Une vieille dame lui demande de monter ses courses, elle s’échappe du 7ᵉ étage après un véritable cauchemar

Aider une dame âgée à porter ses courses. Un geste banal, presque réflexe. À Pantin, en Seine-Saint-Denis, ce simple coup de main a basculé en cauchemar pour une jeune femme, piégée, violée et séquestrée au septième étage d’un immeuble. Sa fuite, en chaussettes, de balcon en balcon, force le souffle — et pose une question glaçante sur le rôle de la mère de l’agresseur présumé.
Un piège tendu en pleine rue à Pantin
La scène s’est déroulée dans une rue ordinaire de Pantin. Une femme âgée aborde une passante et lui demande un coup de main pour monter ses sacs de courses jusqu’à son appartement, situé au septième étage. Rien d’inhabituel. La jeune femme accepte, comme n’importe qui l’aurait fait.
Mais une fois la porte refermée, tout bascule. Le logement n’est pas vide. Le fils de la propriétaire, un homme d’une cinquantaine d’années, se trouve à l’intérieur. La victime est enfermée, sans possibilité de quitter les lieux. Le piège s’est refermé en quelques secondes.
C’est la porte-parole du syndicat de police Un1té, Linda Kebbab, qui a révélé cette affaire sur le réseau social X, ce mardi 23 juin. Son récit, détaillé et glaçant, a immédiatement provoqué une onde de choc. Car au-delà de la violence des faits, c’est le mode opératoire qui interroge : le rôle exact de la mère dans cette mise en scène reste à éclaircir. Et les policiers ne croient pas du tout à la coïncidence.
Une question brûle déjà : comment un homme déjà connu pour des faits similaires pouvait-il encore être libre de ses mouvements — et vivre sous le même toit que sa mère sans la moindre surveillance ?
Violée, menacée de mutilation… puis une fuite par les balcons du 7e étage
Selon le récit de Linda Kebbab, l’homme contraint la jeune femme à entrer dans une chambre. Il lui impose un rapport sexuel avec pénétration. Un viol au sens pénal du terme, commis dans un huis clos dont elle ne possède aucune clé.
Après l’agression, la victime tente de négocier sa sortie. Elle explique être mère d’un jeune enfant. L’homme refuse catégoriquement. Il annonce « vouloir remettre ça » et la menace de « lui couper les tétons » si elle continue de réclamer sa liberté. On est au-delà du viol : c’est une séquestration assortie de menaces de mutilation.
C’est là que le courage de cette femme prend une dimension presque irréelle. Terrifiée mais lucide, elle prétexte vouloir prendre l’air sur le balcon. Et à cet instant, depuis le septième étage, en chaussettes, elle enjambe la rambarde. Balcon après balcon, agrippée à la façade, elle descend deux étages. Un voisin du cinquième lui ouvre sa porte et contacte immédiatement les secours.
Les policiers de la CSI 93 et de la BAC de Pantin interviennent dans la foulée. L’homme est interpellé dans l’appartement. Mais un détail, rapporté par Linda Kebbab, glace le sang bien après l’arrestation.

« Vous avez oublié vos chaussures » : le geste de la mère qui accable
Quelques minutes après la fuite de la victime, un détail sidérant émerge. La mère de l’agresseur présumé se présente à la porte du voisin qui a recueilli la jeune femme. Sa phrase, rapportée par la syndicaliste, résonne comme un aveu d’implication : « Madame, vous avez oublié vos chaussures. »
Pas un mot sur ce qui vient de se passer. Pas d’appel à l’aide. Pas de surprise. Juste une tentative de récupérer la victime, ou à tout le moins, de minimiser l’événement. Pour les enquêteurs, ce comportement renforce les soupçons : la femme âgée pourrait avoir sciemment attiré la jeune passante dans l’appartement en connaissance de cause.
L’homme interpellé, lui, n’en est pas à son premier fait d’armes judiciaire. Toujours selon Linda Kebbab, il serait déjà connu de la justice pour des faits de viol, de violences conjugales, de menaces de mort et d’autres violences. Un profil multirécidiviste qui interroge sur les failles du suivi judiciaire. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes et les responsabilités de chacun — mère comprise.
De balcon en balcon, en chaussettes, depuis le septième étage : cette femme s’est sauvée elle-même. Sa détermination force l’admiration. Mais la vraie question, celle qui reste sans réponse, c’est pourquoi un homme condamné pour viol pouvait encore ouvrir sa porte à de nouvelles victimes. Et si quelqu’un les lui amenait.