Un couple d’une cinquantaine d’années, surpris en plein acte sexuel avant le décollage d’un avion, « a affirmé qu’ils priaient ».
Un couple de quinquagénaires britanniques a été pris en flagrant délit d’ébats sexuels à bord d’un avion Jet2, encore stationné sur le tarmac de l’aéroport d’East Midlands. Leur défense face à l’équipage ? Ils étaient en train de prier. C’était, disaient-ils, leur tout premier vol. Sauf que les passagers autour d’eux n’ont pas du tout vu la même scène de recueillement…
Filmés par accident en pleine « prière »
Darren Street, 51 ans, et sa femme Lisa, 47 ans, n’avaient rien demandé. Ce couple de vacanciers filmait tranquillement l’avion depuis le tarmac, excité comme tout le monde à l’idée de décoller vers Gran Canaria. Sauf que leur caméra a capté autre chose qu’un décollage.

Sur les sièges voisins, un homme et une femme, tous les deux la cinquantaine, s’étaient visiblement lancés dans un rituel bien éloigné de toute liturgie connue. Les passagers alentour ont décrit un « mouvement vigoureux » sous le jogging de l’homme. L’avion n’avait même pas quitté le sol.
Darren Street a raconté la scène au Sun avec un mélange de stupéfaction et d’ironie : « Ma femme et moi étions choqués et dégoûtés. » Mais le plus savoureux, c’est la suite. Quand le couple a été interpellé par l’équipage, leur réponse a sidéré tout l’appareil.
L’excuse la plus audacieuse de l’histoire de l’aviation
Face aux hôtesses, le duo a affirmé qu’il « priait ». Motif invoqué : c’était leur baptême de l’air. Ils auraient simplement cherché du réconfort spirituel avant le décollage. Un argument qui n’a convaincu absolument personne à bord.
« Ils devaient penser que c’était le premier jour sur Terre de l’hôtesse. On savait tous ce qu’ils faisaient », a lâché Darren Street. Les témoins autour du couple ont immédiatement contredit cette version des faits. Difficile de plaider la méditation quand toute une rangée de sièges vous observe.

Ce qui a poussé Darren et Lisa à prévenir le personnel, ce n’est d’ailleurs pas tant la gêne personnelle que la présence d’enfants dans l’avion. Des familles entières assistaient à cette scène surréaliste, bien loin d’être un cas isolé dans les airs. Sauf qu’ici, l’avion n’avait même pas décollé.
L’équipage de Jet2 a alors sérieusement envisagé une option radicale : faire demi-tour et renvoyer l’appareil à East Midlands Airport. Finalement, le vol a poursuivi sa route vers les Canaries. Mais le couple allait vite comprendre que l’aventure était terminée pour eux.
Bannis à vie : la sanction est tombée sèche
Jet2 n’a pas fait dans la demi-mesure. Dans un communiqué officiel, la compagnie britannique a confirmé que les deux passagers avaient été bannis à vie de tous ses vols. Pas de deuxième chance. Pas de « prière » de rattrapage.
La sanction ne s’est d’ailleurs pas arrêtée là. Le couple a également été expulsé de l’hôtel Jet2 réservé pour leur séjour à Gran Canaria. Et cerise sur le gâteau : leur vol retour a purement et simplement été annulé. Autrement dit, ils se sont retrouvés aux Canaries sans hébergement et sans moyen de rentrer via la compagnie. Un billet d’avion de dernière minute pour le retour, à leurs frais.
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« En tant que compagnie aérienne et tour-opérateur familial, nous appliquons une tolérance zéro envers les comportements inacceptables », a déclaré Jet2 dans son communiqué. Un message clair, à l’heure où les incidents à bord des avions se multiplient à travers le monde.
Quatre heures et demie de malaise à 10 000 mètres
Le vol vers Gran Canaria dure environ quatre heures et demie. Et pour Darren et Lisa Street, chaque minute a été un supplice d’un genre particulier. Non pas à cause de turbulences, mais parce que le couple incriminé n’a pas cessé de les fixer du regard pendant toute la durée du trajet.

Darren a confié que l’ambiance était devenue « vraiment gênante ». Le couple savait visiblement que c’étaient eux qui avaient alerté le personnel. Résultat : près de cinq heures de regards insistants, coincés dans un tube pressurisé à des milliers de mètres d’altitude. On a connu des situations inconfortables en avion, mais celle-ci atteint un niveau assez unique.
Le propriétaire de garage n’a pourtant aucun regret. Des enfants étaient présents, et le comportement du couple dépassait largement les limites du tolérable. Les hôtesses de l’air ont d’ailleurs salué la réaction des passagers qui ont signalé les faits.
Rejoindre le « mile high club » : un fantasme qui coûte cher
Le « mile high club » — ce club très informel des personnes ayant eu des rapports sexuels en vol — fait partie des fantasmes récurrents de certains voyageurs. Mais entre le fantasme et la réalité, il y a un gouffre. Un gouffre juridique, surtout.
Au Royaume-Uni comme dans la plupart des pays européens, tout acte sexuel dans un lieu public — et un avion commercial en est un — constitue une infraction. Les compagnies aériennes ont toute latitude pour bannir les contrevenants. Certaines vont plus loin en portant plainte, ce qui peut entraîner des poursuites pénales. Les incidents de ce type ne sont pas rares, mais ils finissent rarement aussi mal pour les protagonistes.
Dans le cas présent, le couple n’a même pas eu la « satisfaction » d’atteindre l’altitude requise pour prétendre au fameux club. Ils ont été repérés au sol, sur le tarmac, avant même que l’avion ne bouge d’un centimètre. Si c’est une prière, elle a été exaucée d’une manière très inattendue : avec un bannissement à vie et des vacances totalement gâchées.
La morale de cette histoire tient en une phrase : si vous voulez prier avant un vol, joignez les mains. Et gardez votre jogging bien en place.