« Sans doute un peu queutard » : Brigitte Lahaie doute des plaintes visant Patrick Bruel
L’affaire Patrick Bruel ne cesse de s’étendre depuis un mois. Une trentaine de femmes ont porté plainte contre le chanteur, dont une mineure au moment des faits reprochés. Dans ce climat électrique, une voix a choisi de sortir du rang.

Brigitte Lahaie, ancienne actrice devenue chroniqueuse, a pris la parole chez Jordan De Luxe. Ses propos ont immédiatement fait grincer des dents.
Une garde à vue qui a tout accéléré
Le calendrier judiciaire s’est emballé début juin. Patrick Bruel a été placé en garde à vue le 8 juin, avant d’être mis en examen deux jours plus tard.
Les chefs retenus sont lourds : viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement. Le chanteur est désormais sous contrôle judiciaire strict, dans l’attente d’éventuelles suites pénales.
Depuis, les témoignages s’accumulent. De nouvelles plaintes viennent régulièrement s’ajouter au dossier, certaines évoquant des faits remontant à plusieurs décennies.
« Oui, mais qui n’ont pas porté plainte »

C’est cette phrase, lâchée sans détour, qui résume l’échange entre Jordan De Luxe et Brigitte Lahaie. L’animateur lui demande si elle connaît des femmes ayant couché avec le chanteur.
Sa réponse tombe net : oui, mais aucune n’a jugé bon de saisir la justice. Un aveu qui, selon elle, en dit long sur la réalité du terrain.
Brigitte Lahaie affirme ne pas être surprise par ces révélations. Elle y voit le résultat de croyances sociétales qu’elle juge de plus en plus radicales.
« L’homme est fondamentalement violent » : la théorie qui dérange
Pour l’ancienne actrice, une partie des plaignantes serait influencée par une vision qu’elle qualifie d’excessive. Selon elle, certaines femmes considéreraient que « l’homme est fondamentalement violent ».
Une croyance qui, dit-elle, peut mener à « des comportements totalement irrationnels ». Elle vise en particulier les plaintes déposées des années, parfois des décennies, après les faits présumés.
« Je pense que certaines femmes qui ont porté plainte pour abus 20 ans après pensent vraiment avoir été abusées », affirme-t-elle. Une phrase qui sème le doute sur la sincérité même des victimes présumées.
Elle nuance toutefois en reconnaissant que le chanteur a pu multiplier les avances insistantes. « Sans doute parce qu’il a été un peu queutard », glisse-t-elle, avant de préciser ne pas connaître le dossier en détail.
« On s’est fait sauter, c’était pas terrible » : le vécu qu’elle assume
Voir cette publication sur Instagram
Brigitte Lahaie ne s’arrête pas là. Elle évoque son propre passé, avec des mots qui risquent de choquer une partie du public.
« On s’est fait sauter, c’était pas terrible, c’était un peu voire violent, ça nous a fait peut-être un peu mal. Et alors ? », lance-t-elle. Pour elle, ces expériences participent à la construction d’une femme.
Elle admet néanmoins que « beaucoup de jeunes femmes considèrent ça comme inacceptable » aujourd’hui. Un décalage générationnel qu’elle semble regretter, sans le condamner franchement.
« Ce n’est pas porter plainte qui va faire qu’on va se sentir mieux »

Interrogée sur le sentiment d’être « salie », Brigitte Lahaie reconnaît que cette impression peut exister. Mais elle refuse d’y voir une raison suffisante de saisir la justice.
Selon elle, porter plainte ne garantit pas la reconstruction personnelle. Elle appelle plutôt les femmes concernées à « se responsabiliser » par un travail intérieur.
Cette position n’est pas sans rappeler d’autres prises de parole polémiques autour de l’affaire. Anny Duperey avait elle aussi surpris en évoquant le chanteur, avant de durcir le ton par la suite.
D’autres proches ont pris une direction opposée. Élodie Gossuin a défendu un Patrick Bruel toujours respectueux avec elle, tandis que Zazie s’est montrée bien plus prudente sur le sujet.
« Le patriarcat était indispensable » : la sortie qui embrase les réseaux
Mais c’est une autre déclaration qui pourrait faire encore plus parler. Brigitte Lahaie assume une vision très personnelle des rapports hommes-femmes à travers l’histoire.
« Je pense que le patriarcat était indispensable pour la survie de l’espèce », affirme-t-elle sans détour. Elle justifie ce propos par les rôles traditionnellement attribués à chaque sexe au fil des siècles.
Une sortie qui intervient alors que l’affaire continue de diviser le monde du spectacle. Une pétition de 8 800 signatures pour soutenir le chanteur avait déjà fait polémique, révélant à quel point le dossier fracture l’opinion.
De son côté, Brigitte Lahaie n’en est pas à sa première déclaration choc sur ce dossier. Elle avait déjà tenu des propos très critiques envers les plaignantes quelques semaines plus tôt, provoquant une vague de réactions similaire.
L’affaire Patrick Bruel, elle, continue son cours judiciaire. Le chanteur reste présumé innocent, mais chaque nouvelle prise de parole publique ravive un peu plus le débat autour de sa situation.