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Autoradio : le Sénat vote pour l’imposer dans toutes les voitures neuves, les utilitaires et les poids lourds

Publié par Elsa Lepic le 28 Oct 2026 à 6:30
Tableau de bord moderne avec écran tactile et bouton radio

Vous montez dans une voiture neuve, vous cherchez le bouton pour allumer la radio… et vous ne le trouvez pas. Tout passe par l’écran tactile. Le Sénat vient de dire stop à cette tendance. Une mesure précise vise l’autoradio, mais ses contours réservent quelques surprises, notamment pour les camions.

Pourquoi l’autoradio a peu à peu disparu de votre tableau de bord

Depuis des années, les constructeurs remplacent les commandes physiques par de grands écrans tactiles. Résultat : le récepteur radio traditionnel s’efface des véhicules neufs, petit à petit.

Pour écouter une station, il faut désormais passer par une application ou par internet. Les modèles récents misent sur les technologies connectées, au détriment des usages historiques.

Cette évolution inquiète les représentants des radios publiques. Selon la source, les modèles neufs ne proposent plus de récepteur hertzien et privilégient des services de streaming. Pour eux, le problème grandit.

Elle crée aussi des questions économiques pour tout un secteur, qui subit les changements à l’intérieur des véhicules. Le tout-vocal et tout-connecté gagne du terrain sur la route, et la radio traditionnelle semblait condamnée.

Mais les sénateurs ne l’ont pas entendu de cette oreille. Et la mesure vient d’un texte plus large que son seul titre ne le laisse penser.

Un texte porté par un sénateur du Val-de-Marne

La mesure sur l’autoradio est issue d’une proposition de loi sur la modernisation de la radio. Elle est portée par Laurent Lafon, sénateur centriste du Val-de-Marne.

Le Sénat l’a votée en première lecture. Ce n’est donc pas encore une loi définitive : le texte doit poursuivre son parcours parlementaire.

Initialement, la mesure ne concernait que les véhicules transportant des personnes. Elle a ensuite été étendue aux véhicules de marchandises, soit les utilitaires et les poids lourds.

Pourquoi tenir à ce point à un simple récepteur ? Le texte avance un argument de poids : recevoir une émission en FM ou en DAB+ ne nécessite aucun abonnement mobile ni consommation de données.

Les autorités ont insisté sur ce détail, en particulier pour les situations exceptionnelles comme une catastrophe naturelle. Quand le réseau mobile flanche, la radio reste là.

Les chiffres plaident aussi pour elle. Selon Médiamétrie, 35 % de l’écoute de la radio se fait en voiture. Reste à savoir ce que le texte impose exactement aux constructeurs.

Mains sur un volant, route de campagne au coucher du soleil

FM et DAB+ : ce que les constructeurs devront installer

Voici le cœur du dispositif. La proposition de loi veut obliger les constructeurs à commercialiser les véhicules neufs avec un équipement capable de recevoir les émissions radiophoniques.

Concrètement, il s’agit d’un récepteur compatible avec la FM, mais aussi avec le DAB+. Ce dernier est la norme de radio numérique terrestre.

Le principe du DAB+ reste simple : les stations sont diffusées comme d’habitude, mais sous forme numérique. Le monde d’avant, celui des vieilles machines de café-tabac, semble loin, pourtant l’écoute de la radio, elle, a survécu.

Le DAB+ progresse d’ailleurs. À la fin de mars 2026, il couvrait près de 80 % des automobilistes, selon les chiffres officiels cités par la source.

La loi veut accélérer cette transition vers la diffusion numérique des radios hertziennes. Elle laisse un délai de deux ans après la promulgation pour que les récepteurs soient compatibles avec la radio numérique terrestre.

Le calendrier n’est donc pas immédiat. Aucune voiture ne changera demain, mais la direction est claire.

Ce que ce vote change pour les constructeurs et les automobilistes

Pour les constructeurs, la marge de manœuvre se réduit : plus question de se passer totalement d’un récepteur au profit du seul streaming. Le texte fixe une obligation d’équipement, FM et DAB+, sur toute la gamme concernée.

Pour les automobilistes, l’enjeu est surtout de sécurité et de gratuité. Une radio qui fonctionne sans forfait ni réseau mobile, c’est une information accessible même en cas de crise.

Le texte reste à confirmer. Il s’agit d’un vote en première lecture au Sénat : il faudra suivre la suite de la navette parlementaire pour savoir s’il entre en vigueur.

Autre point à surveiller : la durée de deux ans après promulgation, qui laissera aux industriels le temps de s’adapter. Le sort des utilitaires et poids lourds, ajoutés au texte, sera lui aussi regardé de près.

Si le streaming a changé nos habitudes, la voiture ne se résume pas à ses écrans. Le virage électrique et numérique des constructeurs montre bien que l’habitacle se réinvente complètement.

Et quand une mesure bouscule les habitudes sur la route, le changement de règle d’un feu tricolore en Espagne rappelle que les règles de conduite évoluent aussi chez nos voisins.

Reste une certitude : tant que la loi n’est pas définitive, rien ne change dans votre voiture.

L’autoradio n’a pas dit son dernier mot : le Sénat lui offre un sursis, FM et DAB+ à la clé.

Et si vous aimez les objets du quotidien en voie de disparition, ce que La Poste était il y a 60 ans va vous replonger dans un monde que les moins de 40 ans n’imaginent pas.

Quant à la route, cette Mercedes qui vise le million de kilomètres prouve qu’on peut rester fidèle à une voiture pendant quarante ans.

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