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Steve Jobs, 15 ans après : le col roulé, le régime bizarre et ses réunions en marchant

Publié par Elodie le 05 Oct 2026 à 7:44

Cela fait 15 ans, jour pour jour presque, que Steve Jobs nous a quittés. C’était le 5 octobre 2011, à seulement 56 ans, après un long combat contre un cancer du pancréas.

Portrait de Steve Jobs en gros plan lors d’une conférence en 2010, regard concentré vers le public, sur un fond neutre flou.

Le fondateur d’Apple a laissé derrière lui l’iPhone, l’iPad et une légende. Mais aussi une collection de manies qui font sourire aujourd’hui. Certaines sont devenues cultes. D’autres, franchement, laissent perplexe.

Voici sept habitudes documentées, racontées par ses proches, ses biographes et ses anciens collègues. Accroche-toi, la dernière est la plus déroutante.

Le col roulé noir, ce n’était pas un caprice de style

Tout le monde connaît sa tenue : col roulé noir, jean Levi’s 501 délavé, baskets New Balance grises. Il l’a portée pendant des années, presque tous les jours. Mais pourquoi cette obsession ?

Sa biographie officielle par Walter Isaacson raconte que tout est parti d’une visite au Japon, dans les usines Sony. Jobs avait été frappé par les uniformes des employés. Il avait voulu créer un uniforme pour Apple, mais les salariés avaient refusé l’idée.

Alors il a créé le sien. Il a demandé au styliste Issey Miyake de lui confectionner une centaine de cols roulés. Un placard rempli de la même pièce : une décision de moins à prendre chaque matin.

Ce n’est pas le plus étrange de son quotidien. Loin de là.

Des mois à ne manger que des carottes et des pommes

Deux collègues en réunion en marchant au soleil couchant

Côté assiette, Jobs était un extrémiste. Végétarien, puis parfois quasi végan, il passait par des phases radicales. Certaines semaines, il ne mangeait presque que des fruits.

Plusieurs témoins racontent qu’il avait traversé une période où il se nourrissait quasi exclusivement de carottes et de pommes. Sa peau, dit-on, aurait pris une teinte orangée. Il croyait aussi qu’un régime pauvre en mucus lui éviterait de sentir mauvais, et il en concluait qu’il pouvait se passer de douche.

Spoiler : ses collègues, eux, n’étaient pas d’accord. On y revient un peu plus bas.

Les pieds dans la cuvette des toilettes

Voilà une anecdote que ses proches n’ont jamais démentie. Quand Jobs était stressé, ou quand il avait une idée à mûrir, il aimait tremper ses pieds dans la cuvette des toilettes.

Il pensait que l’eau avait un effet apaisant. Le geste était tellement ancré chez lui qu’il l’a fait, dit-on, dans les locaux d’Atari, où il travaillait jeune. Ses collègues n’ont pas apprécié.

La suite est encore plus surprenante : cette histoire explique en partie pourquoi on lui avait demandé de travailler de nuit.

Le boulot de nuit pour cause d’odeur corporelle

C’est là que le régime végétal et l’absence de douche se rejoignent. Chez Atari, plusieurs employés se plaignaient de l’odeur du jeune Jobs. Le patron a fini par trouver une solution radicale.

Il l’a fait travailler la nuit, quand les autres étaient partis. Une histoire rapportée dans plusieurs biographies, et qui fait aujourd’hui figure d’anecdote fondatrice du personnage.

Sa discipline, elle, ne faisait pas de doute. Et elle passait par un autre rituel que tu n’as sans doute jamais essayé.

Les réunions en marchant, son arme secrète

Jobs détestait les salles de réunion classiques. Il préférait marcher. Beaucoup. Pour un rendez-vous important, un recrutement ou une séance de brainstorming, il proposait souvent une balade.

Il pensait que le mouvement libérait la parole et la créativité. Il n’est pas le seul à l’avoir compris : des études ont montré depuis que marcher augmente la production d’idées.

Résultat, ses collaborateurs se retrouvaient souvent à faire le tour du campus, ou d’un quartier entier, en discutant de projets qui allaient changer le monde. Une méthode que beaucoup de patrons ont copiée depuis.

Et ce n’était pas sa seule obsession pour les détails.

Une obsession maladive pour les détails invisibles

Chez Jobs, un produit devait être beau jusque dans ses entrailles. Il exigeait que l’intérieur des machines soit aussi soigné que l’extérieur, même si personne ne l’ouvrirait jamais.

Il s’inspirait de son père adoptif, un menuisier. Ce dernier lui avait appris qu’on soigne le dos d’une armoire comme sa façade, même si le mur la cache.

Cette exigence a fait de lui un patron redoutable. Elle a aussi forgé la réputation d’Apple. Le logo à la pomme croquée, lui, cache d’ailleurs une histoire qui n’a rien à voir avec Newton.

Des colères légendaires, et des larmes en réunion

Menuisier ponçant soigneusement le dos d'une armoire

Jobs pouvait être adorable, puis cruel en quelques secondes. Plusieurs anciens employés racontent des passages de flatterie extrême à des critiques brutales, parfois devant tout le monde.

Ce qui surprend davantage, c’est qu’il pleurait facilement. Isaacson le décrit ému aux larmes lors de certaines discussions, y compris dans un cadre professionnel. Un homme de contrastes, capable d’humilier et de s’effondrer.

Son rapport à l’argent, lui, était tout aussi paradoxal. Il n’a jamais cherché à s’en servir pour montrer sa réussite. Un autre personnage de la légende Apple, Ronald Wayne, avait lui refusé 10% de l’entreprise en 1976.

Ce que ces manies racontent vraiment de lui

Aucune de ces habitudes n’est un mode d’emploi à suivre. Le régime de fruits, en particulier, n’a rien d’un modèle. Mais elles racontent un homme obsédé par la simplicité, le focus et le rejet des conventions.

Quinze ans plus tard, son héritage plane toujours sur l’entreprise. Le nouveau patron, John Ternus, hérite d’un défi que la firme n’avait pas connu depuis longtemps : réussir un nouveau produit majeur sans son fondateur.

Et si tu veux replonger dans les coulisses de l’entreprise, jette un œil à cet iPod oublié qui a révélé les secrets d’un ancien ingénieur. Les surprises n’ont pas fini de sortir.

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