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Courbevoie : un homme de 25 ans en détention provisoire pour avoir poignardé sa cousine d’une trentaine de coups

Publié par Cassandre le 01 Oct 2026 à 13:12
Cris stridents, « très grand couteau »… : le mobile fou avancé par le suspect du meurtre de Roberta

Une résidence de Courbevoie, un peu avant 1 heure du matin, des cris qui traversent les étages. Quelques instants plus tard, des voisins découvrent une femme couverte de sang et un homme hagard, un couteau à la main. Selon Le Parisien, l’auteur présumé, 25 ans, aurait avancé un mobile déroutant : sa cousine l’aurait empoisonné. Reste à savoir ce que cette version vaut vraiment.

Huit étages, des hurlements et une porte qui s’ouvre sur l’horreur

Tout se joue dans la nuit du 26 au 27 septembre 2026, à Courbevoie, dans les Hauts-de-Seine. Il n’est pas loin de 1 heure du matin quand un groupe de voisins, logés au huitième étage, entend des cris stridents. Ils ne réfléchissent pas longtemps.

Ils dévalent les escaliers quatre à quatre, jusqu’au septième. Là, ils ouvrent la porte des parties communes. Et ils découvrent une scène que personne ne se prépare à voir un soir ordinaire.

« J’étais devant et j’ai vu cette femme trempée de sang », a relaté l’un des témoins au Parisien. La victime, Roberta, 36 ans, est là, dans cet espace que tous les résidents empruntent chaque jour. Le décor est banal, la situation ne l’est plus du tout.

À la droite du témoin, un homme se tient debout, l’air hagard. Il tient dans la main ce que le voisin décrit comme un « très grand couteau ». Ce détail, glaçant, est resté gravé dans le récit de ceux qui étaient là.

Ce type de drame rappelle d’autres affaires survenues dans la même ville, comme ce médecin généraliste poignardé en pleine consultation à Courbevoie. Mais ici, le lien entre les deux protagonistes change la nature de l’histoire. Et c’est précisément ce lien qui intrigue.

Un cousin de 25 ans, une détention provisoire et une accusation qui interroge

L’homme présent sur place est l’auteur présumé des faits. Il a 25 ans et il est le cousin de la victime. Selon les informations du quotidien, il a été mis en examen puis placé en détention provisoire ce lundi.

La qualification retenue est celle d’homicide volontaire. Concrètement, une mise en examen signifie que la justice estime qu’il existe des indices graves ou concordants. Elle ne vaut pas condamnation : l’intéressé reste présumé innocent tant qu’aucun procès n’a eu lieu.

La détention provisoire, elle, est décidée quand les magistrats jugent qu’il faut empêcher des pressions sur les témoins ou garantir que la personne reste à disposition de la justice. C’est une mesure d’enquête, pas un verdict. Une instruction s’ouvre alors, avec ses auditions, ses expertises et ses vérifications.

Dans ce genre de scène, les premiers instants comptent énormément. Les voisins, eux, se retrouvent malgré eux au cœur du dossier. Leurs témoignages pèsent, comme dans cette interpellation d’un homme armé d’un immense couteau en gare Saint-Lazare, où chaque regard de passant a compté.

Mais à Courbevoie, une question domine : pourquoi un tel déchaînement entre deux membres d’une même famille ? Les éléments recueillis par le journal apportent une première piste. Elle est aussi troublante qu’inattendue.

Selon Le Parisien, l’homme de 25 ans aurait reproché à sa cousine de l’avoir empoisonné. C’est là le mobile qu’il aurait avancé devant les enquêteurs. Il aurait aussi expliqué qu’elle l’avait menacé avec un couteau avant qu’il ne la poignarde, à une trentaine de reprises.

Cage d'escalier vide d'un immeuble, porte entrouverte

Menace au couteau ou récit de défense : ce que cette version change

Premier point : tout ceci repose, à ce stade, sur les déclarations attribuées au suspect, rapportées par un seul média. Il convient donc de rester prudent. Rien ne dit, dans les éléments connus, que l’accusation d’empoisonnement ait la moindre réalité.

Deuxième point : la version de la menace avec un couteau relève d’une logique de défense. Les enquêteurs devront la confronter aux constats matériels. Une trentaine de coups, c’est un chiffre que les juges ne manqueront pas de mettre en regard de ce récit.

Dans bien des dossiers, la confrontation entre ce que dit un mis en examen et ce que montrent les expertises prend du temps. Autopsie, analyses, auditions de l’entourage : tout est recoupé. Un récit isolé ne suffit pas à établir une vérité judiciaire.

On retrouve ce même type de décalage dans cette affaire londonienne où l’auteur d’un meurtre s’est vanté de son geste une heure plus tard. Le comportement d’après les faits y pèse lourd dans l’enquête. À Courbevoie, l’état hagard décrit par un voisin est un indice de plus, sans être une explication.

Reste le mot qui interpelle le plus : « empoisonné ». La source ne précise ni l’origine de cette conviction ni un éventuel élément concret. Les magistrats chercheront à comprendre si elle relève d’un conflit réel, d’une obsession ou d’autre chose.

C’est là toute la tension du dossier. Un mobile « fou », comme le qualifie le quotidien, ne dit pas forcément ce qui s’est passé entre ces deux cousins. Et ce que l’enquête établira pourrait être très différent de ce premier récit.

Ce que la suite de l’enquête devra éclaircir

Maintenant que la mise en examen est prononcée, le dossier passe entre les mains d’un juge d’instruction. Il aura la charge de reconstituer la chronologie de la nuit, minute par minute. Les témoignages des voisins en seront l’une des bases.

Parmi les pistes qu’une telle instruction explore généralement : la nature de la relation entre les deux cousins, d’éventuels antécédents de conflit, l’état psychique de l’auteur présumé au moment des faits. Des expertises peuvent être ordonnées sur ce dernier point. Aucune information de la source ne confirme à ce stade qu’elles l’aient été.

Autre élément à surveiller : la suite donnée à l’accusation d’empoisonnement. Si elle était étayée, elle changerait le regard porté sur les faits. Si elle ne l’est pas, elle pèsera autrement dans l’appréciation de la responsabilité. À ce jour, rien dans la source ne permet de trancher.

Dans ces dossiers, les drames familiaux surprennent toujours par leur origine. Il suffit de lire cette histoire de Thionville, où une femme de 95 ans a poignardé son frère de 85 ans, pour mesurer à quel point une dispute peut déraper. Chaque affaire reste pourtant singulière.

Et puis il y a les témoins. Sans eux, les premières minutes resteraient floues, comme lorsqu’un passant intervient face à un danger, à l’image de ce policier hors service qui a désarmé un homme au couteau à Paris. À Courbevoie, ce sont des voisins ordinaires qui ont ouvert la porte sur l’impensable.

Pour la famille de Roberta, 36 ans, l’épreuve ne fait que commencer. L’enquête dira, avec le temps, ce qui s’est réellement joué dans cette cage d’escalier.

Un mobile avancé n’est pas un mobile établi : voilà la phrase à retenir de cette nuit de septembre. Et si vous pensiez qu’un geste de courage anonyme restait dans l’ombre, ce que ce judoka de Cergy a fait face à un homme armé pourrait vous faire changer d’avis. Pour souffler un peu, ce monde enfoui des parkings souterrains d’il y a 50 ans réserve quelques surprises.

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