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« Witch house » : accusé d’avoir laissé des bonbons aux champignons hallucinogènes à Halloween, il invoque sa maison

Publié par Cassandre Jolivet le 08 Nov 2026 à 10:45
Parent stupéfait tenant un paquet de bonbons à Halloween

Halloween, des enfants en costume, des sacs de bonbons à remplir. Et dans une rue d’Ocean Beach, à San Diego, des parents qui retournent un emballage et lisent un mot qui glace : psilocybine.

Un homme de 45 ans est aujourd’hui poursuivi. Sa fille, elle, avance une défense pour le moins inattendue, liée à l’allure de la maison familiale. Reste à voir ce qu’elle dit exactement, et ce que les enquêteurs auraient trouvé à l’intérieur.

Des bonbons à l’emballage trompeur devant une maison d’Ocean Beach

Tout commence le soir d’Halloween, devant une maison de la zone du 2100 Sunset Cliffs Boulevard, à Ocean Beach. Selon la police de San Diego, au moins 15 enfants, des tout-petits jusqu’aux 6 ans, auraient ramassé des sachets de gummies déposés devant la propriété.

Parmi les parents, Frank Cary raconte, à la chaîne locale NBC 7, que son fils de 2 ans avait déjà attrapé un paquet et s’éloignait avec dans la main.

Ce qui l’a alerté ? L’illustration, une girafe, et des lettres qui semblaient fondre sur l’emballage. Un détail visuel qui ne ressemblait à aucune friandise classique.

Les parents ont fini par remettre les sachets aux policiers. Ces cas ne sont pas rares dans les faits divers d’Halloween, comme celui d’un pilote de ligne testé positif à la cocaïne, mais ici, ce sont des enfants en bas âge qui sont concernés.

Et ce n’est pas encore le plus troublant du dossier. Le contenu exact de ces bonbons, lui, a été confirmé.

Cinq grammes affichés, de la psilocybine confirmée et une perquisition chargée

Face à l’emballage, Frank Cary raconte avoir repéré une mention de dosage : cinq grammes. En retournant le paquet, il a lu les mots « psilocybin mushrooms », puis il a retiré le sachet de la main de son fils.

La police a ensuite confirmé que les paquets contenaient bien de la psilocybine, le composé psychoactif des champignons hallucinogènes. Une affaire qui rappelle à quel point un objet banal peut cacher un danger, un peu comme dans cette histoire de test ADN qui a tout fait basculer.

Les enquêteurs ont ensuite fouillé la propriété. Selon les éléments rapportés, ils auraient découvert plus de 2,5 livres de cannabis, soit environ 1,1 kilo, ainsi que 25 grammes de méthamphétamine.

Ils auraient aussi retrouvé des carnets de comptes liés à la vente de drogue et du matériel d’emballage. Côté armes, un fusil détenu illégalement, des munitions et un pistolet partiellement assemblé auraient été saisis.

Deux hommes ont été arrêtés mercredi : Shawn Michael Foster, 45 ans, et Michael Goff, 80 ans. Mais c’est la réaction de la famille de Foster qui a surpris tout le monde.

Vieille maison gothique décorée pour Halloween au crépuscule

La défense de la fille : une « maison de sorcière » et des voisins hostiles

Parmi tous les récits de défense, certains reposent sur une vengeance supposée. Ici, la fille de l’accusé, Devilyn Foster, avance une théorie du même ordre.

Elle affirme à NBC 7 que son père serait victime de voisins qui n’aiment pas l’apparence de la maison. Selon elle, certains la prendraient pour une « witch house », une maison de sorcière, ou penseraient qu’il s’y passe quelque chose de mauvais.

« Je suis prête à parier que certaines personnes en ont après eux », déclare-t-elle. Elle insiste sur l’idée d’une cible choisie à cause du décor de la maison, plus que pour ce qui s’y passerait.

Cette version ne répond pourtant pas à l’essentiel des éléments rapportés : les sachets, la psilocybine confirmée, les stupéfiants et les armes que les policiers affirment avoir trouvés. Ce sont des accusations, et rien n’est jugé à ce stade.

Shawn Foster a plaidé non coupable vendredi des charges de transport de substances contrôlées à destination d’un mineur et de deux infractions liées aux armes. Michael Goff, lui, fait face à une accusation criminelle de détention d’arme et n’a pas encore comparu devant le juge.

Voilà la promesse tenue : la défense annoncée tient en une maison jugée inquiétante. Reste ce que la justice a imposé à l’accusé en attendant.

Ce que la justice impose à Foster en attendant la suite

Un juge a libéré Shawn Foster sous caution surveillée. Il doit éviter tout contact avec des mineurs, rester dans le comté de San Diego et s’abstenir de toute drogue ou accessoire lié à la consommation.

La police de San Diego poursuit son enquête sur les signalements d’enfants ayant récupéré ces sachets. Les parents ont, eux, remis les paquets, ce qui a permis les analyses.

Le dossier rappelle d’autres affaires où un adulte se retrouve au centre d’une enquête lourde, comme ce sexagénaire suédois inculpé. Là aussi, la présomption d’innocence s’applique jusqu’au jugement.

Dans l’affaire d’Ocean Beach, la suite dépendra de la procédure : Michael Goff doit encore être présenté à un juge, et la défense de Foster devra répondre aux éléments évoqués par les enquêteurs. Les images de l’emballage, elles, ont de quoi hanter les parents du quartier.

Ces affaires poussent aussi à un réflexe simple, que ces parents ont eu : vérifier ce que l’enfant tient dans sa main. Un geste qui, ici, a visiblement évité le pire, comme dans cette autre histoire où un détail a tout fait basculer.

Autre point à surveiller : le nombre d’enfants réellement concernés, que la police continue de recouper.

Une maison de sorcière contre des sachets de psilocybine : deux versions, et une justice qui doit trancher. Pour l’instant, une seule chose est établie, des enfants ont ramassé ces paquets.

Et si les recoins les plus sombres d’une date de calendrier vous intriguent, ce jour où un tueur a offert des fleurs à sa dernière victime a de quoi vous retourner. Et pour comprendre comment un drame peut se jouer en quelques heures, ce que le fils de Cindy Crawford a laissé avant le drame pose une tout autre question.

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