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Surpoids en Europe : Croatie et Malte à 64,8 %, la France parmi les 3 pays sous 50 %

Publié par Claire le 30 Oct 2026 à 17:03

Plus d’un adulte sur deux est en surpoids dans l’Union européenne. Mais d’un pays à l’autre, l’écart est énorme, et il ne suit pas toujours les clichés sur la malbouffe.

On a descendu le classement d’Eurostat, du pays le plus mince au plus touché. Il y a une vraie surprise en route, et elle concerne ton assiette autant que ton voisin de palier.

Le point de départ : 52,7 % d’Européens concernés

Les chiffres datent de 2019, les plus récents publiés par Eurostat sur le sujet. Cette année-là, 44,8 % des adultes de l’UE avaient un poids normal, et 52,7 % étaient en surpoids, d’après l’IMC.

Le surpoids commence à un IMC de 25. L’obésité, elle, démarre à 30, et c’est une catégorie à part dans les statistiques.

Dans l’UE, 16,5 % des adultes en surpoids étaient obèses, soit environ un sur six. Les 36,2 % restants étaient dits « préobèses ».

Premier arrêt : le bas du classement, là où la France se trouve plutôt bien placée.

N°5 à N°3 : les bons élèves, dont un pays que tu connais bien

Le podium des pays les moins touchés tient en trois noms. Seuls trois pays passent sous la barre des 50 % d’adultes en surpoids : l’Italie, la France et le Luxembourg.

Au Luxembourg, 48,4 % des adultes sont concernés. La France suit à 47,2 %, soit un peu moins d’un adulte sur deux. L’Italie ferme la marche, côté minceur, avec 45,7 %.

Ces trois pays ont un point commun : aucun n’atteint la moyenne européenne de 52,7 %. Et pourtant, le Luxembourg cache un détail qui change la lecture de son score.

Là-bas, l’écart entre hommes et femmes est le plus grand de l’UE : 20,1 points. Autrement dit, la moyenne cache deux réalités très différentes.

N°2 : une obésité qui ne raconte pas la même histoire

Reste à voir ce qui se passe quand on regarde l’obésité seule. Chez les « quatre grands » de l’UE, l’Allemagne affiche le taux le plus élevé à 19 %, devant l’Espagne (16 %), la France (15 %) et l’Italie (11,7 %).

L’Italie, qui avait le meilleur score en surpoids, est donc aussi la plus mince des quatre sur l’obésité. La France, elle, se place juste sous la moyenne européenne de 16,5 %.

Autre surprise : la France fait partie des pays où les femmes sont plus souvent obèses que les hommes. Onze pays sur trente sont dans ce cas, dont la France, le Portugal et les Pays-Bas.

Ça va à l’inverse du surpoids, où les hommes dominent partout. On y vient juste après.

N°2 bis : le grand écart entre hommes et femmes

Le surpoids est un sujet très masculin dans les chiffres. En 2019, 60,2 % des hommes de l’UE étaient en surpoids, contre 45,7 % des femmes.

Et ce n’est pas propre à quelques pays : le taux est plus élevé chez les hommes que chez les femmes dans les 33 pays européens étudiés. Pas une seule exception.

Mais l’écart varie beaucoup. Il est de 19,2 points en République tchèque et de 18,6 à Chypre, contre seulement 2 points en Turquie et 3,2 en Lettonie.

Si l’âge compte aussi, tu vas voir que ça va vite.

Ce que l’âge et le diplôme changent vraiment

Promeneurs sur le front de mer maltais au coucher du soleil

Chez les 18-24 ans, 25 % des adultes sont en surpoids, contre 65,7 % chez les 65-74 ans. Le chiffre grimpe presque sans pause, sauf après 75 ans.

Le niveau d’études pèse lourd aussi. Chez les adultes peu diplômés, 59 % sont en surpoids, contre 44 % chez les plus diplômés.

Pour l’obésité, l’écart est du même ordre : 20 % chez les moins diplômés, contre 11 % chez les plus diplômés. L’étude sur 20 pays européens citée par Euronews relie ça aux habitudes alimentaires, à l’accès au sport et à l’information santé.

Cet écart ressemble à celui qu’on observe pour d’autres choix de vie. On l’a vu par exemple dans notre classement sur l’âge du départ du nid, très variable d’un pays à l’autre.

Mais le vrai champion, lui, est tout en haut.

N°1 : deux pays au coude-à-coude, et un record de plus

Sur le podium des plus touchés, ils sont deux. La Croatie et Malte arrivent à égalité avec 64,8 % d’adultes en surpoids, soit près de deux personnes sur trois.

Derrière, on trouve l’Islande, la République tchèque et la Hongrie, toutes à 60 % ou plus. L’Islande n’est pas dans l’UE, mais elle figure dans les statistiques européennes élargies.

Et Malte a un deuxième titre. C’est elle qui détient le plus fort taux d’obésité : 28,7 %, contre 10,9 % en Roumanie.

Chez les hommes maltais, ce taux monte même à 30,6 %. Contre 26,7 % chez les femmes. Cela fait presque un homme sur trois.

Le chiffre qui change la lecture : ça continue de grimper

La tendance n’est pas rassurante. Selon l’OCDE, le taux moyen d’obésité est passé de 11 % en 2000 à 15 % en 2008, puis à 17 % en 2018, dans 18 pays suivis depuis les années 2000.

Entre 2008 et 2017-2018, il a augmenté presque partout, sauf à Chypre et en Hongrie. Les pays nordiques ont connu la plus forte hausse, avec 6,5 points pour l’Islande, devant la Finlande et la Norvège.

Les conséquences sont lourdes : toujours selon l’OCDE, le surpoids et l’obésité réduisent l’espérance de vie de près de trois ans en moyenne dans l’UE.

La France reste donc bien placée, mais pas à l’abri. Son taux d’obésité de 15 % reste sous la moyenne, pas loin de la limite.

Alors, tu l’aurais deviné ?

La Croatie et Malte au sommet, l’Italie, la France et le Luxembourg dans le bas : ce classement n’a rien d’évident. Surtout quand on pense à la gastronomie italienne ou française, qui ne protège pas autant qu’on le croit.

La vraie leçon, c’est que l’âge, le sexe et le diplôme pèsent plus que la nationalité. Et toi, tu aurais deviné la Croatie au n°1 ?

Pour continuer sur les habitudes du quotidien, regarde comment cette odeur diffusée chez Lidl pousse à remplir son chariot sans y penser.

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