Veuf de Brigitte Bardot, Bernard d’Ormale, 85 ans, vit dans 29 m² et menace la fondation de procès

Chaque matin, il traverse la baie de Saint-Tropez pour nourrir les chats de La Madrague. Mais Bernard d’Ormale, 85 ans, n’habite plus la maison où Brigitte Bardot est morte dans ses bras. Il vit aujourd’hui dans un appartement qu’il compare à un « placard », et il promet de se battre en justice. Reste à comprendre comment 33 ans de mariage ont pu mener là.
Le jour où il aurait dû fêter les 92 ans de Brigitte Bardot
Le lundi de l’anniversaire, rien n’a changé dans le rituel de Bernard d’Ormale. Il est venu nourrir les chats de l’actrice devenue militante de la cause animale, comme chaque jour depuis sa mort l’an dernier. Mais ce matin-là, selon le Daily Mail, une immense tristesse l’a submergé : Bardot aurait eu 92 ans.
Le couple avait toujours célébré les anniversaires et les fêtes sans bruit, à La Madrague, ancien cabanon de pêcheur en bord de mer. Entourés de dizaines d’animaux, ils partageaient parfois une part de la fameuse tarte aux pommes de Bardot. C’est là qu’elle serait morte, bercée par le bruit des vagues, accrochée à celui qu’elle surnommait son « piou, piou ».
Depuis, les neuf derniers mois auraient été solitaires et douloureux. Le veuf raconte avoir dû faire ses valises, la maison, estimée jusqu’à 22 millions de livres, ne lui appartenant pas. On avait déjà vu un incident troubler la cérémonie des obsèques, mais ce qui s’est joué ensuite, loin des caméras, est plus rude encore.
Car l’anniversaire n’était que le début d’une série de coups. Le premier concernait son logement, le deuxième sa fonction, le troisième des objets qu’il pensait sacrés.
Un logement de 29 m², un poste perdu et une vente qui l’a brisé
Bernard d’Ormale vit désormais dans un logement pour seniors de 29 mètres carrés, en plein centre de Saint-Tropez. Il n’a le droit de se rendre à La Madrague qu’en journée, pour s’occuper des animaux. « Ce n’est pas agréable du tout », confie-t-il, en jurant que personne d’autre ne nourrit les chats.
Le mois dernier, il aurait aussi été écarté de la présidence de la fondation, poste obtenu après le décès de sa femme pour « poursuivre son combat ». Il reste membre du conseil d’administration, mais affirme n’y croiser que des gens qui lui compliquent la vie. Les polémiques sur l’héritage de la star ne datent pas d’hier, et l’on se souvient que même le cercueil de Bardot avait fait parler de lui.
Le dernier coup, le plus cruel selon lui, est la vente aux enchères de 300 objets personnels de l’actrice : photos, tableaux, mais aussi chemises de nuit et sous-vêtements. Elle aurait rapporté près d’un million d’euros. Il accuse la fondation d’agir « comme une meute de loups-garous ».
« Brigitte a été dispersée un peu partout, comme des grains de sucre », déplore-t-il. Il montre, les mains tremblantes, une photo de Bardot à cinq ans serrant un ours en peluche, qui devait lui revenir. Il l’attend toujours. Mais pourquoi un homme marié depuis plus de trente ans n’a-t-il aucun droit sur cette maison ?

Le détail administratif qui l’a rayé de l’héritage
Pour comprendre, il faut remonter à 1992. Bardot, qui avait déjà été mariée à Roger Vadim, Jacques Charrier et Gunter Sachs, rencontre Bernard d’Ormale, ancien homme d’affaires devenu conseiller politique de Jean-Marie Le Pen. Ils se rapprochent autour de leurs idées politiques et se marient dans l’année, lors d’une cérémonie organisée chez son fils en Norvège.
Voici le détail décisif : aucune cérémonie civile n’a eu lieu en France. Selon le Daily Mail, leur union n’a donc jamais été officialisée dans le pays, ce qui l’aurait automatiquement écarté de tout héritage de conjoint. Une erreur qu’il regrette, assure-t-il, non par appât du gain mais pour garder la main sur la mémoire de sa femme.
Tout le patrimoine de l’actrice a été partagé à parts égales entre son fils, Nicolas-Jacques Charrier, et la Fondation Brigitte Bardot. Bernard d’Ormale dit avoir lui-même suggéré ce montage pour qu’on ne le traite pas de profiteur. Il admet aussi avoir refusé d’être nommé exécuteur testamentaire, ce qu’il juge aujourd’hui être une faute.
« Nous ne l’avons pas assez protégée parce que nous n’y avions simplement pas pensé », dit-il. Reste la version de la fondation, qui ne ressemble en rien à la sienne.
Ce que répond la fondation, et ce qui va se jouer devant la justice
La fondation conteste point par point. Selon son porte-parole, La Madrague a été donnée à la fondation par Brigitte Bardot elle-même en 1992, et non à son compagnon. Il précise que Bernard d’Ormale se présente comme son mari alors qu’il n’aurait été que son compagnon. Les lecteurs qui aiment les histoires de familles déchirées autour d’un héritage y retrouveront le même mélange de chagrin et de droit.
D’après la fondation, il avait six mois pour quitter les lieux, un délai fixé par Bardot, et l’association l’aurait aidé à trouver un appartement. Elle affirme aussi qu’il pouvait user à vie de l’appartement parisien de l’actrice, ce qu’il aurait refusé, d’où sa mise en vente. Rester à La Madrague exposerait la fondation à un risque juridique. Elle juge « faux et insultant » de parler d’effacement de l’actrice.
Lui prépare des procédures : « Nous n’allons pas nous laisser marcher dessus. » Son avocate, spécialiste des successions, juge qu’il a été traité « pire qu’un criminel » et parle d’une histoire d’amour de 33 ans. Lui jure : « Je vais me battre pour récupérer La Madrague. Ce n’est pas perdu. »
Aucune animosité, en revanche, envers le fils de Bardot, qui a validé la vente pour éviter que les objets dorment en garde-meuble. Ironie du sort : le veuf aurait aidé à réconcilier la mère et le fils, après des années de rupture. Et si tout cela relevait d’un plan de la star pour que son combat pour les animaux lui survive ?
Une chose est sûre : un homme de 85 ans, qui a veillé sur sa femme malade jusqu’à la fin, se retrouve seul avec ses souvenirs. Voilà ce que laisse l’héritage de Bardot, dispersé comme des grains de sucre, sauf une promesse de procès.
Et si vous vous demandez ce que deviennent les grands amours des légendes, ce slow écrit pendant le confinement apporte une tout autre réponse. Quant aux bijoux qui font polémique, cette bague à 160 000 euros qui ne vient pas du prince Harry cache une surprise.