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En Inde, un adolescent tué pour ses testicules après une vidéo virale sur leur prix

Publié par Cassandre le 20 Août 2026 à 11:26
En Inde, un adolescent tué pour ses testicules après une vidéo virale sur leur prix

Rehan avait 17 ans. Il vendait des stylos et des porte-clés sur un petit stand près du marché d’Iqbal Maidan, à Bhopal, en Inde centrale. Un job modeste, une vie tranquille.

Le 6 août, deux mineurs s’approchent de son étal. Ils lui proposent l’équivalent de 77 centimes pour l’aider à régler une prétendue bagarre près du lac. Rehan accepte, sans se douter de ce qui l’attend.

Ce que la police a découvert ensuite dépasse l’entendement. Toute l’affaire part d’une vidéo qui circulait sur les réseaux sociaux.

Une rumeur né sur les réseaux, une folie qui tue

La vidéo en question affirmait, sans aucun fondement, que des testicules humains pouvaient se vendre une fortune sur un marché noir dans le Golfe. Un mensonge pur et simple, mais un mensonge qui a trouvé son public.

Le cerveau de l’opération s’appelle Zoheb Khan, 20 ans, étudiant en commerce. Selon les enquêteurs, il aurait convaincu son groupe que l’organe pouvait rapporter environ 12 millions de roupies indiennes, soit près de 92 465 livres sterling (environ 108 000 euros).

Pour rendre son histoire crédible, Khan serait allé jusqu’à se faire passer pour un médecin. Il aurait acheté en ligne une blouse blanche, un stéthoscope et un thermomètre, histoire de jouer parfaitement son rôle face à ses complices.

Ce genre de désinformation médicale n’est malheureusement pas isolé : on a déjà vu des responsables politiques enchaîner les fake news médicales sans qu’aucune source sérieuse ne les valide. Mais ici, la conséquence a été mortelle.

Le piège tendu à un adolescent qui gagnait sa vie honnêtement

Une fois Rehan attiré loin de son stand, direction une zone isolée près de Khatlapura, sur les rives du lac inférieur de Bhopal. Là, le piège se referme.

D’après Ayush Gupta, commissaire adjoint de la police de Bhopal, quatre membres de la bande auraient participé au meurtre pendant que Zoheb Khan les guidait… par appel vidéo, depuis ailleurs.

Rehan a été poignardé à plusieurs reprises avec une lame. Les assaillants lui ont ensuite retiré les testicules, convaincus de tenir un trésor.

Pendant deux jours, le groupe aurait conservé les organes emballés dans de la glace, en cherchant activement un acheteur. Une macabre attente qui n’a jamais abouti.

Un corps identifié grâce à un tatouage, cinq jours après sa disparition

Plongeurs de police fouillant un lac en Inde

Face à l’échec de la vente, Khan aurait donné l’ordre de se débarrasser des organes en les jetant dans des lacs différents, pour brouiller les pistes. Une tentative de dissimulation glaçante de sang-froid.

Le corps de Rehan a été repêché le 10 août dans le lac inférieur, près de Dhobi Ghat. Les enquêteurs ont pu l’identifier grâce à un tatouage, cinq jours seulement après le signalement de sa disparition par sa mère.

L’autopsie a confirmé des blessures fatales, ainsi que l’ablation des testicules. Un rapport médical qui a glacé les enquêteurs eux-mêmes.

La police a retrouvé la lame présumée du crime et a déployé des plongeurs pour fouiller les eaux, dans l’espoir de récupérer les organes disparus.

Une traque qui repose désormais sur les aveux des suspects

Santosh Patel, commissaire adjoint de Bhopal, l’a reconnu sans détour : les recherches s’annoncent particulièrement difficiles. Les policiers comptent avant tout sur la coopération des suspects pour localiser précisément où les organes ont été jetés.

Outre Zoheb Khan, la police a également arrêté Aamir Qureshi, 18 ans, ainsi que trois autres mineurs impliqués dans l’affaire. L’enquête se poursuit activement.

Policiers indiens sur une scène de crime nocturne

Les enquêteurs ont aussi identifié plusieurs personnes que la bande aurait approchées comme acheteurs potentiels. Elles sont actuellement interrogées pour savoir si une transaction avait réellement été planifiée.

Cette affaire illustre à quel point une simple vidéo, aussi absurde soit-elle, peut se propager et pousser des jeunes à commettre l’irréparable. Un phénomène qui rappelle d’autres défis viraux mortels ayant coûté la vie à des adolescents ces dernières années, ou encore ce garçon de 12 ans mort en tentant un défi TikTok. La désinformation en ligne, quand elle rencontre la crédulité, peut avoir des conséquences dramatiques et irréversibles.

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