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« Blonde bimbo » : cette prof d’université harcelée pour ses cheveux blonds répond aux hommes

Publié par Ambre Détoit le 27 Sep 2026 à 11:04
« Blonde bimbo » : cette prof d'université harcelée pour ses cheveux blonds répond aux hommes

Une doctorante en sociologie devant un amphithéâtre, cheveux platine, tenue rose vif : sur le papier, rien d’inhabituel. Sauf que cette apparence a suffi à déclencher une vague de messages qui la traitent de « bimbo » ou l’accusent de vendre du contenu pour adultes. Elle a fini par répondre, et sa réplique en dit long sur ce que subissent certaines femmes dans l’enseignement supérieur.

Une prof d’université qui ressemble à Elle Woods et qui dérange

Ashley Collar, 27 ans, se surnomme elle-même la « vraie Elle Woods », en référence à l’héroïne du film culte incarnée par Reese Witherspoon. Originaire de Moss Side, un quartier populaire de Manchester, elle a grandi dans un logement social avec sept frères et sœurs sous le même toit.

Boursière méritante malgré de bons résultats aux examens nationaux, elle raconte avoir été placée dans des classes de niveau inférieur « à cause de qui j’étais et d’où je venais ». Un parcours qui n’est pas sans rappeler d’autres histoires de harcèlement lié à l’apparence ou à l’origine sociale vécues dès l’école.

Devenue la première de sa famille diplômée, elle a ensuite enseigné à l’Université de Manchester comme assistante de cours, avant de rejoindre un autre établissement qu’elle préfère ne pas nommer. Son bureau rose et ses tenues colorées ont vite fait parler d’elle, pas toujours en bien.

Des commentaires qui la traitent d’« inculte » et de modèle OnlyFans

Tout a basculé quand Ashley a créé des comptes TikTok et Instagram pour documenter son parcours de thèse. Sous le pseudonyme @theblondeacademic, elle a rapidement croulé sous les messages hostiles, majoritairement masculins selon ses propos rapportés par LADbible.

Certains internautes ont écrit qu’elle « n’avait aucune chance d’y arriver » ou que son doctorat portait en réalité « sur OnlyFans ». Quelqu’un a même utilisé son adresse email professionnelle pour créer un faux profil sur cette plateforme, une usurpation qu’elle qualifie de « vraiment étrange ».

https://www.tiktok.com/@theblondeacademic/video/7667574294930640150

Son accent régional a lui aussi été moqué, jugé « bas de gamme » et incompatible avec le milieu académique. Des critiques sur le physique qui rappellent celles subies par d’autres femmes exposées publiquement, comme Élodie Gossuin ou la judokate Léa Fontaine, elles aussi ciblées sur leur apparence plutôt que sur leurs compétences.

« Ils sont le problème, pas moi » : la réponse cash d’Ashley Collar

Main tenant un smartphone avec notifications de commentaires hostiles

Face à ces attaques répétées, comme d’autres femmes publiques harcelées sur leur physique, Ashley Collar a choisi de ne rien laisser passer sans réponse. « C’est incroyablement décevant que nous en soyons là en tant que société », confie-t-elle à LADbible.

Elle décrit des messages allant jusqu’à sous-entendre qu’elle aurait été « conditionnée », ou des commentaires ouvertement sexuels sur son physique. « Si vous vous rendez publique de cette manière aujourd’hui, vous serez attaquée. C’est à cause de mon apparence », résume-t-elle, avant d’ajouter que « le rire est le meilleur remède ».

Son doctorat en sociologie, dont elle vient de soumettre le dernier chapitre, ne l’a jamais empêchée d’assumer son style. Elle raconte même que ses étudiants la prennent souvent, au premier cours, pour une camarade de promotion — un quiproquo qu’elle dit adorer, car il « brise la barrière de pouvoir » entre enseignant et élève. Sa communauté en ligne, forte de plus de 12 000 abonnés, l’a aidée à tenir bon dans les moments les plus difficiles de sa thèse.

« Ils sont le problème, pas moi », tranche-t-elle, en assumant pleinement son surnom d’Elle Woods des temps modernes.

Une phrase qui résume à elle seule le combat d’Ashley Collar contre les préjugés sur l’apparence dans le monde académique. Pendant que certains jugent une femme sur la couleur de ses cheveux, d’autres continuent d’imposer des normes tout aussi contestées, comme le montre cette proposition polémique d’Élisabeth Borne sur le Panthéon. Et si vous pensiez que le jugement sur l’apparence épargnait les figures publiques les plus consensuelles, ce détail physique de Brigitte Macron qui a fait réagir les internautes prouve le contraire.

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