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120 000 € au lieu de 12 000 € au guichet : il rend tout et la banque le remercie avec un paquet de bonbons

Publié par Hannah Maline le 21 Oct 2026 à 17:43
Enveloppe de billets et sachet de bonbons sur comptoir

Il vient chercher de quoi financer un dossier de permis de séjour. Il repart avec dix fois plus. À Salzbourg, un étudiant géorgien a vu un employé de banque se tromper d’un zéro, et il a fait ce que peu de gens auraient fait. Reste la réaction de l’établissement, qui tient dans un sachet de confiseries : on vous raconte tout.

Un zéro de trop au guichet de Salzbourg, un mercredi d’octobre

Salzbourg, la ville natale de Mozart. Le mercredi 14 octobre, un étudiant géorgien pousse la porte de sa banque, la Sparkasse, avec un ami à ses côtés. Ils viennent pour une démarche administrative, pas pour tenter la chance.

Le jeune homme veut retirer environ 12 900 euros. Cet argent doit servir de caution pour obtenir leur permis de séjour, à lui et à son ami. Une somme précise, pour un but précis.

Puis le grain de sable arrive. Selon le journal luxembourgeois L’Essentiel, relayé par L’Indépendant, c’est une « erreur humaine » au comptoir qui fausse tout. L’étudiant se voit remettre 120 000 euros, soit près de dix fois la somme demandée.

Les billets lui sont tendus dans une simple enveloppe. Et un détail compte : l’affaire ne s’est pas jouée à un distributeur automatique, comme on pourrait l’imaginer, mais bien au guichet, face à un employé.

Ce genre de méprise, les banques savent la gérer, et la loi encadre ce qui se passe quand l’établissement se trompe. Mais sur le moment, rien n’indique que quelqu’un ait réalisé quoi que ce soit. L’enveloppe repart sous le bras de l’étudiant.

Pour un étudiant étranger en pleine démarche de séjour, la situation avait de quoi donner le tournis. Alors, quelle est la première chose que l’on fait quand on ressort d’une banque avec dix fois trop d’argent ? Lui a choisi un endroit assez inattendu.

De la salle de sport à la douche : le coup de fil qui change la fin de journée

Le garçon ne file pas à l’autre bout de la ville et ne disparaît pas dans la nature. Selon le récit, il va tranquillement à la salle de sport, puis rentre chez lui. Une journée presque ordinaire, en apparence.

C’est en sortant de la douche que le téléphone sonne. À l’autre bout du fil, la banque lui demande s’il a bien reçu la somme qu’il avait réclamée, soit 12 900 euros. Elle a donc fini par réaliser son erreur, et plutôt rapidement.

La question est habile : elle n’accuse de rien, elle laisse simplement à l’étudiant le choix de sa réponse. Un petit moment de vérité, au sortir de la douche.

Tout le monde ne répond pas honnêtement à ce genre d’appel, et l’histoire de ce virement de 775 000 euros qui s’est terminée en prison rappelle à quel point le silence peut se payer cher.

L’étudiant, lui, répond que oui, il a bien reçu l’argent. Et c’est en répondant qu’il comprend de quoi il s’agit : il a reçu beaucoup plus que ce qu’il avait demandé. Il le reconnaît aussitôt.

Pas de négociation, pas de silence gêné. Il appelle immédiatement son ami pour retourner à la banque. Direction le guichet, donc, pour restituer l’important trop-perçu : 107 100 euros, rapporte L’Essentiel.

Le calcul est simple : 120 000 moins 12 900 euros, soit exactement ce qui dépassait. Tout a été rendu. Reste à savoir comment la banque a remercié cette honnêteté, et là, il faut s’accrocher.

Jeune homme au téléphone dans un vestiaire, stupéfait

Pour 107 100 euros rendus, la banque offre un paquet de bonbons gélifiés

On a déjà vu un salarié qui démissionne et refuse de rendre l’argent versé par erreur, et le contraste est saisissant. Ici, tout est restitué, et la banque en prend acte.

Son communiqué tient en quelques lignes laconiques : « Nous nous sommes excusés pour les désagréments causés et avons remercié le client pour son comportement coopératif et orienté vers la solution. » Un langage de service client, froid et millimétré.

Mais l’établissement ne s’est pas arrêté aux mots. Pour montrer qu’il avait apprécié le geste, il a offert à l’étudiant et à son ami un paquet de bonbons gélifiés. Rien d’autre n’est mentionné dans le récit.

Un « bien maigre lot de consolation », juge L’Indépendant, pour récompenser leur honnêteté. Face à 107 100 euros restitués, le décalage saute aux yeux.

Sous l’article, les internautes ne se sont pas privés de commenter. L’un estime que les actionnaires des banques « se gavent » quand lui n’a eu qu’un paquet de bonbons, et que cent euros auraient été un minimum. Un autre aurait au moins voulu deux sachets, un troisième espère que le paquet n’était pas déjà entamé.

L’humour fait son travail, mais une question plus sérieuse reste en suspens : que se serait-il passé si l’étudiant avait gardé l’enveloppe ?

Ce que la loi dit à ceux qui seraient tentés de tout garder

La réponse est claire, et L’Indépendant le rappelle : en France comme en Autriche, garder une somme remise ou versée par erreur n’est pas vraiment conseillé. La banque peut légalement récupérer les fonds.

Elle peut aussi avoir recours à la vidéosurveillance et au traçage numérique pour identifier les bénéficiaires. Autrement dit, une enveloppe de billets n’a rien d’une cachette. À Salzbourg, la question ne s’est même pas posée.

Les erreurs bancaires existent pour tous les montants. À 82 ans, un retraité a découvert 68 millions d’euros sur son compte, et la mésaventure est arrivée à d’autres dans l’autre sens, au point que des clients ont reçu 10 € au lieu de 50 € à un distributeur.

Dans le cas de Salzbourg, la banque a vite repéré sa bévue et contacté elle-même le jeune homme. C’est ce coup de fil qui a permis de boucler l’affaire en douceur, sans conflit ni poursuite évoquée.

Une précision utile : le chiffre de 12 000 euros souvent cité correspond en réalité à environ 12 900 euros, la caution nécessaire au permis de séjour. Les articles consultés ne disent pas si l’étudiant a finalement pu retirer cette somme. La suite du dossier, elle, reste à écrire.

Une erreur d’un zéro, une honnêteté immédiate, et au bout du compte un paquet de bonbons : la morale n’est pas très sucrée, mais elle tient debout.

Et si vous croyez qu’une banque qui se trompe reste une exception, cet employeur qui a oublié de licencier un salarié pendant neuf ans va vous faire changer d’avis.

Quant à votre porte-monnaie, vérifiez-le : ces pièces de 2 euros qui peuvent valoir jusqu’à 1 000 euros y dorment peut-être déjà.

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