Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Faits divers

Un ex-député suisse aurait drogué et agressé son ex-femme 140 fois en filmant chaque scène

Publié par Cassandre le 27 Juil 2026 à 21:33
député viols

Un procès hors norme se prépare en Suisse. Patrick Frei, ancien député cantonal sous l’étiquette UDC, est accusé d’avoir transformé sa vie privée en scène de crime répétée pendant plus de dix ans. Ce que révèle l’acte d’accusation dépasse l’entendement, et une adolescente a fini par tout faire basculer.

Un couple, une décennie, et un secret glaçant

Entre décembre 2008 et la séparation du couple en août 2021, Patrick Frei aurait drogué, filmé et agressé sexuellement son épouse à 140 reprises. L’accusation, consultée par la SRF, décrit un mode opératoire méthodique : du GHB ou du GBL, ces substances tristement connues comme des « drogues du viol », administrées à répétition.

L’ancien élu aurait même commandé de grandes quantités de sédatifs sur Internet, vraisemblablement depuis le Cambodge. Résultat : son ex-épouse souffre aujourd’hui d’un stress post-traumatique si sévère qu’elle ne peut plus exercer sa profession. Droguées, les victimes ne gardent que des bribes de ces nuits volées, un vide que la justice tente désormais de combler avec les preuves saisies.

Ce climat de procès bouleversants qui secouent l’opinion rappelle combien ces affaires, longtemps tues, finissent parfois par éclater au grand jour, comme dans d’autres témoignages récents sur des abus dissimulés derrière une façade respectable.

Une seconde victime, puis une adolescente de 15 ans

Le scénario ne s’arrête pas là. En 2022, un an après sa séparation, Patrick Frei rencontre en Espagne une aide-soignante polonaise. Il l’accueille chez lui avec sa fille de 15 ans, et une relation amoureuse s’installe.

Pendant un an, l’accusation estime qu’il aurait drogué, filmé et agressé sexuellement les deux femmes à 44 reprises, en visant principalement la mineure. Il apparaîtrait lui-même sur certains des clichés retrouvés par les enquêteurs, un détail qui rend l’accusation d’autant plus accablante.

C’est Paula L., l’adolescente concernée, qui a livré aux policiers un récit glaçant. Réveillée en pleine nuit, elle a raconté à 24 heures : « C’était comme un rêve, c’était irréel. Patrick était allongé sur moi. Et puis tout est devenu noir.

» Un témoignage que sa mère et elle ont choisi d’assumer à visage découvert, refusant le silence habituel de ces affaires. On pense aussi à ces révélations tardives qui ne surgissent parfois que des années après les faits.

Un ex-député suisse aurait drogué et agressé son ex-femme 140 fois en filmant chaque scène

La nuit où tout a basculé

En plein milieu de la nuit, en septembre 2023, la mère de Paula surprend enfin son conjoint dans la chambre de sa fille. Il tenterait de dissimuler une lampe et une caméra. Elle appelle immédiatement la police, qui interpelle le quinquagénaire sur-le-champ.

Ce sursaut a mis fin à une spirale de plusieurs années. Mais l’histoire prend un tournant amer pour les victimes : le canton a décidé d’expulser les deux femmes hors de Suisse, estimant que le permis de séjour d’Iwona L. aurait été obtenu grâce à un faux contrat de travail. Une ordonnance pénale a même été prononcée contre elle, en plus de son expulsion, un dénouement qui choque autant que les faits eux-mêmes.

Patrick Frei est aujourd’hui poursuivi pour tentatives de meurtre, viols aggravés, contraintes sexuelles aggravées et actes sexuels sur mineurs. L’accusation rappelle que ces sédatifs pouvaient provoquer une overdose et un arrêt respiratoire mortel, même à faible dose. Le ministère public réclame la réclusion à perpétuité. En détention provisoire depuis près de trois ans, l’ancien député conteste la majorité des faits. La date de l’audience reste encore inconnue.

Une justice qui prend son temps, mais deux femmes qui ont enfin brisé un silence de quinze ans. Reste une question qui plane sur ce dossier : combien d’autres victimes, ailleurs, n’ont jamais osé parler ?

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *