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« Ce monsieur a un problème de quéquette » : Anny Duperey lâche Patrick Bruel après l’avoir défendu

Publié par Hannah le 12 Juin 2026 à 12:13

Il y a quelques semaines, elle prenait sa défense face à la tempête. Aujourd’hui, Anny Duperey retourne sa veste avec une formule qu’on n’est pas près d’oublier. Sur le plateau de Culture Médias, la comédienne de 78 ans a lâché une punchline qui résume à elle seule son revirement spectaculaire sur l’affaire Patrick Bruel.

Anny Duperey en interview sur le plateau d'ABC Talk TV, portant une veste noire à motifs et un foulard vert

Quand la défense se transforme en charge

Pour comprendre le virage, il faut rembobiner. Début juin, Anny Duperey avait pris la défense de Patrick Bruel dans le podcast On dit tout au Public de Karim Sebbouh. Elle y parlait de « mise à mort populaire » et s’agaçait de voir un homme jugé avant son procès.

Quelques jours plus tôt, sur la chaîne YouTube d’ABC Talk TV, elle était allée encore plus loin. « Je pense que c’est lui qui aurait pu porter plainte pour agression sexuelle avec les filles qui se jetaient sur lui », avait-elle déclaré. Une sortie qui avait provoqué un tollé immédiat.

Dans le podcast, elle avait maintenu le cap. « Quand elles sont hystériques et qu’elles veulent quelque chose, elles n’ont aucune pudeur. Aucune », avait-elle affirmé. Ces propos avaient déclenché une avalanche de critiques sur les réseaux sociaux.

Elle avait aussi remis en question la gravité des accusations. « Peut-être il a été lourdingue avec des nanas. Est-ce au point de briser une carrière ? » Une question qui, à l’époque, semblait sincère. Mais depuis, l’affaire a pris une tout autre dimension.

L’escalade qui a tout changé

Entre ses premières déclarations et son passage sur Europe 1, le dossier Patrick Bruel a explosé. Les concerts ont été annulés les uns après les autres. La pièce Deuxième partie au théâtre Édouard VII a été arrêtée net.

La tournée estivale a été supprimée. Les représentations au Cirque d’Hiver, rayées de l’agenda. Le Canada, pareil. Les Enfoirés ont coupé les ponts. En quelques semaines, c’est tout l’édifice professionnel du chanteur qui s’est effondré.

Salle de concert vide avec piano sur scène sombre

Des militantes féministes ont interrompu des représentations théâtrales. Les témoignages se sont multipliés. De nouveaux récits accablants ont émergé dans la presse. L’artiste lui-même aurait confié à Paris Match : « Je sais que ma carrière est terminée. »

Puis est tombée la nouvelle qui a sans doute pesé le plus lourd dans le revirement de Duperey. Le mercredi 10 juin, Patrick Bruel a été mis en examen — 9 victimes, 13 dossiers joints. On n’était plus dans le registre de la « lourdeur » avec des nanas.

La phrase qui enterre tout

Ce jeudi 11 juin, sur Europe 1, le journaliste Thomas Isle ne fait pas dans la dentelle. Il rappelle à Anny Duperey ses sorties précédentes et lui avoue avoir eu « un peu de mal à la suivre ». La comédienne ne se dérobe pas.

Elle commence par replacer le contexte. « Au tout début, sur une espèce de plaisanterie que j’ai faite quand ça n’avait pas pris cette ampleur. » L’excuse est posée. Ce qui suit ne ressemble plus du tout à une plaisanterie.

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« Depuis, je pense qu’effectivement, ce monsieur, que je n’ai jamais rencontré d’ailleurs, a un problème de quéquette. Ça, c’est sûr. Il semblerait qu’il a vraiment des problèmes et il est un peu mené par sa quéquette. » La formule est lâchée, sans filtre et sans filet.

Le « ce monsieur » est glacial. La distance qu’il installe avec celui qu’elle défendait quelques jours plus tôt dit tout. Fini le « peut-être il a été lourdingue ». Place au constat brut. D’autres personnalités comme Zazie ou Lio avaient déjà fracassé Bruel publiquement, mais venant de Duperey, le retournement frappe d’autant plus fort.

Le message derrière la formule

Anny Duperey ne s’est pas contentée de tirer sur le chanteur. Elle a élargi le débat, fidèle à sa réputation de franc-parler. « Il y a un mec connu à abattre à peu près toutes les semaines », a-t-elle lancé aux journalistes présents sur le plateau.

Anny Duperey en interview sur le plateau d'ABC Talk TV, portant une veste noire à motifs et un foulard vert

Puis elle a glissé une information qui a laissé un silence dans le studio. « D’ailleurs, je sais, dans les tuyaux, il y en a un nouveau qui va arriver. » Une bombe à retardement lâchée sans précision. Aucun nom. Juste la promesse qu’un autre scandale couve.

Mais c’est la suite qui donne sa vraie dimension à l’intervention. La comédienne a posé une question directe : « Savez-vous combien on est de nombre de féminicides cette année ? » Thomas Isle a répondu : « Une centaine. »

La réponse de Duperey a claqué. « On ne fait pas grand-chose pour protéger les femmes qui se font battre dans leur cuisine et qui n’osent même pas porter plainte. Ou si elles le font, on ne les prend pas vraiment au sérieux. » Un constat qui dépasse largement le cas Bruel.

Un revirement qui interroge

Le virage d’Anny Duperey pose une question simple : qu’est-ce qui fait basculer un soutien public ? La réponse semble tenir en deux mots : la mise en examen. Tant que l’affaire restait dans le registre des accusations médiatiques, la comédienne pouvait maintenir le bénéfice du doute.

La garde à vue, les 13 plaintes, puis la mise en examen ont changé la donne. La justice est entrée dans la boucle. Et avec elle, une réalité plus difficile à relativiser que des témoignages dans la presse.

Reste que d’autres voix continuent de défendre le chanteur ou de questionner le traitement médiatique de l’affaire. Son avocate assurait récemment qu’il était « heureux » après sa remise en liberté. Ses fils Oscar et Léon, eux, sont divisés.

Patrick Bruel est désormais soumis à six conditions strictes de contrôle judiciaire. Il demeure présumé innocent jusqu’à preuve du contraire. Mais dans le tribunal de l’opinion, Anny Duperey vient de changer de camp. Et quand une alliée de la première heure vous lâche avec une formule pareille, c’est rarement bon signe.

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