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Le présumé « renifleur de fesses en série » retourne en prison après une nouvelle violation de sa libération conditionnelle

Publié par Elsa Fanjul le 11 Oct 2026 à 8:42
Plus de 40 arrestations, 170 jours de prison : la faille de la loi californienne qui le fait ressortir

Il a été arrêté plus de 40 fois. Toujours pour le même comportement, toujours dans le sud de la Californie. Calese Crowder, 39 ans, vient d’être condamné à 170 jours de prison pour une nouvelle violation de sa liberté conditionnelle. Et si la justice semble tourner en rond, c’est à cause d’une nuance de la loi que presque personne ne connaît.

Plus de 40 arrestations pour le même geste : le casier hors norme de Calese Crowder

Selon VICE, qui reprend la presse américaine, Calese Crowder est un délinquant sexuel enregistré âgé de 39 ans. Il vient d’être condamné à 170 jours dans la prison du comté de Los Angeles. Le motif officiel : une nouvelle violation de sa liberté conditionnelle.

Tout serait reparti le 28 août, à Glendale. La police aurait reçu des signalements décrivant un homme qui suivrait des femmes pour s’approcher d’elles, assez près pour les renifler sans leur accord. Le genre de scène qui met mal à l’aise rien qu’à l’imaginer.

Le comportement lui est reproché depuis au moins 2021. De nombreuses images de vidéosurveillance et des vidéos publiées sur les réseaux sociaux montreraient des incidents similaires à Burbank, à Anaheim et dans plusieurs autres villes de la région. Les faits, eux, restent présentés comme présumés.

Au total, VICE évoque plus de 40 arrestations pour ce type de faits très précis. Le chiffre donne le vertige. Il pose surtout une question toute bête : comment une même personne peut-elle revenir aussi souvent devant la justice ?

Les comportements invasifs, même sans violence physique, finissent régulièrement devant les tribunaux, comme dans cette affaire de harcèlement visant un ancien candidat de Top Chef. Mais ici, la réponse se cache dans un détail juridique. Et il n’est pas là où l’on croit.

135 jours, puis 170 : le cycle qui ne s’arrête jamais

Ce n’est pas la première fois que Calese Crowder retourne derrière les barreaux. Il avait déjà purgé 135 jours de prison après avoir reconnu avoir violé les conditions de sa liberté conditionnelle, à cause d’incidents précédents. Il avait ensuite été remis en liberté.

Cette fois, la sanction est un peu plus longue : 170 jours, dont 12 sont déjà crédités. Autrement dit, il lui reste un peu moins de six mois à passer en cellule. Ensuite, il devrait retrouver le régime de la liberté conditionnelle.

Vous voyez le schéma ? Une arrestation, une peine de quelques mois, une sortie, puis des signalements, et on recommence. Ce n’est pas une longue peine qui a pris fin : c’est un carrousel.

D’autant que la plupart des charges retenues contre lui seraient des délits mineurs, ce que les Américains appellent des misdemeanors. Ils se situent en dessous des crimes les plus graves, avec des peines plafonnées. C’est la clé de toute l’affaire, et c’est ce qui prive les magistrats de marge de manœuvre, comme dans ces dossiers où la qualification des faits change tout à l’arrivée.

Alors pourquoi un comportement que beaucoup jugeraient glaçant, et qui revient sans cesse, ne déclenche-t-il pas une peine plus lourde ? La réponse tient en un verbe. Et il se prononce très différemment selon qu’on renifle ou qu’on touche.

Porte de cellule entrouverte et marteau de juge sur un bureau

Renifler n’est pas toucher : le détail qui verrouille la peine

Les policiers qui interpellent quelqu’un le savent, ils ne se contentent pas d’une impression : tout se joue sur les faits qu’ils peuvent établir, comme lors de cette arrestation filmée par les caméras des policiers d’un McDonald’s. Dans le cas de Calese Crowder, ce que les enquêteurs peuvent prouver a un nom, et il est précis.

Selon VICE, la loi californienne distingue deux situations. Toucher quelqu’un sans son consentement peut être qualifié de crime, donc de felony, avec des peines nettement plus lourdes. Renifler, en revanche, n’est qu’un délit mineur.

Voilà le trou dans la raquette. Aussi bizarre, invasif et dérangeant que soit le comportement, il ne franchit pas la ligne qui ouvrirait la porte à des années de prison. C’est pour cela que personne ne peut, d’après le média, lui coller une accusation plus grave.

Résultat : la dernière affaire reposerait sur une nouvelle violation de liberté conditionnelle, liée à des faits de reniflage. Elle débouche, une fois de plus, sur une peine de quelques mois qui le remettra vite en circulation. Le même scénario, avec un compteur qui s’allonge.

Interrogé par la chaîne locale KTLA5, l’avocat et analyste juridique Dmitry Gorin résume la situation sans détour. Selon lui, tant que l’intéressé ne sera pas pris en charge sur le plan thérapeutique, ce ne sera que « de la récidive, encore et encore ». Ce n’est pas un jugement sur l’homme, mais un constat sur le système.

Ce que cette affaire dit de la justice et ce qu’il faut surveiller

La phrase de Dmitry Gorin ouvre une piste : celle du soin. Si la prison ne règle rien parce que les peines sont courtes, c’est sur un suivi médical que l’avocat semble miser. La source ne précise toutefois pas si un tel traitement est prévu pour l’intéressé.

Ce qui est certain, c’est que Calese Crowder devrait retrouver la liberté conditionnelle à l’issue de sa peine. Rien dans les éléments connus n’indique qu’un changement de cadre légal soit en vue. Quant à la version de l’intéressé sur ces nouveaux faits, elle n’apparaît pas dans l’article de VICE.

On retrouve ce décalage entre l’émotion publique et la réponse judiciaire dans bien des histoires, comme celle d’un chanteur condamné qui prépare pourtant son retour. Une condamnation n’est pas toujours la fin d’une trajectoire.

Reste la question que chacun se pose : combien de temps ce cycle peut-il durer ? Pour les femmes qui disent avoir été suivies, la réponse compte davantage que n’importe quel débat de juristes. Les signalements à la police, eux, existent bel et bien.

Ce genre de dossier rappelle aussi qu’un fait divers peut sembler cocasse vu de loin et très concret vu de près. Il y a de quoi sourire en lisant les faits divers les plus insolites de la presse, mais ici, le malaise l’emporte. Prochain épisode attendu : la sortie de prison, puis la liberté conditionnelle.

La morale de cette histoire tient en une phrase : en Californie, renifler n’est pas un crime, toucher en est un, et un homme arrêté plus de 40 fois en profite pour retourner en cellule le temps de quelques mois, avant de ressortir.

Et si vous trouvez que la justice a parfois de drôles de limites, ce disparu retrouvé allongé dans un bar après trois jours va vous faire hausser les sourcils. Quant à ceux qui croient que l’argent règle tout, ce que son fils révèle sur l’héritage d’Anémone pourrait bien les surprendre.

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