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Carambar : pourquoi chaque bonbon cache une blague sur son emballage, et depuis quand

Publié par Ambre Détoit le 02 Oct 2026 à 9:37

Tu déchires l’emballage. Tu croques dans le caramel qui colle aux dents. Et là, tu déplies le papier pour lire la blague du jour. Un rituel qu’on a tous fait, et que presque personne n’a jamais questionné.

Pourquoi un bonbon se retrouve-t-il avec une blague dans le papier ? Qui a eu cette idée ? Et les blagues, elles viennent d’où ? On t’embarque dans les coulisses d’une marque culte.

Une jeune femme déballe un bonbon caramel souriante

Un bonbon né dans le Nord, bien avant les blagues

Le Carambar naît en 1954, à Marcq-en-Barœul, près de Lille. La confiserie Delespaul-Havez cherche alors un bonbon économique, solide et facile à glisser dans une poche d’écolier. Elle lance un bâtonnet de caramel mou, long et résistant.

Premier détail qui surprend : le nom. Il vient du mot « caramel » et de « bar », qui signifie « barre » en anglais. À sa sortie, le bonbon coûte quelques centimes, un prix pensé pour les enfants des cours de récré.

Mais attention, à cette époque, aucune trace de blague. Le succès est déjà là, pourtant. Alors d’où sort cette idée de papier à lire ?

1969 : le jour où l’emballage s’est mis à parler

C’est dans les années 1960 que la marque cherche à se démarquer. Elle choisit d’ajouter à l’intérieur de l’emballage un petit texte amusant, histoire de donner une seconde raison d’acheter le bonbon. L’idée est simple : le caramel nourrit la gourmandise, la blague nourrit la curiosité.

Le pari fonctionne à merveille. Les enfants s’échangent les blagues à la récréation, les comparent, les racontent à leurs parents. Le bonbon devient un support de conversation.

Et ce n’est que le début. Car ces blagues, elles ont rapidement pris une couleur très particulière. Laquelle ?

Des blagues volontairement… mauvaises

Voilà le vrai génie de la formule. Les blagues du Carambar sont des devinettes courtes, souvent basées sur des jeux de mots. Et elles sont assumées comme gentiment nulles. Ce n’est pas un défaut, c’est devenu la marque de fabrique.

Résultat : on ne les lit pas pour rire aux éclats, mais pour s’exclamer « oh non, pas celle-là » avant de la raconter à voix haute. Le groan collectif fait partie du jeu.

Cette complicité autour d’une blague ratée explique en grande partie pourquoi le rituel a traversé les générations. D’ailleurs, ce n’est pas la seule marque qui cache un secret derrière un détail du quotidien, comme le distributeur Pez et ses figurines.

Qui écrit ces blagues, au juste ?

Des enfants s'échangent des papiers de bonbon dans une cour d'école

Longtemps, les blagues ont été créées en interne, puis le public a été invité à participer. La marque a organisé des concours pour récolter de nouvelles idées auprès des fans. Certaines blagues d’enfants ont ainsi fini imprimées sur des millions d’emballages.

Autre curiosité : le Carambar a même fait de ses blagues un phénomène éditorial. Des recueils ont été publiés pour rassembler les plus cultes. Preuve que ce petit papier plié dépasse largement le cadre du bonbon.

Et pour les nostalgiques, le sujet des friandises disparues touche toujours une corde sensible, comme le montre la liste de ces bonbons cultes des années 80 aujourd’hui disparus.

Pourquoi ça marche encore aujourd’hui

À l’heure des écrans, un bonbon qui raconte une blague sur papier pourrait sembler dépassé. C’est pourtant l’inverse. Le geste de déplier, de lire, de partager à voix haute crée un petit moment de lien que les réseaux sociaux n’ont pas remplacé.

La marque a aussi su se renouveler sans trahir son âme. Les saveurs ont évolué, mais la blague est restée au centre du dispositif. C’est ce qui fait un vrai rituel de marque : un détail minuscule, devenu indissociable du produit.

Beaucoup d’autres enseignes jouent sur ce type d’attachement, parfois jusqu’à voir leur nom entrer dans le langage courant, comme ces marques devenues des noms communs.

Un père et sa fille rient devant un emballage de bonbon

Le détail qui change tout sur votre prochain Carambar

La prochaine fois que tu ouvres un Carambar, regarde-le autrement. Ce n’est pas juste un bonbon : c’est une idée marketing née dans les années 1960, devenue un réflexe collectif. Une blague imprimée au bon endroit a suffi à faire d’un caramel ordinaire une institution.

Et si tu aimes ces histoires de marques qui cachent un petit secret, il y a de quoi lire. Tu peux par exemple découvrir pourquoi le nom de La Vache qui rit cache une moquerie, ou l’histoire du M&M’s rouge disparu pendant dix ans.

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