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Disparition de Sarah, 14 ans, en Ardèche : bientôt deux mois sans nouvelles, sa mère a perdu 10 kilos

Publié par Cassandre le 15 Juin 2026 à 9:52

Depuis le 20 avril 2026, personne n’a de nouvelles de Sarah. L’adolescente de 14 ans a quitté le foyer où elle vivait à Privas, en Ardèche. Deux mois de silence absolu.

Sa famille ne dort plus, ne mange plus — au sens littéral. Samedi dernier, ses proches ont défilé devant le palais de justice pour supplier la justice d’accélérer. Car derrière cette disparition, il y a un homme de 28 ans, une première fugue violente, et une enquête qui monte en puissance.

Sarah avait déjà fugué avec un homme « très violent » début avril

Pour comprendre l’angoisse de la famille, il faut remonter au 3 avril. Ce jour-là, Sarah quitte le domicile de sa mère. Elle n’est pas seule. Un homme de 28 ans l’accompagne. Une connaissance de la mère, décrit comme « un homme très violent ».

Les policiers parviennent à les localiser grâce à la géolocalisation du téléphone de l’adolescente. Sarah est retrouvée, ramenée. Mais la situation familiale ne permet pas un retour au domicile maternel. L’adolescente est alors placée dans un foyer à Privas.

Dix-sept jours plus tard, le 20 avril, Sarah disparaît à nouveau. Cette fois, aucun téléphone à géolocaliser. Aucun signal. Le foyer donne l’alerte, les recherches débutent. Mais les jours passent sans la moindre piste concrète.

L’Ardèche n’est pas un département habitué à ce genre d’affaires. D’autres disparitions de mineurs ont marqué la France ces dernières années, mais chaque cas reste un drame singulier. Et ici, le temps qui passe rend chaque heure plus lourde.

« Je ne dors plus, je ne mange plus » : le cri de détresse de Catherine

La mère de Sarah s’appelle Catherine. Face aux micros d’Ici Drôme Ardèche, ses mots sont ceux d’une femme au bord de la rupture. « Je n’ai plus de vie sociale. Je ne dors plus, je ne mange plus. Là, j’ai perdu 10 kilos en deux mois. Et voilà, je pleure, je pleure, je pleure. »

Difficile d’imaginer calvaire plus cruel pour une mère. Les témoignages de familles brisées par la disparition d’un enfant se ressemblent tous sur un point : le temps s’arrête, mais la douleur, elle, s’amplifie.

Samedi 13 juin, la famille a organisé une marche dans les rues de Privas. Des dizaines de personnes ont défilé devant le palais de justice. On a entendu résonner un cri, repris en chœur : « Sarah, où es-tu ? » La grand-mère distribue des tracts, scrute les réseaux sociaux, refuse de lâcher.

L’objectif de ce rassemblement était clair : mettre la pression sur la justice pour que les moyens déployés soient à la hauteur de l’urgence. Car la famille estime que l’enquête n’avance pas assez vite.

Rassemblement devant un palais de justice en ville

Un juge d’instruction d’Avignon a repris l’enquête : ce que l’on sait

Quand un dossier prend de l’ampleur, la justice restructure ses moyens. C’est exactement ce qui s’est passé ici. Le 30 avril, le parquet ouvre une information judiciaire pour « soustraction d’enfant des mains de la personne chargée de sa garde ».

Puis, le 18 mai, un juge d’instruction d’Avignon prend les commandes. Les chefs d’accusation s’alourdissent : « arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire de mineur de 15 ans ». Des termes juridiques qui traduisent une hypothèse glaçante.

La procureure de la République d’Avignon, Stéphanie Aouine, a tenu à rassurer : « Les investigations n’ont pas cessé et se sont également accrues. » Le commissariat de Privas reste mobilisé, mais c’est désormais un magistrat spécialisé qui pilote l’ensemble.

Concrètement, cela signifie que des moyens supplémentaires — écoutes, réquisitions, analyses numériques — peuvent être déployés. Mais pour la famille, chaque jour sans Sarah reste un jour de trop. L’adolescente a 14 ans. Elle est quelque part en France, peut-être avec un homme dangereux.

Bientôt deux mois que Sarah a disparu, et le silence est devenu assourdissant. Si vous avez la moindre information, le commissariat de Privas et le parquet d’Avignon sont mobilisés. Parfois, c’est un détail, un visage aperçu, un message partagé qui fait basculer une enquête. N’hésitez jamais.

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