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Affaire Lyhanna : ce que la femme de Jérôme Barella a révélé aux gendarmes glace le sang

Publié par Cassandre le 29 Juin 2026 à 16:16
Affaire Lyhanna : ce que la femme de Jérôme Barella a révélé aux gendarmes glace le sang

Une fillette de 11 ans retrouvée sans vie dans un silo agricole. Un suspect déjà connu pour des violences sur mineures. Et maintenant, la parole de sa propre épouse qui brise le silence. L’audition de la femme de Jérôme Barella par les gendarmes vient d’ajouter une couche glaçante à une affaire qui bouleverse la France entière.

Affaire Lyhanna : une audition qui révèle 12 ans de violences cachées

Peu après l’interpellation de Jérôme Barella, suspect principal dans la mort et le viol de Lyhanna, 11 ans, à Fleurance dans le Gers, son épouse a été convoquée. Les gendarmes de la Section de recherches de Toulouse, en Haute-Garonne, l’ont longuement interrogée.

Ce qu’elle a raconté dépasse le cadre de l’enquête sur la disparition de la collégienne. Selon les informations du Parisien, confirmées par le parquet d’Auch, cette mère de deux filles âgées de 7 et 11 ans affirme avoir subi des violences conjugales et des viols commis par son mari.

Le plus vertigineux : ces faits auraient commencé en 2014. Soit 12 ans de calvaire silencieux. À l’issue de son audition, elle a porté plainte pour violences conjugales et viol contre l’homme de 41 ans. Des plaintes qui s’ajoutent à celles déjà déposées contre lui. La mère de Lyhanna avait elle aussi alerté bien avant le drame, sans obtenir de réponse.

Le profil de cet intérimaire du Gers prend une dimension terrifiante. Comment un homme visé par plusieurs signalements pour violences sexuelles sur mineures n’avait-il jamais été interpellé avant le drame ?

Meurtre, viol, autopsie : les charges s’alourdissent contre Jérôme Barella

Lyhanna a été retrouvée sans vie le 4 juin 2026, une semaine après sa disparition. Son corps gisait dans un silo métallique situé à 15 km de Fleurance. Un lieu bien connu de Jérôme Barella.

Les premiers chefs d’accusation — enlèvement et séquestration — ont rapidement évolué. Après les résultats préliminaires de l’autopsie, le suspect est désormais poursuivi pour « meurtre sur mineure de 15 ans, précédé ou accompagné d’un viol » et « viol sur mineure de quinze ans par violence, contrainte, menace ou surprise ».

Mais un point crucial reste en suspens. L’autopsie n’a pas permis de déterminer « avec certitude » la cause de la mort de la fillette, a précisé le parquet d’Agen. Le corps, exposé à la canicule dans un silo métallique, présentait un état de décomposition avancé. Des examens complémentaires ont été réclamés. Cette affaire rappelle d’autres dossiers où la protection de l’enfance a tragiquement failli.

Actuellement incarcéré à la prison de Mont-de-Marsan, Barella a été placé à l’isolement pour sa propre sécurité. Et pendant que la justice avance, un examen médical décisif pourrait tout changer dans les semaines à venir. Certaines familles confrontées à des affaires de violences sexuelles connaissent trop bien cette attente insoutenable.

Microscope et lames d'histologie dans un laboratoire médico-légal

Anatomopathologie : l’examen microscopique qui pourrait tout révéler

Comme le soulignent d’autres affaires de disparitions, chaque détail compte quand la vérité se dérobe. Le parquet a donc réclamé une anatomopathologie. Un mot compliqué pour un examen crucial.

« L’anatomopathologie est un examen microscopique des tissus qui vient compléter l’examen macroscopique réalisé lors de l’autopsie », explique Antoine Tracqui, médecin légiste, sur RTL. Concrètement, les experts vont observer au microscope les cellules et tissus de Lyhanna pour confirmer l’existence de lésions.

L’enjeu est double. D’abord, déterminer si les blessures constatées ont été infligées avant, pendant ou après la mort. Ensuite, écarter — ou confirmer — une cause naturelle du décès. Deux questions qui conditionneront la requalification éventuelle des charges.

Mais cet examen prend du temps. Et l’état du corps complique tout. « Sur un cadavre bien conservé, on peut faire un très grand nombre d’observations. Sur un corps en état de décomposition, les éléments de preuve ressortent presque uniquement des investigations complémentaires« , prévient le médecin légiste. Retrouvée en pleine canicule dans un silo métallique, Lyhanna n’a pas été épargnée par les conditions.

Douze ans de violences alléguées, des signalements restés sans suite, une fillette morte. L’affaire Lyhanna ne pose plus seulement la question de la culpabilité d’un homme — elle interroge un système entier. Combien de plaintes classées aurait-il fallu prendre au sérieux pour éviter l’irréparable ?

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