Brigitte Bardot : la Madrague mythique en ruine, des bêtes abandonnées plusieurs jours, des réfrigérateurs couverts de moisissure

Brigitte Bardot, c’était la Madrague, la Garrigue et des centaines d’animaux sauvés. Quelques mois après sa disparition, la carte postale se fissure.
Selon Paris Match, ses deux propriétés tropéziennes seraient à l’abandon, bêtes comprises. Un détail, survenu en avril, résume le malaise. Et une phrase du président de la Fondation, plus loin, glace l’ensemble.
Deux domaines mythiques, une enquête qui dérange
Dans une longue enquête publiée cette semaine, Paris Match dresse un état des lieux qualifié d’accablant des deux propriétés de l’icône à Saint-Tropez. Les faits relatés se seraient déroulés quatre mois après sa mort.
À la Garrigue, son refuge perché sur les hauteurs, des réfrigérateurs envahis de moisissure côtoieraient des animaux livrés à eux-mêmes. À la Madrague, des pigeons morts traîneraient dans les recoins. La maison mythique est aujourd’hui fermée pour travaux.
Le contraste est brutal avec l’image qu’on en avait. La Garrigue était l’arche de Noé de Bardot, ce lieu où elle avait fait de la protection animale le combat de sa vie.
Dans l’entourage, l’inquiétude monte. Le sujet est d’autant plus sensible que la Madrague, estimée à 3 millions d’euros, porte une valeur affective que les chiffres ne disent pas.
Mais que reste-t-il, concrètement, des pensionnaires de la Garrigue ? La réponse tient en un chiffre.
Six chats sur quinze et personne pour les nourrir
D’après Paris Match, la jument Mistie a été euthanasiée quelques jours après la disparition de Bardot. Ses chiens, ses cochons et ses moutons ont rejoint le refuge de Bazoches.
Sur place, il ne resterait que six chats sur quinze, faméliques. Qui les nourrit ? Personne ne semble le savoir.
Les vigiles chargés de surveiller les lieux rappellent qu’ils protègent les murs, pas les animaux. Même Max Guazzini, président de la Fondation, avoue ne pas savoir « qui leur donne à manger ».
Du vivant de la star, la situation n’était déjà pas idéale. Visitant un poulailler couvert de fientes, elle se serait emportée : « C’est dégueulasse, on est chez Brigitte Bardot, ici ! »
En juin 2025, elle découvrait que des chasseurs pouvaient abattre les sangliers de son domaine. Bernard d’Ormale, son veuf, aurait voulu l’en préserver, ce qu’elle aurait balayé d’un « il m’emprisonne, c’est différent ».
Reste l’épisode d’avril, le plus dur à lire. Celui qui donne son titre à toute l’affaire.
Le cochon, les frigos et la réponse de la Fondation
Touché par une balle perdue de chasseur, un cochon aurait agonisé quatre jours en plein soleil. Sa plaie aurait été becquetée par des corbeaux, malgré les consignes du vétérinaire.
À l’intérieur, l’hebdomadaire décrit des frigos moisis, où la nourriture des animaux côtoie celle de Brigitte Bardot elle-même.
Interrogée, la directrice générale de la Fondation, Ghyslaine Calmels-Bock, assure avoir ignoré cette situation, Bardot gérant elle-même les lieux. Elle affirme aussi que les gardiens « abusaient de sa faiblesse et de sa gentillesse ». Ils ont été remerciés un mois après sa mort.
À la Madrague, le décor ne serait guère plus reluisant. Atteinte d’un cancer du côlon, Bardot aurait passé ses derniers mois dans une chambre glaciale, sans radiateur d’appoint, aux murs suintants et aux racines dans le plafond.
Et les animaux de compagnie ? Ce qui s’y serait passé est plus sombre encore.
Pigeons empoisonnés, chat noyé, caniche sauvée de justesse

Pour comprendre la suite, il faut savoir à qui reviendra réellement la fortune de Bardot, car la Fondation est au centre de tout.
À l’automne 2025, alors que Bardot était alitée, un pigeon par jour serait mort empoisonné par des graines stérilisantes trop dosées.
Seuls deux des quatre chats présents à son décès y vivraient encore, alors que la Fondation en compte toujours quatre. Monsieur Pétard, le vieux matou blotti contre elle jusqu’à la fin, se serait noyé dans la piscine.
Quant à Filoute, l’un de ses deux caniches, elle aurait été sauvée in extremis, après cinq jours sans nourriture.
Voilà donc la promesse du titre tenue : un tableau sombre, détaillé, qui reste à vérifier puisqu’il repose sur une seule enquête.
Ce que devient la Madrague, et pourquoi le musée s’éloigne
Le 25 octobre, la Fondation a fermé la propriété pour des travaux de consolidation. Bernard d’Ormale, qui y a vécu trente-quatre ans, n’y a plus accès.
« Il faut remettre en état cette propriété, qui n’est pas présentable pour l’instant », reconnaît Ghyslaine Calmels-Bock. L’aveu est rare.
Le rêve d’un musée s’éloigne aussi, puisque Bardot aurait finalement dispensé la Fondation d’en faire un. La Madrague ne devrait donc ouvrir qu’à de petits groupes, sur rendez-vous.
Le conflit avec le veuf, lui, ne s’apaise pas : il menace la fondation de procès, dans un climat que la publication de l’enquête risque de tendre encore.
Ailleurs, d’autres successions de stars racontent des histoires voisines, comme l’appartement de Claude François revenu sur le marché. Reste à voir ce que répondra la Fondation sur le sort des chats.
Tout ce qui précède est rapporté par Paris Match, à lire au conditionnel.
Le mythe tient parfois à un fil, et ici, ce sont des chats qu’on ne nourrit plus. Si les héritages de légendes vous fascinent, ce que l’accord de 2020 a vraiment rapporté aux Hallyday réserve quelques surprises. Et pour ceux qui se demandent ce que cache le Midi des célébrités, le village où Omar Sy fuit les paparazzis raconte l’envers du décor.