Les 7 pays où les Français partent le plus en vacances : le numéro 1 n’est pas celui qu’on croit
Tu penses que les Français passent leurs étés à siroter des sangrias en Espagne ou à photographier le Colisée à Rome ? Pas si vite. Le pays numéro 1 des destinations de vacances préférées des Français, c’est une surprise que peu de monde voit venir. Et dans ce classement basé sur les données de la Direction Générale des Entreprises et d’Atout France, il y a au moins deux outsiders qui n’ont rien à faire là où on les trouve.

7. Le Maroc : la proximité qui fait tout
Le Maroc s’installe solidement en queue de peloton avec environ 2 millions de séjours par an enregistrés par les Français. Moins de 3 heures de vol depuis Paris ou Lyon, des prix bien inférieurs à ceux de l’Europe du Sud, et une gastronomie qui fidélise. Ce n’est pas un hasard si le trafic aérien Paris-Marrakech est l’un des plus denses de tout l’Hexagone.
Ce que peu de gens savent : une part croissante de ces voyageurs ne va pas dans les grandes villes. Les zones rurales et les riads perdus dans l’Atlas attirent de plus en plus les Français en quête de dépaysement total. Le Maroc figure aussi parmi les destinations jugées sûres par les voyageurs indépendants, ce qui rassure les familles.
6. La Grèce : les îles font le job, la Grèce continentale attend
La Grèce capte environ 2,3 millions de séjours français par an. Santorin, Mykonos, la Crète : les îles grecques concentrent l’essentiel du flux touristique français. Le pays a battu ses records de fréquentation en 2023 et 2024, portés par une envolée de la demande post-Covid.
Le détail inattendu : Athènes progresse plus vite que les îles. La capitale grecque, longtemps boudée au profit des plages, attire désormais les city-breakers français toute l’année. Les vols low-cost depuis la province ont changé la donne. Certains experts du voyage recommandent même d’explorer des alternatives moins fréquentées à la Grèce classique, mais les Français, eux, restent fidèles aux Cyclades.

5. Le Portugal : l’outsider qui a explosé
Il y a dix ans, le Portugal pointait à peine dans les statistiques. Aujourd’hui, il s’installe à la 5e place avec près de 3 millions de séjours français recensés annuellement. La montée en puissance est spectaculaire : +40 % de fréquentation française en moins de sept ans selon l’Institut National des Statistiques portugais (INE).
Lisbonne, Porto, l’Algarve… mais aussi l’intérieur des terres, l’Alentejo, les îles des Açores. Les Français sont devenus le 3e contingent étranger au Portugal, derrière les Espagnols et les Britanniques. L’Algarve vient d’ailleurs d’être sacrée meilleure destination balnéaire au monde, ce qui ne devrait pas calmer l’engouement. Et pour les retraités, le Portugal est même devenu l’une des destinations préférées pour s’installer durablement à moindre coût.
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4. L’Italie : éternelle et indétrônable (ou presque)
L’Italie était première pendant des décennies. Elle recule à la 4e place, mais reste un mastodonte avec environ 4 millions de séjours français par an. Rome, Florence, Venise, la Toscane, la Côte amalfitaine : le catalogue est infini et les Français ne s’en lassent pas.
Ce qui change : les voyageurs français fuient de plus en plus les grandes villes bondées en août pour se tourner vers la Sicile, la Sardaigne, ou les Pouilles. L’Italie du Sud, longtemps ignorée, est devenue la nouvelle tendance. L’Italie va même jusqu’à chercher des volontaires pour s’installer dans ses villages désertés, ce qui donne une idée de l’ampleur du déséquilibre touristique entre le Nord et le Sud du pays.

3. La Belgique et les Pays-Bas : l’outsider qui choque
Voilà la vraie surprise du classement. La Belgique et les Pays-Bas, regroupés dans les données de courts séjours frontaliers, pèsent ensemble près de 5 millions de déplacements français par an. Un chiffre qui dépasse l’Italie quand on intègre les week-ends et les escapades d’une nuit.
Bruxelles, Amsterdam, Bruges, Gand, Rotterdam : la proximité géographique fait exploser les compteurs, notamment chez les Français du Nord et de l’Est. Ces destinations dominent le marché des city-breaks de moins de 4 jours, segment qui pèse aujourd’hui plus de 30 % du total des voyages des Français à l’étranger selon la DGE. Peu de gens intègrent ces séjours dans leur vision du tourisme français, mais les données, elles, ne mentent pas.
2. L’Espagne : la bonne élève, pas la première
Tu t’attendais à la voir en tête ? L’Espagne fait une résistance remarquable avec 6 à 7 millions de séjours français par an selon les années. Barcelone, Madrid, les Baléares, les Canaries… Le pays capte une part massive du tourisme français, toute saison confondue.
Les Canaries sont devenues la destination hivernale numéro 1 des Français qui fuient le froid sans exploser leur budget. Tenerife ou Gran Canaria figurent parmi les rares destinations à moins de 3 heures garantissant 25°C dès le printemps. Pourtant, une grève dans les aéroports espagnols pourrait bien bousculer les plans de milliers de Français, comme le risque pesait déjà sur les vacances de Pâques 2026.
1. La France elle-même : le numéro 1 que personne ne cite jamais
Et voilà. La destination de vacances numéro 1 des Français, c’est… la France. De loin. Avec près de 60 % des nuitées touristiques des résidents français passées sur le territoire national selon l’INSEE, aucun pays étranger ne fait même jeu égal.
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Côte d’Azur, Bretagne, Pyrénées, Périgord, Alsace, Corse : les Français restent massivement en France pour leurs grandes vacances d’été. En 2023, 8 Français sur 10 ont passé au moins une partie de leurs vacances dans l’Hexagone selon l’Observatoire des Vacances et des Loisirs (CREDOC). La raison ? D’abord économique : un séjour en France coûte en moyenne 35 % moins cher qu’un équivalent à l’étranger quand on intègre le transport. Ensuite culturelle : l’attachement au terroir, aux régions, à la famille.
Ce que révèle aussi ce chiffre : même les Français des grandes métropoles qui cherchent à fuir le bruit se tournent vers la campagne française plutôt que vers l’étranger. Les hébergements insolites dans le Sud de la France ou les gîtes ruraux font le plein bien avant les réservations pour Ibiza ou Lisbonne. Et Paris, malgré sa réputation internationale, reste la ville la plus visitée de France par les Français eux-mêmes.
Ce que ce classement dit vraiment
La tendance de fond, c’est le retour en grâce du local. Après l’euphorie du « world is your oyster » post-pandémie, les Français reviennent vers ce qu’ils connaissent, vers ce qui coûte moins cher, vers ce qui est accessible en train ou en voiture. Les grandes tendances pour 2026 confirment cette bifurcation : les Français voyagent plus souvent mais moins loin.
L’autre enseignement : le poids des séjours courts explose. Un week-end à Bruxelles, une escapade à Barcelone, trois jours à Lisbonne : ce type de voyage grignote les parts des grandes vacances de deux semaines à l’étranger. Le voyageur français de 2025 est moins le routard d’un mois que le city-breaker de quatre jours, malin sur les prix et précis dans ses envies.
Alors, tu avais deviné le numéro 1 ?