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Contrôlée à 164 km/h au lieu de 80 : cette moto en Mayenne finit direct à la fourrière

Publié par Cassandre le 30 Sep 2026 à 8:30
Radar de gendarmerie sur une route de campagne au crépuscule

Ce week-end du 13 septembre 2026, les gendarmes de Mayenne n’ont pas chômé. Sur les petites routes du département, plusieurs excès de vitesse spectaculaires ont été relevés, dont un qui dépasse l’entendement. Une moto, censée rouler à 80 km/h maximum, a été flashée à une vitesse totalement hors normes. Le motard s’est retrouvé sans permis en quelques secondes.

Un week-end de contrôles sous tension sur les routes mayennaises

Le samedi 13 et le dimanche 14 septembre 2026, la gendarmerie de Château-Gontier a multiplié les opérations de contrôle sur les axes du département. Ces week-ends d’arrière-saison voient souvent ressurgir les excès de vitesse, motos et voitures confondues. Les militaires ciblent en priorité les routes secondaires, où la vitesse tue le plus.

La commune de Saint-Poix, en Mayenne, a été le théâtre de l’un des contrôles les plus marquants du week-end. Sur la départementale D32, un axe limité à 80 km/h comme beaucoup de routes de campagne, la circulation reste dense malgré son caractère rural. C’est justement sur ce type de tronçon que l’adhérence peut devenir imprévisible, rendant les grands excès de vitesse d’autant plus dangereux.

Ce type d’infraction n’est pas isolé : partout en France, les autorités renforcent leur vigilance face aux motards qui prennent des risques disproportionnés. Certaines communes vont même jusqu’à revoir leurs règles de circulation pour limiter l’accès de certains véhicules jugés trop dangereux. La Mayenne, elle, mise sur les contrôles ponctuels et la sanction immédiate.

164 km/h au lieu de 80 : un écart qui a fait bondir les gendarmes

Dans l’après-midi du week-end, les militaires de la brigade de Château-Gontier ont procédé au contrôle du motocycliste sur la D32. Le résultat affiché par le radar a de quoi donner le vertige : 164 km/h, sur un axe limité à 80 km/h. Soit un dépassement de 84 km/h par rapport à la limitation en vigueur.

Un tel écart classe automatiquement l’infraction parmi les grands excès de vitesse, la catégorie la plus sévèrement sanctionnée du code de la route. Contrairement à un simple excès puni d’une amende et d’un retrait de points, ce type de dépassement entraîne une réponse immédiate et radicale. Le sujet dépasse largement la seule question du respect des normes environnementales des véhicules, il touche directement à la sécurité des usagers.

Conséquence logique : rétention immédiate du permis de conduire sur place, et mise en fourrière du véhicule dans la foulée. Le conducteur repart donc à pied, sans sa moto ni son droit de conduire, en attendant la décision judiciaire. Un scénario qui rappelle que la vitesse reste, encore aujourd’hui, la première cause de mortalité sur les routes secondaires, loin devant les débats sur la fiscalité des transports.

Moto arrêtée près d'un fourgon de gendarmerie la nuit

Les motards particulièrement visés par les appels à la prudence

Ce type de contrôle n’est pas un cas isolé cet automne. Quelques semaines plus tôt, en Seine-et-Marne, une trottinette avait elle aussi terminé à la fourrière après avoir été flashée à plus de 50 km/h, une vitesse jugée totalement disproportionnée pour ce type d’engin. Les gendarmes multiplient ce genre d’opérations sur tout le territoire.

À l’issue de leurs contrôles du week-end, les militaires de Mayenne ont tenu à rappeler un message simple : la prudence reste la meilleure protection sur la route. Ils insistent particulièrement sur les motocyclistes, plus exposés que les automobilistes en cas de choc à haute vitesse. Un rappel qui vaut aussi pour les conducteurs de véhicules plus lourds, alors que certaines enseignes commencent à restreindre l’accès à certains types de véhicules sur leurs parkings.

Dans leur communiqué, les gendarmes appellent « les usagers de la route en général, et les motocyclistes en particulier, à la plus grande prudence ». Un appel qui résonne alors que les grands excès de vitesse continuent de se multiplier sur les routes de campagne françaises. La D32 de Saint-Poix restera, pour ce motard, le lieu d’un excès de vitesse qui a coûté cher, et vite.

164 km/h sur une route limitée à 80 : l’équation ne pardonne pas, et le motard de Saint-Poix l’a appris à ses dépens. Permis retenu, moto en fourrière, l’addition est immédiate. Reste une question qui dépasse ce seul fait divers : combien de conducteurs prennent encore ce genre de risque chaque week-end sur les petites routes de France ?

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