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151, 153, 162, 168 km/h sur une route à 90 : quatre conducteurs, six mois sans permis et sept jours de fourrière

Publié par Cassandre le 07 Oct 2026 à 11:28
151, 153, 162, 168 km/h sur une route à 90 : quatre conducteurs, six mois sans permis et sept jours de fourrière

Un week-end ordinaire sur la RD 938, dans les Deux-Sèvres. Sauf que quatre conducteurs, deux en voiture et deux à moto, ont laissé filer leur compteur entre 151 et 168 km/h, sur un axe limité à 90. La sanction est tombée sur place, et l’un des chiffres relevés par les gendarmes est bien plus parlant que tous les autres.

Quatre compteurs, une route à 90 : ce que les gendarmes ont relevé sur la RD 938

Dans les Deux-Sèvres, la RD 938 n’a rien d’une autoroute. C’est un axe départemental, ouvert à la circulation ordinaire, où la vitesse maximale autorisée est fixée à 90 km/h.

C’est pourtant là que, selon la Gendarmerie des Deux-Sèvres, deux voitures et deux motos ont été contrôlées ce week-end à des vitesses comprises entre 151 et 168 km/h. Quatre véhicules, quatre conducteurs, quatre écarts massifs entre la règle et la réalité.

Les relevés des militaires sont d’une précision glaçante : 151, 153, 162 et 168 km/h. Aucun conducteur n’a frôlé la limite, aucun n’a simplement dépassé de quelques kilomètres-heure. Tous ont dépassé de plus de 50 km/h la vitesse autorisée, ce qui change la nature de l’infraction.

Ce seuil n’est pas anodin. Pour un excès de cette ampleur, les gendarmes peuvent agir immédiatement, sans attendre le courrier d’un tribunal, et c’est exactement ce qui s’est produit sur la RD 938.

Reste que les quatre conducteurs ne sont pas les premiers à tester les limites. Dans plusieurs territoires, la question même de la bonne vitesse sur ces routes est revenue dans le débat, comme le montre l’histoire de ces départements qui reviennent sur la limitation à 80 km/h.

Mais sur la RD 938, personne ne discutait de la limite : on l’a simplement ignorée. Et ce qui s’est passé juste après l’interception mérite qu’on s’y arrête.

Permis retenus sur place : la sanction qui a suivi les quatre conducteurs

Face à ces infractions dépassant les 50 km/h, les gendarmes n’ont pas laissé la situation s’éterniser. Les quatre permis ont fait l’objet d’une rétention immédiate. Pour les conducteurs, la première conséquence concrète est tombée au bord de la route, sans délai.

Autrement dit, ils ont dû descendre de leur véhicule sans leur permis en poche. Pour les motards comme pour les automobilistes, le message est le même : un tel écart ne se règle pas par un simple avis de contravention glissé dans la boîte aux lettres.

L’intervention n’avait rien d’un hasard. Selon les informations relayées par Autonews, elle résultait d’un service coordonné entre la brigade motorisée et le PSIG de Parthenay, deux unités qui ont travaillé de concert sur cet axe.

Ce type de contrôle s’inscrit dans une logique plus large : repérer les comportements les plus dangereux, là où ils se produisent. Et la RD 938, visiblement, en fournissait quatre d’un coup.

Les excès spectaculaires peuvent aussi se répéter au même endroit, parfois à quelques minutes d’intervalle, comme ce conducteur flashé deux fois par le même radar sur l’autoroute France-Espagne. Rien de tel n’est signalé dans les Deux-Sèvres, mais le réflexe est identique : le compteur ne ment pas.

Reste la question qui intéresse tout le monde : jusqu’où va la sanction ? Car la rétention du permis n’était que le début de l’addition.

Une suspension administrative de six mois a été prononcée pour chacun des quatre conducteurs. Et les quatre véhicules, voitures comme motos, ont été placés en fourrière pendant sept jours.

