Il tue une mère de 7 enfants en 1998, cache son corps dans une cave… avant de le jeter aux ordures

Vingt-huit ans. C’est le temps qu’il a fallu pour que la vérité éclate enfin sur la disparition de Patricia Lashley, une mère de sept enfants introuvable depuis 1998 à Dudley, dans les West Midlands. Sa famille avait fini par abandonner tout espoir de la retrouver vivante.
Ce que Trevor Dunkley, 66 ans, a fini par avouer aux enquêteurs dépasse tout ce que ses proches redoutaient. Un aveu glaçant, livré des décennies plus tard, qui révèle ce qui s’est réellement passé dans une cave de Dudley.
Une disparition qui hantait une famille depuis 1998
En septembre 1998, Patricia Lashley s’évapore près de son domicile de Hall Street, à Dudley. Elle fréquentait alors le club No Limits et plusieurs pubs du quartier, où elle était connue sous les surnoms de Pat ou Jade. Elle utilisait aussi les prénoms Vanessa et Tricia, ainsi que le nom de famille Bradford, des détails qui ont longtemps complexifié les recherches.
Sa famille n’a jamais cessé de la chercher. En 2017, elle relance un appel à témoins pour tenter de la retrouver, elle qui aurait aujourd’hui 61 ans et le statut de grand-mère. Un espoir ténu, comme dans certaines affaires françaises restées irrésolues pendant des années, à l’image de l’affaire Dupont de Ligonnès qui continue de livrer des rebondissements inattendus.
Selon la police des West Midlands, Patricia Lashley et Trevor Dunkley se connaissaient. Un lien qui, avec le recul, prend une tout autre dimension. Comme dans d’autres dossiers où la mise en cause d’un proche bouleverse une enquête entière, c’est un interrogatoire de police, mené des années plus tard, qui a fini par tout faire basculer.
Les aveux glaçants de Trevor Dunkley devant la justice
Face à la Crown Court de Wolverhampton, Trevor Dunkley a plaidé coupable de meurtre. Il a également reconnu avoir empêché l’inhumation légale de la victime, un chef d’accusation directement lié à ce qu’il a fait du corps.
D’après son avocat, Balbir Singh, les charges reposent uniquement sur ses propres déclarations à la police. Aucun corps n’a jamais été retrouvé. « Il n’y avait en réalité aucune preuve de ce qui s’était passé », a précisé le défenseur devant le juge Michael Chambers KC, soulignant que c’est bien l’accusé lui-même qui a livré les détails de son crime, vingt-huit ans après les faits.
Impassible dans le box des accusés, lunettes rondes et pull gris, Dunkley n’a montré aucune émotion en entendant les charges retenues contre lui. Une froideur qui a marqué les proches de la victime, présents dans le public, tout comme certaines audiences suivies avec effroi telle que celle d’une agression filmée dans un tramway avaient pu marquer l’opinion.

Le corps dissimulé pendant des mois avant de finir aux ordures
Comme dans d’autres affaires où la précarité et l’isolement se mêlent au drame, c’est le sort réservé au corps de Patricia Lashley qui glace le plus. Selon les aveux de Dunkley, il aurait placé le corps dans la cave de son logement, où il serait resté durant plusieurs mois.
Neuf mois à un an plus tard, alors qu’il déménageait, l’homme aurait découvert un squelette décomposé. Il l’aurait alors jeté dans des poubelles, effaçant ainsi toute trace physique du crime pendant près de trois décennies.
Ce détail explique pourquoi aucune enquête classique n’avait jamais permis de retrouver la moindre preuve matérielle. Sans corps, sans indice tangible, l’affaire était restée gelée, un peu à la manière de certains dossiers où des révélations tardives finissent par débloquer une procédure qui semblait pourtant sans issue.
Placé en détention provisoire, Trevor Dunkley sera condamné le 6 novembre prochain. Sa peine dépendra en grande partie de ses propres déclarations, seules preuves disponibles dans un dossier vieux de vingt-huit ans, un cas qui rappelle, comme dans l’histoire tragique du streamer Jean Pormamove, combien la vérité peut mettre du temps à émerger.
Vingt-huit ans de silence, un corps jamais retrouvé, et pourtant une vérité qui finit toujours par remonter à la surface. La famille de Patricia Lashley attend désormais le verdict du 6 novembre, seul point final possible à une histoire qui aura duré presque trois décennies.