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« Mom, I just shot and killed somebody » : le père qui a stoppé la tuerie de l’école en Oregon a rampé par une fenêtre

Publié par Cassandre Jolivet le 18 Oct 2026 à 17:02
« Mom, I just shot and killed somebody » : le père qui a stoppé la tuerie de l'école en Oregon a rampé par une fenêtre

Jeudi, un peu avant 13 heures, un père rentre chez lui pour déjeuner. Ses deux filles sont élèves à l’école élémentaire Silver Rail, en Oregon. Il entend des détonations, voit un adolescent armé entrer dans le bâtiment. Ce qu’il a fait ensuite, sa propre mère le raconte, et ce que son fils lui a dit juste après, personne ne l’oublie.

Une pause déjeuner qui bascule en quelques secondes

Kaylub Giamaco n’avait rien d’un soldat ce jeudi-là. Selon CBS News, il rentrait chez lui pendant sa pause déjeuner, vers 13 heures, quand les coups de feu ont retenti près de l’école de ses deux filles.

Il aperçoit alors Griffin John, 16 ans, qui pénètre dans le bâtiment. Pas de temps pour appeler, pas de temps pour réfléchir. Les enfants sont à l’intérieur.

Le bilan que le tireur laissera derrière lui est lourd. Trois élèves sont morts : Rhoam Summer, 5 ans, un enfant de 8 ans et un autre de 11 ans. Une enseignante de 25 ans, Megan Lambert, a également perdu la vie.

Deux autres victimes, une fillette de 7 ans, Saylor Graham, et une enseignante de 54 ans, Becky Drury, ont été gravement blessées. Leur état était qualifié de critique. Ce type de tragédie scolaire, comme celle survenue devant un lycée en Turquie, laisse souvent des familles entières sans réponse.

Mais à Silver Rail, un homme a décidé de ne pas attendre les secours. Et la façon dont il s’y est pris, sa mère l’a détaillée sans filtre.

« Il a traqué le tireur jusque dans l’école »

C’est Kenda Freeman, la mère de Kaylub, qui a livré le récit à CBS News. Selon elle, son fils a tout de suite compris que quelque chose n’allait pas.

« Il s’est garé sur l’herbe, a attrapé son arme et a, en gros, traqué le tireur jusque dans l’école », a-t-elle expliqué. Giamaco possède et porte son arme légalement, précise la source.

Autre détail saisissant : l’entrée. Toujours selon sa mère, il n’a pas pris la porte. Il est passé par une fenêtre que le tireur avait lui-même fait voler en éclats.

« Il a rampé à travers la fenêtre. Il a rampé comme un soldat », a-t-elle insisté. Chaque seconde comptait, et chaque mètre dans ce couloir de verre brisé aussi. D’autres interventions éclair ont marqué l’actualité récente, comme ce récit déjà raconté sur la même tuerie.

Reste la scène finale, celle qui s’est jouée à bout portant. Et la phrase qu’il a lâchée au téléphone juste après.

Fenêtre d'école brisée avec éclats de verre sur l'herbe

Le coup de fil qui glace : « Maman, je viens de tuer quelqu’un »

Quelques instants plus tard, Kaylub Giamaco appelle sa mère. Dans ce genre de drame où un élève ouvre le feu, les témoignages à chaud sont rares. Celui-ci est brut.

« Maman, je viens de tirer sur quelqu’un et de le tuer. Un homme est entré dans l’école de mes filles et a tiré sur des enfants. Je l’ai regardé à bout portant, et je l’ai tué, maman. »

Voilà la réponse à la question que tout le monde se pose. C’est donc lui, ce père, qui a mis fin à l’attaque en abattant le tireur de 16 ans, après être entré dans le bâtiment par la fenêtre. Selon sa mère, son intervention a sauvé de nombreuses vies.

Mais le plus frappant n’est pas l’acte. C’est ce qu’il a dit ensuite. Kenda Freeman lui a répondu qu’il était un héros, qu’il avait fait ce qu’il fallait. Sa réponse : « Maman, je n’ai pas pu les sauver tous. »

Aucun trophée là-dedans. Seulement un homme qui compte ceux qu’il n’a pas atteints à temps. Et cette culpabilité, elle ne le quitte plus.

Un héros qui refuse de parler et une famille déchirée

Aujourd’hui, Kaylub Giamaco se tait. Son frère, Kyle Giamanco, a indiqué qu’il ne souhaite pas s’exprimer sur la fusillade, rongé par le remords de n’avoir pu sauver davantage de victimes.

Sa mère, elle, oscille entre deux sentiments. « Je suis reconnaissante que mes bébés aillent bien », a-t-elle confié, la voix brisée. Puis : « Il y a des bébés qui ne vont pas bien, et c’est dur à avaler. »

Elle pense aux familles qui n’ont pas pu ramener leur enfant à la maison. Parmi elles, celle du petit Rhoam, 5 ans. Les deux filles de Giamaco, elles, étaient dans l’école et s’en sont sorties.

Reste à surveiller l’état des deux blessées, toujours en situation critique selon la source, et la suite de l’enquête sur le déroulé exact de l’attaque. Sur ce type de faits, comme à San Diego, les éléments précis émergent souvent dans les jours qui suivent. Les récits de proches comme celui-ci sont rapportés par un seul média et restent à confirmer par les autorités.

Un homme a franchi une fenêtre brisée pour des enfants qui n’étaient pas tous les siens. Il en ressort sans fierté, avec un seul regret : ne pas avoir pu faire plus.

Et si vous pensiez que l’on ne pouvait rien apprendre d’une fusillade, ce qui s’est passé en plein Yom Kippour devant une synagogue montre une autre facette de ces secondes décisives. Et si l’histoire d’un policier face à une lame vous intrigue, le récit glaçant de cette intervention dans un restaurant parisien vous attend.

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