Sa Ferrari flashée à 232 km/h sur une départementale près de Marseille : ce que risque vraiment le chauffard

Une Ferrari qui file à 232 km/h sur une route limitée à 110. Ce n’est pas une scène de film, c’est ce qu’ont enregistré les gendarmes des Bouches-du-Rhône samedi 30 mai 2026. Le conducteur a été intercepté sur-le-champ — mais depuis une loi entrée en vigueur fin 2025, la suite pourrait être bien plus lourde qu’une simple amende. Voici pourquoi ce chauffard risque gros.
232 km/h sur la Côte Bleue : comment les gendarmes ont intercepté la Ferrari
Samedi soir, la brigade motorisée de Saint-Chamas effectue un contrôle de routine sur la RD9, à hauteur de Sausset-les-Pins. Les militaires sont postés au bord de cette voie rapide qui longe la Côte Bleue, entre garrigue et Méditerranée. Rien d’inhabituel, jusqu’à ce que leur radar s’affole.
Une Ferrari 430 vient de passer dans leur viseur. Vitesse enregistrée : 232 km/h. Sur une portion limitée à 110, ça fait 122 km/h de dépassement. Plus du double de la limite autorisée. Le bolide italien a été immédiatement immobilisé et placé en fourrière. Son conducteur, un Français de 35 ans, s’est vu retirer son permis de conduire sur place. Une habitante du secteur, Éliane, a résumé le sentiment général en commentaire de la publication Facebook de la gendarmerie : « Il est au courant que, sur notre voie rapide, il peut croiser un troupeau de chèvres ? »
Depuis décembre 2025, ce type d’excès de vitesse est devenu un délit
Avant, dépasser de 50 km/h la limite autorisée restait une contravention — salée, certes, mais sans passage devant un juge. Tout a changé le 29 décembre 2025. Depuis cette date, un excès de vitesse d’au moins 50 km/h au-dessus de la limite est requalifié en délit pénal. La sanction maximale : trois mois d’emprisonnement et 3 750 euros d’amende, avec inscription au casier judiciaire.
Pour le chauffard de la RD9, le compte est vite fait. Avec 122 km/h de dépassement, il entre largement dans le champ de cette nouvelle disposition. Retrait de permis, mise en fourrière du véhicule, convocation au tribunal : la totale. La gendarmerie des Bouches-du-Rhône a d’ailleurs publié l’affaire sur ses réseaux sociaux, rappelant que « la route n’est pas un circuit ». Et quand on voit les drames qui peuvent survenir sur ces routes en plein été, le message prend tout son sens.
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Ferrari 430, bolide à 200 000 € : le profil type des grands excès de vitesse
Loin des citadines accessibles, la Ferrari 430 est une sportive capable de dépasser les 310 km/h en pointe. Son moteur V8 de 490 chevaux transforme n’importe quelle ligne droite en tentation. Et c’est bien le problème. Sur une départementale fréquentée par des cyclistes, des riverains et parfois du bétail, la moindre erreur à cette vitesse ne pardonne pas.
Les forces de l’ordre constatent une hausse des très grands excès de vitesse depuis la démocratisation des supercars sur le marché de l’occasion. Une Ferrari 430 se négocie aujourd’hui autour de 100 000 à 200 000 euros, ce qui la rend accessible à des conducteurs qui n’ont pas toujours la formation ni la maturité pour gérer une telle puissance. Le passage au tribunal sera l’occasion de rappeler à ce conducteur de 35 ans que la route départementale n’a rien d’un circuit de Formule 1.
232 km/h sur une départementale, un permis confisqué et un passage au tribunal : la facture de quelques secondes de frisson risque de suivre ce conducteur pendant des années. Et si la prochaine fois qu’un bolide vous double en trombe sur une route de campagne, vous vous demandiez combien de temps il lui reste avant de croiser un radar — ou pire ?