Paris : la synagogue de la rue Burnouf aurait été attaquée et ravagée par des émeutiers
Une synagogue du nord-est de Paris, des fidèles en kippa, et un spectacle de désolation. Selon le compte Bastion, la synagogue de la rue Burnouf aurait été attaquée et saccagée par des émeutiers. La vidéo de 62 secondes filme les dégâts de l’intérieur, au moment même où ceux qui la fréquentent les découvrent. Et une question domine leurs échanges : a-t-on le droit de toucher à quoi que ce soit ?

Meubles fouillés, bureau mis à sac : ce que filment les fidèles dans la synagogue de la rue Burnouf
Le post, publié le 18 octobre 2026 à 11h32 par Bastion (@BastionMediaFR), annonce une « flash info » : la synagogue de la rue Burnouf, à Paris, aurait été attaquée par des émeutiers. Le compte ne précise ni le nombre d’auteurs ni le moment des faits.
La vidéo montre des hommes portant la kippa face à un lieu de culte sens dessus dessous. Des meubles ont été ouverts et fouillés, des objets et des papiers jonchent le sol, des étagères sont vidées. La caméra passe ensuite dans un bureau également mis à sac : tiroirs ouverts, dossiers renversés.
Pendant ce temps, personne ne ramasse rien. Les voix se répondent, entre stupeur et prudence, et l’on retrouve la même inquiétude que lors d’autres attaques visant des lieux juifs. Reste le moment le plus lourd, quand la caméra se tourne vers l’armoire sacrée.
« Ils ont ouvert le Sefer Torah, mais ils ont rien fait dedans »
Au fond de la pièce principale, l’Aron Kodesh, l’armoire des rouleaux de la Torah, a ses portes et ses rideaux ouverts. Le choc rappelle celui d’autres synagogues visées, mais ici, ce sont les fidèles eux-mêmes qui parlent.
« Quel malheur ! », lâche l’un d’eux. Un autre demande : « Vous avez ouvert les Sefer Torah ? » On lui répond : « On a pas touché, Guy. » Quelqu’un rappelle qu’il peut y avoir des empreintes : « Non, on touche à rien. »
Les téfilines sont par terre, mais le réflexe est de ne pas les ramasser avant d’avoir l’avis du rav : « Si le rav, il nous dit ça, il faut ramasser, on ramasse. » Un autre tranche : « Non, la police. » Puis vient la phrase finale : « Ils ont ouvert le Sefer Torah, mais ils ont rien fait dedans. »
Les images disent un lieu fouillé, des objets sacrés exposés mais, selon cet échange, pas endommagés. Elles ne disent pas qui a fait cela.
Des fidèles qui refusent de toucher à leur propre synagogue pour préserver les preuves : le détail dit tout. Et si vous voulez savoir ce que la justice prépare pour rejouer la nuit du drame de Delphine Jubillar, c’est une tout autre scène de crime qui vous attend. Quant à ceux qui se demandent ce que Laurent Nuñez avoue ne pas avoir pu empêcher, la réponse est tout aussi inattendue.