire flasher une fois sur l’autoroute, c’est déjà un mauvais moment. Se faire flasher deux fois par le même radar en moins d’une heure, c’est entrer dans une autre dimension. Sur l’AP 7 entre la France et l’Espagne, un conducteur de Volkswagen Polo a réalisé cet exploit absurde — et la deuxième fois, il roulait encore plus vite.
AP 7 : l’autoroute où les radars ne chôment pas
L’AP 7 est l’un des axes les plus empruntés entre le sud de la France et la côte espagnole. Des millions de véhicules y circulent chaque année, entre vacanciers pressés et routiers au long cours. Les contrôles de vitesse y sont fréquents, notamment au niveau de Miami Platja, sur la commune de Mont-roig del Camp, au sud de Barcelone.
C’est précisément là que les Mossos d’Esquadra, la police catalane, ont mené l’opération qui a révélé cette histoire surréaliste. Le tronçon est limité à 120 km/h, une vitesse que certains conducteurs semblent considérer comme une vague recommandation plutôt qu’une obligation légale.
D’après le Diari de Tarragona, les agents avaient installé un dispositif radar fixe ce jour-là. Rien d’inhabituel sur cet axe. Sauf que la suite allait sortir de l’ordinaire, même pour des policiers habitués aux situations improbables.
173 km/h, puis 185 km/h : le même radar, le même conducteur
Premier passage : une Volkswagen Polo est enregistrée à 173 km/h. Soit 53 km/h au-dessus de la limite autorisée. Un excès massif, le genre d’infraction qui justifie une interception immédiate. Problème : les conditions de circulation à ce moment-là ont empêché les agents de prendre le véhicule en chasse.
L’affaire aurait pu en rester là, rangée dans la pile des PV envoyés par courrier. Mais 53 minutes plus tard, à 9 h 47 exactement, le même véhicule est réapparu. Même radar. Même portion d’autoroute. Les policiers n’en croyaient pas leurs yeux.
Cette fois, le compteur affichait 185 km/h. Douze kilomètres-heure de plus que lors du premier passage. Comme si le conducteur avait décidé, entre-temps, que 173 km/h n’était pas tout à fait suffisant. L’automobiliste avait visiblement fait demi-tour quelque part — peut-être pour faire le plein — avant de reprendre la route dans le même sens, pied au plancher.
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Pour les agents des Mossos, ce second passage a été une aubaine. Prévenus par le premier flash, ils étaient cette fois prêts. Le véhicule a été intercepté et le conducteur a écopé de deux verbalisations distinctes.

Deux PV, zéro explication : le mystère reste entier
Au-delà des sanctions financières — qui s’annoncent salées en Espagne pour de tels dépassements —, c’est la question du « pourquoi » qui fascine. Pourquoi revenir au même endroit, moins d’une heure après avoir été flashé ? Le conducteur ignorait-il qu’un radar l’avait enregistré ?
Avait-il oublié quelque chose sur la route ? Était-il pris dans une urgence ? Ou était-il simplement convaincu que la probabilité de se faire prendre deux fois au même point relevait de l’impossible ? Aucune explication officielle n’a filtré pour l’instant. Les Mossos d’Esquadra se sont contentés de relayer les faits, visiblement aussi amusés qu’incrédules.
Ce qui est certain, c’est que les grands excès de vitesse restent l’une des premières causes d’accidents mortels sur les autoroutes européennes. À 185 km/h, la distance de freinage dépasse les 300 mètres. Sur une Polo, un véhicule compact qui n’a rien d’un bolide de circuit, le moindre imprévu devient un scénario catastrophe.
En moins d’une heure, cet automobiliste anonyme aura réussi à transformer un simple trajet sur l’AP 7 en fait divers mémorable. La prochaine fois qu’il croisera un radar, il y a fort à parier qu’il y repensera — ou pas, qui sait. Certaines personnes ont un rapport très personnel avec les limitations de vitesse. La vraie question, c’est combien de temps ce genre de chance peut durer.