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« J’ai choisi de me battre » : en pleine lune de miel, elle frappe à mains nues l’hippo qui tenait son mari

Publié par Elsa Fanjul le 13 Oct 2026 à 7:35
« J'ai choisi de me battre » : en pleine lune de miel, elle frappe à mains nues l'hippo qui tenait son mari

Dix jours après leur mariage, Sam et Anna McKee s’offrent un safari au Botswana. Quelques minutes de dérive suffisent à transformer le rêve en scène de survie. Au milieu de l’eau, face à un hippopotame, la jeune mariée prend une décision que personne n’attendait. Et ce qui s’est passé une fois sur la rive est presque plus glaçant encore.

Un mokoro, le delta de l’Okavango et un avertissement ignoré par le courant

Sam et Anna McKee viennent de Port Angeles, à environ 130 km de Seattle. Ils sont ensemble depuis 14 ans, amoureux depuis le lycée. Autant dire que le mariage, célébré au bord de la mer au Portugal, avait tout du conte de fées.

Dix jours plus tard, direction l’Afrique. Nous sommes en septembre 2025 et le couple s’envole pour le Botswana, pour sa lune de miel. Au programme, un safari dans le delta de l’Okavango, à bord d’un mokoro : une embarcation traditionnelle creusée dans un tronc d’arbre, menée par un guide.

Avant le départ, des guides leur montrent un hippopotame au loin. « Ils nous ont prévenus que l’eau était profonde à cet endroit. Ils nous ont dit que nous ne passerions pas par là », a expliqué Sam, 31 ans, selon People, qui rapporte le récit.

Le hic ? Le mokoro a fini par dériver exactement vers cette zone profonde que tout le monde voulait éviter. L’hippopotame figure pourtant parmi les animaux les plus dangereux pour l’homme.

Quand un animal sauvage se sent menacé, le scénario peut déraper en un clin d’œil, comme dans cette vidéo où un bison propulse un touriste dans les airs. Pour les McKee, il restait quelques secondes avant le bruit qui allait tout changer.

Un coup venu de la gauche, puis la gueule ouverte : les secondes où tout a basculé

Sam entend d’abord un énorme bruit d’éclaboussures, mêlé à des grognements. Il se retourne. L’hippopotame, la gueule grande ouverte, fonce sur l’arrière du mokoro.

Tout se joue à la vitesse de l’éclair. Sam reçoit un coup venant de la gauche. Dans la foulée, l’animal le saisit par le torse et l’entraîne sous l’eau.

Anna, elle, est projetée à l’eau par la violence de la charge. Le guide aussi. Elle raconte, dans un entretien accordé à Good Morning Britain et diffusé le vendredi 9 octobre, s’être sentie complètement désorientée en refaisant surface.

Puis elle voit la scène. Son mari est allongé dans la gueule de l’hippopotame. Ce récit rappelle d’autres rencontres où la vie bascule en un instant, comme cette femme attaquée par un alligator de 3 mètres et sauvée par le geste d’un inconnu.

C’est à ce moment qu’Anna passe en mode survie. « J’ai choisi de me battre. À cet instant, mes pensées étaient confuses : ce n’est pas réel, ça ne peut pas arriver, Sam est mort, il est en train de mourir », se souvient-elle.

Elle serre le poing, se précipite vers le prédateur et se met à le frapper. Et l’impensable se produit : l’hippopotame finit par relâcher Sam, puis recule. Mais l’histoire est loin d’être finie.

Pirogue en bois sur l'eau, hippopotame au loin dans le delta

Sur la rive, Sam ne sentait plus ses jambes et Anna a cru le perdre une seconde fois

Ce que raconte Anna ressemble à un réflexe plus qu’à un plan. Elle profite de la brèche pour aider son mari à rejoindre la rive, car l’animal risquait de revenir à la charge. Et si certains pensent que l’instinct de survie se trompe rarement, un guide de safari sud-africain disait un jour préférer être tué par un éléphant que d’en abattre un.

Sam, lui, ne mesure pas encore ce qu’a fait sa femme. Il découvrira l’acte héroïque d’Anna plus tard. Sur le moment, une autre réalité s’impose : une fois sorti de l’eau, il ne peut plus bouger les jambes.

Pour la deuxième fois en quelques minutes, Anna croit perdre l’homme de sa vie. Ses blessures sont graves, et les secours ne sont pas à la porte du delta.

En raison de retards techniques, Sam doit attendre plus de 13 heures avant de recevoir des antidouleurs. Il lui faut ensuite 18 heures avant d’être transporté dans un hôpital d’Afrique du Sud, pays voisin.

À son arrivée, il subit une opération abdominale d’urgence et se fait poser vingt agrafes sur le torse. Il reçoit aussi des perfusions au niveau du cou et des bras, une sonde d’alimentation, et doit être placé sous assistance respiratoire. Reste une question : comment se remet-on d’une telle lune de miel ?

Ce qu’il reste de cette lune de miel

Verdict : Sam s’en est sorti. Aujourd’hui, il ne souffre plus que de quelques « douleurs et courbatures », selon le récit relayé par People. Pour un homme que son épouse a cru perdre deux fois, c’est presque une victoire.

Anna, elle, garde un recul étonnant. « C’était absolument horrible sur le moment, mais nous avons beaucoup de raisons d’être reconnaissants », a-t-elle confié. Pas de colère affichée, pas de règlement de comptes : de la gratitude.

Elle ajoute : « Sam est mon meilleur ami. Nous sommes ensemble depuis 14 ans. Nous sommes amoureux depuis le lycée, alors je suis vraiment reconnaissante que nous puissions encore passer du temps ensemble ».

Ce témoignage rejoint d’autres récits de survivants qui s’accrochent à l’instant présent, à l’image de ce surfeur qui a refusé de lâcher face à un requin. Dans ces moments-là, le réflexe prend souvent le dessus sur la peur.

Reste la leçon que le couple n’a pas formulée mais que le récit impose : un avertissement de guide ne sert à rien quand le courant décide pour vous. Et les rencontres entre humains et grands animaux se terminent rarement aussi bien, comme ce tigre échappé à Leipzig qui a attaqué un homme de 72 ans.

Anna a frappé un hippopotame pour garder son mari : voilà une promesse de mariage tenue en moins d’une minute. Si vous croyez que le danger vient toujours des grands prédateurs, ce geste de routine qui a coûté la vie à un éleveur de casoars à 75 ans va vous faire réfléchir.

Et pour les amateurs de frissons plus étranges, ce ver de 8 cm que les médecins ont retiré vivant du cerveau d’une femme n’a pas fini de hanter vos nuits.

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