Il sort de sa McLaren 600LT sans les clés : la supercar se verrouille, avance seule et percute deux fois un Maybach

Descendre de sa voiture, c’est le geste le plus banal du monde. En Chine, il a pourtant tourné au cauchemar pour le propriétaire d’une McLaren 600LT. Sa supercar noire, restée enclenchée, aurait filé sans lui et touché un énorme SUV de luxe, pas une fois, mais deux. Reste à comprendre l’oubli qui a tout déclenché, et ce détail de la procédure d’arrêt que beaucoup négligent.
Une McLaren noire collée à un Maybach, et un propriétaire resté sur le trottoir
La scène est relayée par Caradisiac et vient de Chine. On y voit une McLaren 600LT noire, aperçue dans la circulation, immobilisée contre un imposant Mercedes-Maybach GLS. Un premier contact venait d’avoir lieu entre les deux véhicules.
Posséder une McLaren, c’est d’ordinaire synonyme de puissance, de prestige et de sensations fortes. Là, le propriétaire n’avait plus rien à piloter. Il regardait sa sportive, à l’extérieur, sans pouvoir la reprendre en main.
Le contraste est cruel. D’un côté, une supercar conçue pour la performance. De l’autre, un SUV allemand de grand luxe, massif, qui encaisse le choc. Deux véhicules très coûteux, une simple erreur, et une scène que personne n’avait prévue.
Ce n’est pas la première fois que le luxe automobile se heurte à un détail minuscule. Nous avions déjà raconté la Bugatti Veyron sauvée d’une facture de 13 000 € par une pièce à 2 €, preuve que les petites choses coûtent parfois très cher.
Mais ici, une question se pose : comment une voiture peut-elle bouger alors que personne n’est au volant ?
Sans clés, en Drive : l’enchaînement qui aurait tout déclenché
Selon les éléments relayés, tout part d’une mauvaise manipulation présumée. Le conducteur serait sorti de sa McLaren sans emporter ses clés. La transmission, elle, serait restée en position Drive.
La voiture se serait alors verrouillée automatiquement. Résultat : le propriétaire se retrouve dehors, incapable de reprendre immédiatement le contrôle de sa monture. Une portière fermée, une transmission engagée, et plus personne aux commandes.
Ce genre de scénario fait penser à ces systèmes qui prennent le relais quand l’humain lâche prise. On l’a vu avec cette Tesla en Autopilot qui s’arrête seule alors que sa conductrice dort. Ici, la logique est inverse : la voiture ne s’arrête pas, elle avance.
Puis vient le deuxième acte. Le SUV allemand a commencé à avancer. La McLaren, toujours engagée en marche avant, s’est remise en mouvement et a percuté une seconde fois le véhicule qui la précédait.
Son propriétaire n’a pu que constater les dégâts, sans intervenir à temps. Deux chocs, donc, contre le même Maybach. Reste à savoir pourquoi une voiture sans pilote peut ainsi se déplacer toute seule.

Le « rampage », ce phénomène banal qui change tout
Voici l’un de ces systèmes d’assistance qui deviennent la norme : les voitures modernes sont pleines d’automatismes. Mais celui-ci n’a rien de high-tech, c’est même le plus vieux du monde.
Le phénomène s’appelle la progression lente, parfois nommé « rampage ». Quand une transmission est engagée et que certaines conditions sont réunies, une voiture peut avancer d’elle-même, sans que le conducteur touche l’accélérateur.
C’est exactement ce qui se serait produit ici. L’absence du conducteur au poste de commande a transformé une manœuvre banale en incident coûteux. La McLaren n’était pas folle : elle faisait simplement ce que sa transmission lui demandait.
Le détail décisif tient donc en une lettre : P. Sortir de sa voiture sans vérifier que la transmission est en position Park peut réserver de mauvaises surprises. Même une supercar d’exception ne compense pas une procédure d’arrêt mal effectuée.
Attention toutefois : les circonstances exactes du verrouillage et le déroulement complet de la scène ne sont pas établis. Tout ce récit repose sur des éléments présumés, relayés par Caradisiac, et doit se lire au conditionnel.
Une facture qui pourrait grimper vite, et des questions encore sans réponse
Les chocs semblent avoir été de faible intensité. Pourtant, la note pourrait être salée. Sur une McLaren 600LT, les réparations de carrosserie et des éléments spécifiques peuvent rapidement coûter cher.
Le Mercedes-Maybach GLS appartient lui aussi au segment des véhicules de grand luxe. Autant dire que le moindre éclat de peinture ou de pare-chocs ne se règle pas à la légère. Deux propriétaires, deux autos haut de gamme, une même addition potentielle.
Pour l’instant, les conséquences précises de l’incident restent inconnues. Le montant des éventuels dommages aussi. On ignore même comment les deux conducteurs ont réglé la situation.
Ce qui frappe, c’est la banalité de l’origine. Pas de panne, pas de défaut annoncé : une erreur de procédure, comme il peut en arriver à n’importe quel automobiliste distrait. Même les technologies les plus avancées finissent par buter sur les gestes simples.
C’est aussi ce que montre l’actualité sur les voitures connectées. On se souvient de cette voiture volée stoppée à distance depuis un téléphone avant un péage. Quand l’électronique reprend la main, le conducteur n’est plus seul maître à bord.
Et sur le plan de la sécurité, les équipements obligatoires dans les voitures neuves dès juillet 2026 rappellent que les constructeurs surveillent de plus en plus le comportement humain au volant.
Reste une certitude : un simple coup d’œil au sélecteur aurait évité deux chocs.
La leçon de cette McLaren tient en un mot : Park. Avant de claquer la portière, vérifiez le sélecteur, même au volant d’une supercar. Et si vous pensez que les autos intelligentes ne se trompent jamais, ces 43 vidéos de conducteurs Tesla endormis à 130 km/h pourraient vous faire changer d’avis. Et si l’argent ne vous fait pas peur, cette McLaren F1 vendue 1,1 million qui en vaut aujourd’hui 23 raconte l’erreur inverse.