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Espagne : ces radars miniatures cachés dans les glissières vous flashent à 1 km — et des drones verbalisent depuis le ciel

Publié par Elsa Lepic le 23 Juin 2026 à 14:10

Vous avez prévu de descendre en Espagne cet été ? Avant de charger la voiture et de lancer le GPS, il y a un truc que vous devez savoir. Les autorités espagnoles ont complètement changé de stratégie pour traquer les excès de vitesse.

Oubliez les gros boîtiers visibles à 300 mètres. Là-bas, les nouveaux radars tiennent dans une main, se planquent dans le mobilier routier et vous repèrent bien avant que vous ne les voyiez. Et ce n’est même pas le pire.

Parce qu’en plus de ces petits bijoux de technologie, une quarantaine de drones patrouillent désormais dans le ciel espagnol. Certains sont habilités à vous coller une amende directement, sans intervention humaine au sol. Bienvenue en 2025.

Un radar qui tient dans une glissière de sécurité

Drone de surveillance survolant une autoroute espagnole

Selon le quotidien espagnol El País, les autorités misent désormais sur un appareil baptisé Velolaser. Ce nom ne vous dit probablement rien, et c’est un peu le principe. Ces radars quasi invisibles peuvent être intégrés dans des glissières de sécurité, des panneaux de signalisation ou n’importe quel élément de bord de route.

Radar Velolaser miniature fixé sur une glissière de sécurité espagnole

Leur taille réduite les rend quasiment indétectables à l’œil nu. Un automobiliste qui roule à 130 km/h sur une autoroute espagnole n’a strictement aucune chance de les repérer à temps. Le détail qui change tout : ces appareils mesurent la vitesse avec précision à plus d’un kilomètre de distance.

Autrement dit, votre vieux réflexe de lever le pied en apercevant un radar ne sert plus à rien. Le Velolaser vous a déjà flashé bien avant que vous ne freiniez. C’est d’ailleurs exactement ce que visent les radars anti-freinage espagnols : neutraliser la stratégie du coup de frein de dernière seconde.

Et la capacité de ces engins ne s’arrête pas à la simple mesure de vitesse. Ils réalisent plusieurs captures par seconde et produisent des images en haute définition. Assez nettes pour identifier clairement la plaque, le véhicule et faciliter le traitement automatique des infractions.

Installé en moins d’une minute, actif jour et nuit

Ce qui rend le Velolaser particulièrement redoutable, c’est sa mobilité. Contrairement aux radars fixes classiques, il peut être déployé en moins de 60 secondes. Les forces de l’ordre le posent, l’activent et s’en vont. Le radar travaille seul.

Agent espagnol installant un radar Velolaser sur un panneau routier

Il fonctionne aussi bien en plein soleil qu’en pleine nuit. Et il ne se contente pas de surveiller la vitesse. L’appareil contrôle également le respect des distances de sécurité, un comportement dangereux très fréquent sur les grands axes espagnols. Si vous collez le véhicule devant vous, le Velolaser le voit aussi.

Concrètement, les autorités peuvent changer l’emplacement de ces radars tous les jours. Impossible de les cartographier. Les applications GPS comme Waze ou Coyote ont un temps de retard structurel face à un appareil qui bouge en permanence. Un casse-tête pour les conducteurs habitués à éviter les amendes grâce à la technologie.

Mais si les radars au sol vous inquiètent, attendez de découvrir ce qui se passe au-dessus de votre tête.

40 drones qui verbalisent depuis le ciel

L’Espagne ne se contente plus de surveiller les routes depuis le bitume. Les autorités disposent désormais d’une flotte d’environ 40 drones dédiés à la surveillance routière. Et certains d’entre eux ne se limitent pas à observer.

Une partie de ces appareils volants est directement habilitée à constater les infractions et à déclencher des verbalisations. Pas besoin d’un agent au sol. Le drone filme, identifie l’infraction et lance la procédure. Un radar invisible qui vole, en somme.

Leur discrétion est redoutable. Déployés sur des routes secondaires et des zones accidentogènes, ils couvrent plusieurs kilomètres de circulation simultanément. Quasiment impossibles à repérer depuis l’habitacle, ils ciblent les comportements dangereux que les radars fixes ne captent pas : dépassements hasardeux, usage du téléphone, non-respect des distances.

Pour les vacanciers français qui empruntent chaque été les autoroutes vers l’Espagne, ça change complètement la donne. Le pays n’a plus rien à voir avec l’image du « c’est plus cool qu’en France ».

307 morts en 2024 : l’Espagne durcit le ton

Ce déploiement massif de technologie n’est pas un caprice. En 2024, l’Espagne a enregistré 307 accidents mortels dans lesquels la vitesse excessive a joué un rôle déterminant. C’est une hausse de 5,5 % par rapport aux 291 accidents comptabilisés en 2023.

Face à cette courbe qui ne fléchit pas, les autorités ont décidé d’investir massivement dans la prévention et la répression. Les Velolaser et les drones sont la réponse technologique à un problème bien humain : le pied trop lourd sur l’accélérateur.

Rappel utile pour ceux qui l’auraient oublié : la vitesse maximale autorisée sur les autoroutes espagnoles reste fixée à 120 km/h. Pas 130 comme en France. Et avec un excès de vitesse sur l’autoroute France-Espagne, les conséquences peuvent être salées.

En Espagne, un dépassement de plus de 50 km/h au-dessus de la limite entraîne une amende pouvant grimper à 600 euros, assortie d’un retrait de 6 points. Et comme le pays a des accords d’échange d’informations avec la France, ne croyez pas que la contravention se perdra en route.

Ce que ça change concrètement pour les Français

Si vous prenez la route cet été direction Barcelone, Valence ou la Costa Brava, voici ce qu’il faut retenir. Les radars ne sont plus là où vous les attendez. Ils sont partout, minuscules, et ils vous voient avant que vous ne les cherchiez.

Votre détecteur de radar ou votre application GPS ne vous sauvera pas. Les Velolaser changent de place en permanence. Quant aux drones, ils sont par définition impossibles à cartographier. La seule stratégie qui fonctionne, c’est de rouler à la vitesse autorisée. Simple, mais radical.

Pensez également à vérifier l’équipement obligatoire en Espagne avant de partir. Entre les gilets de sécurité, les triangles et les nouvelles réglementations, mieux vaut être en règle. Un contrôle routier espagnol en 2025, c’est tout sauf une formalité.

Et si vous pensez que la France est en retard sur le sujet, détrompez-vous. Les voitures radars privées circulent déjà dans plusieurs départements. La tendance est la même partout en Europe : moins de tolérance, plus de technologie, et des amendes qui arrivent directement dans votre boîte aux lettres.

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