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ChatGPT prépare une refonte historique que personne n’avait vue venir

Publié par Elodie le 10 Juin 2026 à 13:36
Smartphone affichant une interface d'application IA futuriste

Depuis 2022, ChatGPT est un chatbot. On lui pose une question, il répond. Simple. Sauf que cette mécanique-là est sur le point de disparaître. Selon le Financial Times, OpenAI s’apprête à lancer dans les prochaines semaines la plus importante transformation de son application depuis sa création — et le mot « chat » pourrait bien devenir un souvenir.

Pourquoi OpenAI veut enterrer le chatbot qu’il a lui-même inventé

Quand ChatGPT a débarqué fin 2022, c’était une révolution. Un simple champ de texte, une réponse quasi instantanée, et soudain l’intelligence artificielle devenait accessible à tout le monde. En quelques mois, l’outil a conquis des centaines de millions d’utilisateurs.

Mais le problème, c’est que le format chatbot a ses limites. On pose une question, on obtient une réponse. Rien de plus. Pas d’automatisation, pas de navigation web intégrée, pas de gestion de projets complexes. Face à la concurrence qui explose — notamment Anthropic et son assistant Claude dopé à l’IA — OpenAI a compris qu’il fallait changer de braquet.

Le constat est limpide : les entreprises et les professionnels rapportent bien plus que les utilisateurs grand public. Anthropic l’a prouvé en se focalisant sur ce segment. Résultat ? Sa valorisation dépasse déjà celle d’OpenAI, alors même que Claude compte nettement moins d’utilisateurs dans le monde. Un camouflet qui a accéléré le pivot stratégique.

Le format « question-réponse » a fait son temps. Place à quelque chose de radicalement différent.

Codex, Atlas, agents IA : ce que la « super-app » va changer concrètement

D’après les sources du Financial Times, la refonte mettra en avant Codex, un outil déjà très populaire chez les développeurs. Son principe : des agents IA capables d’automatiser des tâches de codage, mais aussi des tâches bureautiques du quotidien. Rédiger un rapport, trier des données, lancer une série d’actions en chaîne — sans que l’utilisateur ait besoin de tout piloter manuellement.

Un employé d’OpenAI cité par le journal va même plus loin. Selon lui, c’est tout bonnement la fin des « chats » tels qu’on les connaît. L’interface ne sera plus un simple échange textuel, mais un hub centralisé où cohabitent plusieurs outils. Parmi eux, Atlas, un navigateur web assisté par l’intelligence artificielle, capable de chercher, synthétiser et analyser des informations en temps réel.

Concrètement, imaginez une seule application qui code pour vous, navigue sur le web à votre place, et enchaîne des tâches complexes sans intervention humaine à chaque étape. C’est le modèle de la super-app, inspiré des géants asiatiques comme WeChat, mais version IA. Et cette mue devrait débuter dans les prochaines semaines.

La question qui brûle, c’est de savoir si les 200 millions d’utilisateurs actuels vont suivre — ou décrocher.

Personne concentrée devant un écran de workflows automatisés

Course à la Bourse et bataille pour les pros : l’enjeu caché derrière cette refonte

Ce qui se joue en coulisses va bien au-delà d’une simple mise à jour. OpenAI et Anthropic se livrent une course effrénée vers l’introduction en Bourse. La semaine dernière, Anthropic a annoncé son intention d’entrer en IPO. Le lendemain, OpenAI déposait son propre dossier auprès des autorités américaines.

Les deux géants savent que les investisseurs ne valorisent plus les chatbots grand public. Ce qui fait grimper les cours, ce sont les revenus récurrents des entreprises. En se positionnant comme une plateforme de productivité professionnelle, OpenAI espère attirer les gros clients — et justifier sa valorisation colossale.

Pour autant, Sam Altman temporise. Dans son annonce, le patron d’OpenAI a précisé qu’il souhaitait encore accomplir certaines choses avant d’être coté. Aucune date n’est fixée pour les IPO, ni côté OpenAI, ni côté Anthropic. Mais le signal est clair : la transformation de ChatGPT en super-application n’est pas qu’un caprice technique. C’est une opération de séduction à destination de Wall Street.

L’ère du chatbot simple et sympa touche à sa fin. Celle des agents autonomes et des super-apps commence — et elle ne sera pas gratuite.

En deux ans et demi, ChatGPT est passé de gadget bluffant à outil de travail. Demain, il veut devenir votre bureau entier. Reste à savoir si vous êtes prêt à lui confier les clés — ou si vous préférez garder la main sur votre clavier.

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