Mort de Théo à Rennes : la police recherche cette femme en robe verte aperçue sur les lieux du drame

Il y a un mois, Théo, 11 ans, était étranglé lors d’une partie de pêche au bord de la Vilaine, à Rennes. Deux adolescents ont été mis en examen. Mais les zones d’ombre persistent. Un appel à témoins vient d’être lancé pour retrouver une femme aperçue sur les lieux — et qui ne s’est jamais manifestée.
Un enfant de 11 ans tué pour des leurres de pêche à quelques dizaines d’euros
Le 24 mai 2026, Théo se rendait pêcher sur les bords de la Vilaine, à Rennes. Le garçon de 11 ans y avait rencontré la veille un adolescent de 16 ans et une adolescente de 15 ans. Une partie de pêche entre jeunes passionnés, en apparence banale.
Ce jour-là, tout a basculé. Théo a été retrouvé sans vie, une serviette de bain mouillée « nouée très serrée autour de son cou », selon les mots du procureur de la République de Rennes, Frédéric Teillet. Le pêcheur, laissé inconscient par les deux suspects, n’a pas survécu.
Les deux adolescents ont été interpellés et placés en garde à vue. Ils ont reconnu avoir violenté et étranglé Théo. Le mobile présumé laisse sans voix : une dispute autour d’accusations de vols de matériel de pêche. Des leurres d’une valeur de quelques dizaines d’euros.
Selon le procureur, les suspects auraient agressé l’enfant pour « se venger » et « récupérer des leurres que Théo leur aurait pris ». Mis en examen pour « meurtre sur mineur » et « vol en réunion », ils ont été placés en détention provisoire. L’affaire a choqué la France entière.
Des auditions qui ne concordent pas et des zones d’ombre persistantes
Dès les premiers jours de l’enquête, un détail a alerté les enquêteurs. Les auditions des deux adolescents ne racontent pas exactement la même histoire. « Leurs auditions ne sont pas totalement concordantes », avait déclaré Frédéric Teillet, sans préciser la nature exacte des divergences.
La version du mobile — un vol de leurres — a elle aussi été contestée. Les parents de Théo ont formellement démenti. Leur fils leur avait dit spontanément, la veille du drame, que le jeune rencontré au bord de l’eau lui avait donné ces leurres. Pas volés. Donnés.
Cette contradiction entre la version des suspects et celle de la famille de la victime alimente le doute. Y a-t-il eu un autre déclencheur ? Un troisième protagoniste ? C’est précisément pour tenter de lever ces zones d’ombre qu’un nouvel élément vient de surgir dans l’enquête.
Un mois après les faits, la police a décidé de rendre publique une information jusqu’ici restée dans le dossier. Et elle concerne une femme que personne n’a encore identifiée.

Appel à témoins : cette femme en robe verte ne s’est jamais manifestée
Un appel à témoins a été lancé mardi soir par la police. Les enquêteurs recherchent « un témoin féminin vêtu d’une robe verte qui se promenait sur le chemin de halage le long de la Vilaine, au pied des immeubles ». Cette femme se trouvait à proximité immédiate des lieux du drame.
Le problème : elle ne s’est jamais présentée aux services d’enquête. Ni spontanément, ni après les premiers appels médiatiques. Pour les enquêteurs, son témoignage pourrait être décisif pour reconstituer la chronologie exacte des faits et comprendre ce qui s’est réellement passé ce 24 mai sur les berges de la Vilaine.
Les personnes susceptibles de connaître ou de reconnaître cette femme sont invitées à contacter la police au 02 99 79 87 99 ou au 02 90 09 82 92 (soir et week-end), ou par mail. Chaque détail, même anodin, peut faire avancer l’enquête. Un mois après le meurtre, les questions restent nombreuses et la douleur des proches de Théo, intacte.
Un enfant de 11 ans a perdu la vie au bord d’une rivière, un jour de mai, pour une histoire de leurres de pêche que personne ne raconte de la même façon. Si vous avez vu cette femme en robe verte sur le chemin de halage ce jour-là, un simple appel peut tout changer.