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Turquie : un élève ouvre le feu devant son lycée, huit blessés dont deux entre la vie et la mort

Publié par Cassandre le 22 Sep 2026 à 14:11
Ambulances et policiers devant un lycée turc

Ce mardi matin, la routine d’un lycée technique du district de Turgutlu, dans la province de Manisa en Turquie, a basculé en quelques secondes. Un élève aurait ouvert le feu devant l’établissement, semant la panique parmi les lycéens et le personnel présents sur place.

Le bilan provisoire fait déjà état d’au moins huit blessés, dont deux dans un état critique. Une vidéo diffusée en ligne montre l’assaillant hésiter avant de foncer vers le bâtiment, un détail glaçant qui ranime un souvenir douloureux pour tout le pays.

Panique devant le lycée technique de Manisa

Les faits se sont produits mardi vers 7h59 heure locale, selon un communiqué du bureau du gouverneur relayé sur X. La fusillade a visé les abords du lycée professionnel et technique Anatolian Inci Uzmez, dans le district de Turgutlu. Un important dispositif de police et d’équipes médicales a été dépêché sur place dès les premiers signalements de tirs.

Une vidéo tournée par des riverains et largement partagée en ligne montre un jeune individu marchant dans une rue proche de l’école, une arme longue à la main.

Il semble d’abord s’éloigner de l’établissement, jetant régulièrement des coups d’œil par-dessus son épaule, avant de faire demi-tour et de courir vers le bâtiment. Des ambulances ont ensuite été aperçues devant l’école.

Ce type de scène rappelle d’autres drames récents, comme cet adolescent dont le projet d’attaque avait été déjoué après avoir été signalé par une intelligence artificielle. La violence en milieu scolaire n’est jamais isolée : elle fait écho, plus largement, aux agressions soudaines qui bouleversent le quotidien partout ailleurs.

Huit blessés, un suspect arrêté, un mobile encore flou

Selon les autorités locales, huit personnes ont été touchées par les tirs, dont des élèves. Deux d’entre elles seraient dans un état critique, ont rapporté des médias turcs. Les blessés ont été transportés vers les structures médicales les plus proches pour y être pris en charge.

Le bureau du gouverneur a confirmé que le suspect présumé d’avoir ouvert le feu a été arrêté et placé en garde à vue par les forces de sécurité. Une enquête judiciaire et administrative a été ouverte, et les autorités ont promis de communiquer les développements séparément.

Le mobile de l’attaque n’était pas connu au moment des premières informations. Ce genre de drame, où l’issue reste incertaine pendant plusieurs heures, rappelle des tragédies aussi douloureuses que celle de cette femme retrouvée sans vie en plein espace public, où l’émotion précède longtemps les réponses.

En France aussi, certains événements récents ont poussé des responsables à des constats glaçants face à l’ampleur d’une crise.

Couloir scolaire vide avec sac à dos abandonné

Un pays encore marqué par deux fusillades meurtrières en avril

Les discours officiels peinent parfois à rassurer quand l’émotion domine, et la Turquie le sait mieux que quiconque depuis avril. Deux fusillades scolaires survenues à un jour d’intervalle avaient déjà provoqué l’indignation du pays et poussé les autorités à instaurer, dès la rentrée 2026-2027, de nouvelles mesures de sécurité, dont un contrôle renforcé des armes à feu. Avant ce printemps noir, la Turquie n’avait pourtant jamais connu ce genre d’attaques dans ses établissements scolaires.

La première, au lycée technique Ahmet Koyuncu de Siverek, dans la province de Şanlıurfa, avait fait seize blessés avant que l’assaillant, un ancien élève de 19 ans nommé Ömer Ket, ne se donne la mort.

Le gouverneur avait précisé que le jeune homme n’avait aucun antécédent judiciaire et que l’établissement avait été classé sûr par la police peu de temps auparavant.

À peine plus de vingt-quatre heures plus tard, un adolescent de 13 ans avait tué douze personnes et blessé treize autres au collège Ayser Çalık, dans le district d’Onikişubat à Kahramanmaraş, avant de mourir lui-même d’une blessure au couteau en tentant de fuir.

Des parents affolés s’étaient précipités sur les lieux pour retrouver leurs enfants, comme le rappellent des témoignages recueillis après d’autres catastrophes soudaines. Au total, ces deux attaques d’avril avaient coûté la vie à quatorze personnes et blessé vingt-neuf autres.

La fusillade de Manisa relance donc, à peine cinq mois plus tard, les inquiétudes sur la sécurité des établissements scolaires turcs. Huit blessés, un suspect derrière les barreaux, et un pays qui retient son souffle : l’enquête, elle, ne fait que commencer.

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