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4,91 kWh, 460 jours d’erreur, 14 500 euros de facture : le cauchemar de ce conducteur de Kia électrique

Publié par Elsa Lepic le 04 Sep 2026 à 13:48
Homme choqué devant facture sur smartphone près borne

Vous branchez votre voiture électrique, vous repartez une demi-heure plus tard, et vous vous attendez à payer quelques euros. C’est exactement ce qu’espérait cet automobiliste canadien propriétaire d’une Kia EV9. Sauf qu’un bug informatique a transformé sa recharge banale en cauchemar financier qui a duré plus d’un an.

Une recharge banale qui vire au cauchemar

En mai 2025, cet automobiliste canadien branche sa Kia EV9 à une borne rapide du réseau Hypercharge. Rien d’exceptionnel a priori : une recharge classique, censée durer une trentaine de minutes.

La quantité d’électricité injectée dans la batterie n’est que de 4,91 kilowattheures, un volume dérisoire qui aurait dû se traduire par une facture de quelques euros à peine. Ce genre de couac technique n’est pas si rare : un couple de retraités avait déjà vu une simple erreur de commande se transformer en gouffre financier de plusieurs milliers d’euros.

Alors que les constructeurs, de Kia à Porsche, misent tout sur l’électrique, ce genre d’incident jette une ombre sur la confiance des automobilistes envers les infrastructures de recharge. Car la facture finale n’aura, elle, rien eu de dérisoire.

Le bug qui a fait exploser la note

Le montant final donne le vertige : 22 000 dollars canadiens, soit environ 14 500 euros, pour une recharge qui n’avait duré qu’une demi-heure. La cause n’est pas une consommation électrique exceptionnelle, mais un problème technique bien plus retors.

Pendant la session, la borne perd sa connexion sans fil avec le serveur central de l’opérateur. Le système ne parvient donc jamais à enregistrer que la Kia a été débranchée par la suite.

Résultat : au lieu de facturer l’électricité réellement consommée, le logiciel applique un tarif fixe à l’heure, sans interruption, pendant plus de 460 jours. Ce type de dérive n’est pas propre à l’automobile : même les géants de la tech ont déjà vu une facture s’envoler à cause d’une simple erreur de configuration.

Ce n’est que le 25 août 2026 que la session erronée prend fin, plus d’un an après la recharge initiale. Un délai que même les défenseurs les plus zélés de la fiabilité des systèmes embarqués peineraient à justifier.

Câble de recharge électrique branché sur borne publique

Le détail qui aggrave tout

Comme pour d’autres factures qui donnent le tournis, le détail le plus troublant reste à venir. Sur le relevé transmis à l’automobiliste, la borne est explicitement signalée comme hors service.

Malgré cette mention, le système de facturation continue d’appliquer les frais correspondant à la session fantôme. Une administration qui facture alors qu’elle sait le service défaillant, ça rappelle d’autres dossiers ubuesques, comme celui de cette maison rasée puis facturée à son propriétaire.

Face à l’absurdité de la situation, le conducteur dépose une plainte officielle auprès de l’opérateur. Celui-ci finit par mettre fin manuellement à la session dans son propre système, stoppant l’hémorragie avant qu’elle n’atteigne des sommets plus vertigineux encore.

Cet épisode n’a rien d’isolé : en 2024 déjà, un autre propriétaire de véhicule électrique avait reçu une facture d’environ 14 000 euros après un incident similaire. Deux dossiers, deux continents, un même symptôme : la fragilité des systèmes de facturation censés accompagner la révolution électrique.

Trente minutes de recharge, quatorze mille cinq cents euros de facture : la note est passée, mais la confiance, elle, met beaucoup plus de temps à se recharger. Et vous, vérifieriez-vous vraiment votre relevé si votre borne affichait soudain un tarif à l’heure qui ne s’arrête jamais ?

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