Mort de Lyhanna : l’autopsie révèle un viol, l’ADN du suspect retrouvé sur l’enfant de 11 ans

Depuis le 4 juin, la France entière retient son souffle dans l’affaire Lyhanna. La fillette de 11 ans, découverte sans vie à Fleurance dans le Gers, a été victime d’un viol selon les résultats de l’autopsie. Le profil biologique du principal suspect a été formellement identifié sur l’enfant.
Lyhanna, 11 ans : ce que l’autopsie a établi après l’enlèvement du 31 mai
Les faits remontent au 31 mai 2026. Ce jour-là, Lyhanna, jeune collégienne du Gers, est enlevée. Son corps est retrouvé quatre jours plus tard, le 4 juin, dans la commune de Fleurance. Un choc pour ses proches, pour sa ville, pour tout le pays.
L’autopsie pratiquée sur la fillette a livré des conclusions accablantes. Les médecins légistes ont formellement établi que Lyhanna avait été victime d’un viol. Une réalité que la mère de l’enfant redoutait depuis les premières heures de la disparition.
Les causes exactes du décès, elles, ne sont pas encore déterminées. Les expertises médico-légales sont toujours en cours. Chaque jour qui passe sans communication officielle du parquet d’Agen ajoute à l’angoisse des proches.
L’avocat de la famille, Me François Roujou de Boubée, a publié un communiqué d’une gravité rare. Il y décrit la douleur des parents en des termes qui glacent : « Face au pire pouvant arriver à une enfant et à des parents, leur colère n’a d’égal que leur dégoût. » Il demande que l’intimité de la famille soit strictement respectée.
ADN de Jérôme Barella retrouvé sur l’enfant : vers un élargissement des poursuites
Le principal suspect s’appelle Jérôme Barella. Mis en examen pour « enlèvement » et « séquestration », il est détenu à la prison de Mont-de-Marsan, placé à l’isolement. Lors de son audition devant le juge d’instruction, il a choisi de garder le silence. Pas un mot.
Les résultats de l’autopsie changent désormais la donne judiciaire. Le profil biologique de Barella a été retrouvé sur le corps de Lyhanna. Cette découverte est susceptible de donner lieu à un élargissement des poursuites, bien au-delà des chefs d’accusation initiaux.
L’enquête devra établir les circonstances précises du viol. Quand exactement ? Dans quelles conditions ? La chronologie des faits entre l’enlèvement du 31 mai et la découverte du corps le 4 juin reste à reconstituer avec précision. Chaque élément matériel compte pour les enquêteurs du Gers.
Depuis le 5 juin, aucune communication officielle du parquet d’Agen n’est intervenue. Un silence qui alimente les interrogations sur l’avancée réelle du dossier. Les proches de Lyhanna, eux, attendent des réponses que personne ne leur donne encore.
Ce que l’on sait en revanche, c’est que le passé judiciaire du suspect soulève des questions lourdes sur les failles du système.

Sept plaintes, zéro condamnation : le passé judiciaire glaçant de Jérôme Barella
Le détail qui bouleverse dans ce dossier, c’est le casier de Barella. Ou plutôt son absence de casier. Jérôme Barella est mis en cause dans sept plaintes et signalements pour viol et agression sexuelle. Sept. Dont cinq sont encore en cours d’instruction au moment des faits.
Malgré ces signalements, il n’avait jamais été inquiété par la justice avant la disparition de Lyhanna. Aucune mise en examen, aucune interdiction, aucune mesure restrictive. Un homme libre, avec sept alertes dans son dossier.
Comment un individu visé par autant de plaintes a-t-il pu rester sous les radars ? Cette question hante désormais les parents de Lyhanna, mais aussi toutes les familles qui se demandent si le système judiciaire protège vraiment leurs enfants. L’affaire pourrait devenir un cas d’école sur les défaillances du suivi judiciaire des auteurs de violences sexuelles en France.
Me Roujou de Boubée a précisé qu’aucun autre commentaire ne serait fait par la famille. Le temps est au deuil. Et à la justice, si elle finit par se montrer à la hauteur de ce qu’a subi cette enfant de 11 ans.
Sept signalements, zéro condamnation, une enfant morte. Si cette affaire ne provoque pas un électrochoc sur le traitement judiciaire des plaintes pour violences sexuelles en France, on peut se demander ce qu’il faudra de plus.