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Il achète une Lamborghini Temerario 400.000 euros : son prix de revente après 2000km est très douloureux

Publié par Elsa Lepic le 06 Oct 2026 à 12:03
Supercar bleue aux jantes bronze sur parking ensoleillé

Une supercar neuve, une couleur rare, des options à la pelle. Et à peine 1 168 miles plus tard, retour à la case départ… avec un trou dans le portefeuille. Un propriétaire californien de Lamborghini Temerario 2026 a tout revendu aux enchères. Combien a-t-il perdu, et pourquoi cette perte est-elle moins absurde qu’elle n’en a l’air ?

Une Temerario à 420 000 €, 1 168 miles au compteur et déjà sur le marché

Californie, soleil, routes sinueuses : le décor rêvé pour une supercar. Un propriétaire de Lamborghini Temerario 2026 y a pourtant fait un choix surprenant. Selon SupercarBlondie, il aurait acheté sa voiture neuve pour environ 420 000 €.

La Temerario n’est pas une Lambo comme les autres. Elle succède à la Huracán et adopte un V8 4,0 litres biturbo épaulé par trois moteurs électriques. Résultat : environ 907 ch, un 0 à 100 km/h annoncé en 2,7 s et une vitesse maxi de 343 km/h.

Sur le papier, c’est le genre de fiche technique qui fait rêver n’importe quel passionné. Pourtant, cet exemplaire n’a pas fini sa vie dans un garage chauffé. Il a été proposé sur une plateforme d’enchères en ligne, après quelques mois seulement.

Son compteur, lui, affichait 1 168 miles, soit un peu moins de 1 900 km. De quoi faire quelques escapades du dimanche, pas plus. Une supercar quasi vierge peut faire s’envoler les enchères, comme cette Ferrari 488 Spider de 2018 qui n’a roulé que 10 000 km, mais ici le scénario a pris un autre virage.

Le marteau est tombé sous le prix payé au départ. De combien exactement ? Les chiffres sont précis, et la liste d’options a de quoi donner le tournis.

Blu Nethuns, jantes bronze, lift avant : la facture qui devait protéger sa valeur

La configuration de cette Temerario ressemble à un menu sans prix. D’après SupercarBlondie, la voiture aurait affiché presque 60 000 € d’options au-dessus de la base. Une addition qui se remarque.

Rien que la teinte Blu Nethuns coûterait autour de 14 000 €. S’y ajoutent des jantes forgées bronze mat et un système de lift de l’essieu avant. Bref, la totale.

Ce genre de recette séduit les amateurs. Et certaines configurations rares finissent par valoir de l’or, comme cette Porsche vendue au double de son prix d’origine. Mais ce n’est pas le cas ici.

L’exemplaire n’avait rien d’une voiture négligée ou mal entretenue. Avec moins de 2 000 km, elle se présentait comme neuve. Tout laissait penser qu’elle pourrait au moins préserver sa valeur à la revente.

La réalité du marché a été plus dure. Lors de la vente en ligne, le marteau est tombé à 357 000 €. Et l’acheteur aurait encore dû s’acquitter de 9 000 € en plus.

Reste à faire le calcul. La perte brute atteindrait près de 47 000 €, soit environ 11 % du prix déboursé au départ, en quelques mois à peine. Rapportée au kilométrage, cela représente plus de 25 € par kilomètre. Mais pourquoi un tel gouffre, sur une voiture sans le moindre défaut ?

Main tenant une clé près d'un tableau de bord luxueux

Le kilométrage de livraison, ce détail qui avale la valeur dès les premiers tours de roue

Quand on parle de décote qui pique, on pense souvent aux mauvaises surprises d’occasion, comme ce Tesla d’occasion dont la recharge rapide était bloquée. Ici, aucun piège caché. L’explication est bien plus simple.

Elle tient à un détail que les passionnés connaissent par cœur : le kilométrage de livraison. Tant qu’une supercar n’est pas immatriculée et n’affiche que quelques dizaines de kilomètres, elle se vend presque comme une neuve.

Dès qu’elle quitte vraiment le showroom et roule, elle bascule dans la catégorie des voitures d’occasion. Même avec un compteur très bas. Les premières centaines de kilomètres concentrent donc une grande part de la décote.

Des données de marché citées pour la Temerario évoquent une perte d’environ 20 % la première année. Le résiduel tournerait autour de 68 % à trois ans, puis 60 % à cinq ans. Autrement dit, la courbe est raide au départ, puis elle s’adoucit.

À cette aune, les 11 % perdus en quelques mois restent dans l’ordre de grandeur attendu. La perte paraît surtout brutale parce qu’elle est concentrée sur moins de 2 000 km. Voilà le vrai payoff : ce n’est pas un accident, c’est la mécanique normale du marché.

Même à ce niveau de gamme, une voiture reste d’abord un bien qui se déprécie. Mais une autre particularité de la Temerario pèse peut-être aussi dans la balance.

Hybride, prudence des riches acheteurs : ce que cette vente change pour les investisseurs

La Temerario est une supercar hybride rechargeable, pas une simple thermique. Son V8 biturbo travaille avec trois moteurs électriques et une petite batterie. Le tout offre des performances de folie, mais aussi une mécanique plus complexe à long terme.

Les chiffres montrent que les hybrides perdent en général moins vite de valeur que les modèles 100 % électriques. Pourtant, beaucoup d’acheteurs fortunés restent prudents face aux systèmes hybrides complexes. Surtout lorsqu’ils espèrent limiter la décote et revendre sans mauvaise surprise.

Pour ceux qui voient leur supercar comme un placement, le message est clair. Quelques mois de plaisir ont suffi à coûter près de 47 000 € au premier propriétaire. Revendre très vite, c’est encaisser la part la plus lourde de la décote.

Tout n’est pourtant pas perdu d’avance dans l’univers des supercars. À l’autre bout du spectre, certaines voitures font des étincelles, comme cet homme qui a vendu sa McLaren F1 pour 1,1 million d’euros alors qu’elle en vaut désormais 23 millions. Les très grandes légendes ne suivent pas les mêmes règles que les modèles de série.

Et la facture ne s’arrête pas à l’achat. L’entretien aussi pèse lourd, comme le raconte ce jeune propriétaire de Bugatti Veyron qui dépense 20 000 dollars par an pour la garder. Posséder une supercar, c’est accepter de payer pour le rêve.

Cette histoire californienne ne dit pas que la Temerario est un mauvais achat. Elle rappelle seulement qu’un compteur quasi vierge ne protège de rien.

La supercar neuve la plus rare peut perdre de l’argent dès le premier tour de roue : la Temerario californienne en a fait la démonstration à 47 000 € près.

Et si cette histoire vous a fait lever un sourcil, ce que ce conducteur est allé acheter en Aston Martin Valkyrie à 2,8 millions d’euros risque de vous laisser sans voix.

Quant à ce supercar à 1 million de dollars garé au mauvais endroit, ce qu’il a retrouvé à son retour a fait le tour du web.

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