Des voleurs embarquent un sous-marin de 4 tonnes devant un magasin de plongée de l’Ain : une annonce à 100 € sur Leboncoin le fait retrouver à Besançon

Un sous-marin, ça ne passe pas inaperçu. Surtout quand il pèse quatre tonnes et qu’il est jaune. Pourtant, entre le 1er et le 21 octobre, le « Yellow Submarine » a disparu de devant un magasin de l’Ain. Où a-t-il refait surface, à quel prix, et grâce à qui ? La réponse est aussi improbable que le vol lui-même.
Un bathyscaphe de 4 tonnes, ancien du Gabon, planté devant un magasin fermé
Avant de devenir décor, cet engin a eu une vie d’aventurier. Selon le Dauphiné libéré, il a d’abord servi à la prospection pétrolière au large du Gabon.
Puis il a été abandonné sur une plage du continent africain. Un nouveau propriétaire l’aurait racheté et fait acheminer jusqu’en France. Quelle drôle de trajectoire pour un navire.
Sa troisième vie, c’est celle d’un objet de décoration. Il trônait devant un magasin de plongée de Ferney-Voltaire, près du lac Léman, fermé depuis le 1er janvier 2025. Un sous-marin jaune devant une boutique de plongée : difficile de faire plus raccord.
C’est précisément ce qui aurait attiré l’œil de voleurs. Dans le récit de ce vol hors norme, ils auraient chargé l’engin dans un camion avant de filer. Mais comment cache-t-on quatre tonnes d’acier jaune ?
L’annonce à 100 € qui a tout fait basculer
En constatant la disparition, le propriétaire a déposé plainte. Puis il a fait ce que beaucoup de victimes de vol font : éplucher les petites annonces en ligne.
Et là, bingo. Selon la source, l’engin était proposé sur Leboncoin pour une centaine d’euros. Pour un navire de quatre tonnes, c’est moins cher qu’un vélo d’occasion.
Les voleurs ont-ils voulu s’en débarrasser vite ? La source ne le dit pas. Mais la méthode rappelle d’autres affaires, comme cette carte graphique volée puis mise en vente en ligne, où l’annonce a trahi le butin.
La police a ensuite repéré l’engin, selon le quotidien régional. Il se trouvait à Besançon, dans le Doubs, à environ 150 km de Ferney-Voltaire. Reste une question : que fait-on d’un sous-marin dans une ville sans mer ?
Un dépanneur, des policiers et une demande qui ne s’invente pas
Dernier acte, le plus savoureux. Les policiers ont demandé à un dépanneur de venir remorquer « un sous-marin ». On imagine la tête de l’intéressé en décrochant son téléphone.
Besançon se situe à 600 km de la Méditerranée. La capitale comtoise n’est pas réputée pour ses activités sous-marines, comme le souligne la source. Voilà pourtant le « Yellow Submarine » retrouvé, bien à sec.
Le plus surprenant reste la logistique : il a fallu chargement, camion et transport, avec un objet de quatre tonnes. Ce n’est pas un vol de portefeuille à la sauvette. Dans l’affaire des Lego remplacés par des pâtes, la ruse tenait dans un carton, ici il faut une grue.
Les informations disponibles ne précisent ni l’identité des voleurs ni d’éventuelles interpellations. Aucune conclusion n’est à tirer sur leurs motivations : seule l’enquête le dira.
Un sous-marin volé, mis en vente à 100 €, retrouvé à 600 km de la mer : la réalité dépasse encore la fiction. Et si vous aimez les objets qui voyagent plus que prévu, ces étranges objets échoués sur les plages d’Europe depuis 2014 ont une histoire encore plus folle. Quant à savoir où se cache le tout premier sous-marin du monde, la réponse est sur une île minuscule.