Après des années coincés en Chine, les Xiaomi 18 Pro débarquent enfin en France avec 8 500 mAh

Depuis des années, les meilleurs smartphones de Xiaomi restaient bloqués en Chine. Les 14 Pro, 15 Pro et 17 Pro n’ont jamais franchi la frontière française, laissant les fans se débrouiller avec des importations bricolées. Cette fois, la marque chinoise change de stratégie et confirme un lancement international pour sa série Pro.
Reste une question qui tient tout le monde en haleine : à quel prix, et surtout, à quel prix pour l’Europe ?
Pourquoi les Xiaomi Pro évitaient la France jusqu’ici
Jusqu’à présent, un acheteur curieux pouvait toujours importer ou acheter sur place, en Chine, un Xiaomi 17 Pro. Il était même possible d’activer les Google Play Services sur la version chinoise. Mais les limitations restaient lourdes : absence de SIM compatible, incompatibilité totale avec Android Auto, et impossible de changer de lanceur d’applications.
Ces contraintes techniques expliquent en grande partie pourquoi Xiaomi a longtemps réservé ses meilleurs modèles au marché domestique. Un choix qui contraste avec d’autres constructeurs asiatiques, à l’image de ce qui se joue en ce moment dans le paysage tech international, où la concurrence se joue désormais à coups d’annonces mondiales simultanées.
Cette fois, Xiaomi ne précise aucune date exacte, mais promet un lancement dès cette année, ce qui est inédit dans l’histoire de la gamme Pro. Une annonce qui rappelle d’ailleurs les bouleversements du secteur automobile, où certaines échéances forcent aussi les constructeurs à revoir leurs calendriers internationaux.
Snapdragon Dual 8 Elite : la puce qui change tout
La gamme 18 Pro a été dévoilée pendant le Snapdragon Summit, l’événement où Qualcomm lance ses puces haut de gamme. Sur son compte X, Xiaomi se présente comme le premier constructeur au monde à embarquer les « Snapdragon Dual 8 Elite ».
Derrière ce nom marketing se cachent deux puces différentes. Le Xiaomi 18 Pro tourne avec le Snapdragon 8 Elite Gen 6, tandis que le 18 Pro Max monte d’un cran avec la version Extreme Gen 6. Ces puces gravées en 2 nanomètres sont les premières du mobile à franchir la barre des 5 GHz, avec deux cœurs à 5 GHz et six cœurs à 4 GHz.
Qualcomm annonce 10 % de performances processeur en plus sur la version standard, 13 % sur l’Extreme, et 37 % d’efficacité énergétique gagnée. Concrètement, plus de marge pour l’IA embarquée, le jeu et la photo, sans forcément vider la batterie plus vite. Un gain qui s’inscrit dans une course à la performance comparable à celle observée sur d’autres technologies de rupture récemment révélées.

Batterie de 8 500 mAh et écran anti-espion : le piège à éviter
Attention toutefois au piège de la nomenclature : les deux 18 Pro n’utilisent pas la même puce, et Qualcomm ne facilite rien pour s’y retrouver. Le 18 Pro Max et son Extreme Gen 6 ajoutent une partie graphique et une IA plus musclée que le simple 18 Pro, un écart qu’on avait déjà signalé lors de l’officialisation des Snapdragon 8 Elite Gen 6.
Le 18 Pro Max embarque aussi une batterie de 8 500 mAh, largement au-dessus des smartphones actuels d’Apple et Samsung. Il est cependant probable que les versions internationales bénéficient d’une capacité amoindrie, comme c’est souvent le cas lors des adaptations pour l’Europe.
Les deux modèles misent sur un double capteur photo de 200 mégapixels signé Leica, un principal et un téléobjectif périscope, avec un écran affichant jusqu’à 4 000 nits et un mode anti-espion.
Petite touche inédite cette année : l’écran arrière permet désormais de générer à la volée des mini applications grâce à l’IA, un concept qui n’est pas sans rappeler les usages détournés de l’intelligence artificielle vus récemment sur d’autres secteurs créatifs.
Côté prix, en Chine, le Xiaomi 17 Pro démarrait à 5 699 yuans, environ 730 euros, et un dirigeant de la marque a déjà prévenu que la série 18 Pro coûtera plus cher.
La série 18 ne se limite d’ailleurs pas aux Pro : Xiaomi a aussi présenté le 18 Fold, toujours cantonné à la Chine pour l’instant. Reste à savoir si la France paiera le prix fort de cette exclusivité enfin levée, ou si Xiaomi jouera la carte de l’agressivité tarifaire pour s’imposer face à Apple et Samsung. La réponse tombera avant la fin de l’année.