Deux jumelles de 15 mois retrouvées mortes déshydratées dans leur lit, les parents en garde à vue

Un drame sans précédent s’est noué lundi 29 juin à Beuvrages, dans le Nord, quand deux jumelles de 15 mois ont été retrouvées inanimées dans leur lit. L’autopsie rendue ce mardi a levé le voile sur la cause du décès. Ce que les secours ont découvert en arrivant sur place dépasse l’entendable.
Lundi matin à Beuvrages : les secours face à l’irréparable
C’est le 29 juin, dans cette commune proche de Valenciennes, que les parents auraient découvert leurs deux fillettes sans vie dans leur chambre. Les secours, immédiatement alertés, sont intervenus au domicile familial. Selon des sources concordantes rapportées par RTL, les deux nourrissons présentaient déjà un état de raideur cadavérique à leur arrivée.
Les pompiers et le SAMU n’ont rien pu faire. Mais le drame ne s’arrêtait pas là : le couple avait quatre autres enfants, âgés de 3, 4, 5 et 6 ans. Tous présentaient également des signes de déshydratation. L’un d’entre eux a été héliporté en urgence absolue. Les quatre enfants survivants sont toujours sous surveillance médicale à l’heure où ces lignes sont écrites.
La maison familiale a été placée sous scellés dès lundi soir par les enquêteurs. D’autres affaires impliquant de jeunes enfants ont rappelé ces derniers mois à quel point les situations de vulnérabilité infantile peuvent rester invisibles très longtemps. Ici, selon la municipalité, la famille n’était a priori pas connue des services de protection de l’enfance.
L’autopsie confirme la déshydratation : les parents prolongés en garde à vue
Le procureur de Valenciennes a communiqué ce mardi après la réalisation de l’autopsie. Le verdict est sans ambiguïté : les deux jumelles sont mortes de déshydratation. Une cause qui, chez des nourrissons de cet âge, s’installe rapidement mais qui suppose un défaut de prise en charge sur plusieurs heures, voire plusieurs jours.
Les deux parents, qui avaient été placés en garde à vue dès lundi, ont vu leur mesure prolongée. L’enquête, confiée à la brigade criminelle, vise à déterminer les circonstances exactes du décès et à établir la responsabilité du couple dans ce drame. Les questions sont nombreuses : depuis quand les fillettes n’avaient-elles pas été nourries ni hydratées ? Les autres enfants étaient-ils dans un état similaire depuis plusieurs jours ?
Des voisins interrogés par RTL ont indiqué que la famille s’était installée à Beuvrages il y a environ deux mois seulement. Personne ne se souvient d’avoir remarqué quoi que ce soit d’anormal. Ce silence de façade que les enquêteurs connaissent bien complique toujours la reconstitution des faits.
Le maire de Beuvrages, présent sur place lundi après-midi, n’a fait aucune déclaration publique. La canicule qui a frappé le Nord ce week-end pourrait avoir accéléré un processus déjà engagé.

Six enfants sous le même toit : ce que l’enquête cherche à établir
Les enquêteurs travaillent désormais sur un faisceau d’éléments troublants. Comment six enfants en bas âge — dont deux nourrissons de 15 mois — ont-ils pu se retrouver dans un état de déshydratation avancé sans qu’aucune alarme ne se déclenche avant lundi matin ? Les quatre aînés, âgés de 3 à 6 ans, sont encore trop jeunes pour avoir pu donner l’alerte eux-mêmes.
Le fait que la famille soit inconnue des services sociaux après seulement deux mois dans la commune complique encore le tableau. La fragilité des systèmes de détection des situations à risque est régulièrement pointée par les professionnels de la protection de l’enfance. Dans ce cas précis, aucun signalement n’avait été émis.
Les quatre enfants survivants restent hospitalisés sous surveillance médicale étroite. Leur état, jugé préoccupant pour au moins l’un d’entre eux au moment de l’hélitreuillage, n’a pas encore fait l’objet d’un bulletin officiel. Le parquet de Valenciennes devrait apporter de nouvelles précisions dans les prochaines heures, au fur et à mesure que les auditions avancent.
Derrière les termes juridiques et les communiqués de parquet, il y a deux petites filles qui n’avaient pas encore fêté leurs deux ans. L’enquête dira ce qui s’est passé dans ce pavillon sous scellés. Mais une question reste suspendue, celle que tout le monde pose en silence : comment six enfants ont-ils pu en arriver là sans que personne, autour d’eux, ne le voie venir ?