Soixante-dix-huit km/h de trop : le chiffre qui dit tout

151, 153, 162, 168 km/h sur une route à 90 : quatre conducteurs, six mois sans permis et sept jours de fourrière

Avant de parler de la suite, un détour s’impose. Les excès les plus lourds donnent parfois lieu à des régimes de sanctions très différents selon les pays, comme dans cet État américain où un seul excès peut faire grimper 11 points sur le permis. En France, l’addition passe par la rétention, la suspension et la fourrière.

Revenons aux relevés. Le conducteur flashé à 168 km/h roulait donc à 78 km/h au-dessus de la vitesse autorisée. Presque le double de la limite, sur une route où l’on croise d’autres véhicules, des carrefours et des virages.

C’est ce chiffre qui résume l’affaire. À cette vitesse, la distance nécessaire pour s’arrêter s’allonge et la moindre erreur de conduite peut se transformer en drame. Les marges de sécurité deviennent, comme le rappelle la source, dangereusement minces.

Les gendarmes ne cachent d’ailleurs pas leur intention. Derrière le bilan judiciaire, ils veulent attirer l’attention sur la multiplication des comportements dangereux observés sur les routes, et pas seulement sur ce week-end précis.

La vitesse reste un facteur majeur d’aggravation des accidents. Les sanctions peuvent être lourdes, et celles de la RD 938 le sont, mais elles ne remplaceront jamais la prudence avant d’appuyer sur l’accélérateur.

Concrètement, voilà ce qui attend chacun des quatre conducteurs : un permis retenu, six mois de suspension et un véhicule immobilisé sept jours. Ils devront de plus répondre de leurs agissements, comme le souligne la source.

La suite de l’histoire, elle, ne se joue plus au bord de la route. Elle concerne tout ce que ces contrôles disent de l’état de nos départementales.

Ce que ces quatre contrôles disent des routes françaises

Le bilan de la RD 938 n’est sans doute pas un cas isolé, mais la source ne le chiffre pas. Ce qu’elle établit, c’est une série d’infractions « particulièrement marquées » sur un seul week-end, sur un seul axe, par quatre conducteurs aux profils pourtant différents.

Deux automobilistes, deux motards. Aucun profil type, juste un point commun : une confiance aveugle dans leur capacité à maîtriser une machine lancée bien au-delà de ce que la route autorise.

Face à ce genre de comportements, l’idée de contraindre techniquement les véhicules revient régulièrement dans le débat. Elle a été évoquée par certains constructeurs, qui explorent la piste de brider la vitesse des véhicules. Rien à voir directement avec l’enquête des Deux-Sèvres, mais le sujet se pose.

Sur le terrain, la méthode reste classique : contrôles ciblés, coordination entre unités, sanction immédiate. L’efficacité de l’approche tient à sa visibilité : un permis retenu et une voiture embarquée, cela se raconte dans l’entourage.

Autre point à retenir : les sanctions ne se limitent pas aux motards ou aux voitures de sport. Elles s’appliquent à tout véhicule, comme dans ce cas d’une Audi de location flashée à 239 km/h sur l’A9 qui a fini en fourrière.

Dans les Deux-Sèvres, la gendarmerie n’a pas annoncé d’autres suites. Mais le message est clair : sur une route à 90, chaque kilomètre-heure au-delà de la limite se paie, et au-delà de 50 km/h, il se paie cher et tout de suite.

Les quatre conducteurs de la RD 938 ont voulu battre un record. Ils repartent à pied, sans permis, pour six mois. Et si vous voulez voir jusqu’où certains poussent le compteur, ce Porsche 911 GT3 flashé à 312 km/h en Haute-Savoie a de quoi vous laisser sans voix.

Quant aux radars, certains ont parfois des comportements pour le moins surprenants : celui qui, renversé sur le bas-côté, s’est mis à flasher les trains, mérite qu’on s’y attarde.

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