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99 % : la part d’Internet qui voyage sous la mer dans un câble gros comme un tuyau d’arrosage

Publié par Elodie le 06 Oct 2026 à 8:01

Quand tu lances une vidéo depuis l’autre côté de l’Atlantique, tu imagines sans doute des satellites et des ondes dans le ciel. Raté. Presque tout passe au fond de l’eau, dans des fils d’une finesse qui laisse perplexe.

Et le plus fou, c’est ce qui les menace vraiment. 🌊

99 % : le chiffre qui ruine l’image d’un Internet « dans les airs »

Selon l’Union internationale des télécommunications, les câbles sous-marins transportent plus de 99 % des échanges internationaux de données. Les satellites, eux, se partagent le reste, une part minuscule.

Ton mail à un cousin au Canada, ton appel vidéo, ta série du soir : tout traverse l’océan sous forme de lumière, dans des fibres posées sur le plancher marin.

Femme en appel vidéo avec une ligne lumineuse vers l'océan

Ce réseau est colossal. Selon les sources et les années, on parle de plus de 500 câbles commerciaux, et d’une longueur cumulée comprise entre 1,48 million de kilomètres (estimation TeleGeography pour 2025) et environ 1,7 million (chiffre cité par l’ONU).

Pour te donner une idée, la Lune est à environ 384 000 kilomètres de nous. Même avec l’estimation la plus basse, il y a de quoi faire plusieurs fois le tour de la Terre. Et tu n’as pas encore vu la partie qui surprend le plus.

Gros comme un tuyau d’arrosage : l’autre détail qui déroute

Tu imagines un tube monstrueux ? Pour l’essentiel de leur trajet en pleine mer, ces câbles sont généralement aussi épais qu’un tuyau d’arrosage, d’après TeleGeography.

À l’intérieur, les fibres qui transportent l’information ont l’épaisseur d’un cheveu humain. Le cœur est protégé par un tube d’acier de moins de 3 mm de large, selon Sciencepost.

Le réseau a aussi grossi à toute vitesse. Il tournait autour d’un million de kilomètres en 2014, contre environ 1,7 million en 2025 d’après la même source. Un chantier permanent, qui grandit sans qu’on le voie, un peu comme ces 107 677 centenaires au Japon dont le nombre explose en silence.

Reste une question : si c’est si fin, qu’est-ce qui l’abîme ?

Les vrais coupables ne sont pas ceux que tu crois

On pense aux requins, aux espions, aux sabotages. La réalité est bien plus banale : l’ICPC et l’UIT évoquent en moyenne 150 à 200 pannes par an dans le monde, soit environ trois réparations par semaine.

Les causes principales ? Le matériel de pêche et l’ancrage des navires. Viennent ensuite l’abrasion, le vieillissement et les séismes sous-marins.

Ingénieur tenant un câble sous-marin fin sur un navire

Autrement dit, un chalutier qui traîne son filet ou un cargo qui jette l’ancre au mauvais endroit peut couper une artère d’Internet. Des navires spécialisés doivent ensuite intervenir, pour des réparations longues et coûteuses.

Le réseau tient pourtant, parce qu’il est maillé : quand un câble lâche, le trafic est redirigé vers d’autres. C’est un peu comme choisir un autre itinéraire quand l’autoroute est fermée. Mais ça a un prix, et il se compte parfois en lenteurs.

Ce que ça dit de notre dépendance

Chaque année, on pose en moyenne des milliers de kilomètres de nouveaux câbles pour suivre la demande. Elle est tirée par la vidéo, les réseaux sociaux et le stockage de données en ligne.

Pendant que tu t’inquiètes de ta box, l’essentiel se joue donc à des milliers de mètres sous la surface. C’est une logistique aussi surprenante que celle qui permet de rejoindre Marseille en Uber : on ne voit que le résultat, jamais la mécanique.

Et cette mécanique est devenue un enjeu stratégique. Ces câbles sont des points sensibles, et donc des cibles potentielles en cas de conflit international, soulignent les spécialistes de la cartographie du numérique.

La prochaine fois que tu fais défiler une vidéo en vacances, pense à ce fil fin comme un tuyau de jardin. Même les pays préférés des Français en vacances restent connectés grâce à lui.

Le détail à retenir avant de partager

Retiens ça : le « cloud » n’a rien d’un nuage. C’est du verre, de l’acier et de l’eau salée, posés sur le fond des océans.

Et si cet exploit invisible te fascine, tu aimeras sûrement savoir pourquoi Guinness a inventé les records pour trancher des disputes de comptoir. Ou découvrir cet ado dont la paupière abritait une dent, un cas unique au monde selon les médecins.

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