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Une chanson sur l’inceste signée Camille Lellouche : la manière dont elle a éveillé sa fille Alma

Publié par Hannah Maline le 22 Oct 2026 à 13:18
20 Camille Lellouche sante phobie

Camille Lellouche revient avec un single, J’ai pas dit, qui prend le point de vue d’un enfant face à l’inceste. Derrière la chanson, il y a aussi une mère qui apprend chaque jour à sa fille Alma à dire non. Selon ses propos recueillis par Lou Média, elle lui fait même passer de petits tests surprises, et la règle qu’elle martèle tient en quelques mots.

« J’ai pas dit », sorti le 17 octobre : une chanson née de quelques accords de piano

Le décor est sobre. Camille Lellouche a conçu J’ai pas dit en studio, à partir de quelques accords de piano, sans artifice pour détourner l’attention du texte. Le single est sorti le 17 octobre 2026 et ouvre la voie à son futur album, Minuit, attendu pour le 20 novembre.

Le morceau adopte un point de vue rarement choisi : celui d’un enfant qui essaie de se confier à sa mère. Il y a la peur, il y a la honte, et ces mots qui ne sortent pas. Le titre lui-même, J’ai pas dit, dit déjà tout de cette mécanique du silence.

Cette démarche, toujours selon la source, naît de la récurrence des affaires d’agressions d’enfants. La chanteuse ne partirait donc pas d’une envie de provoquer, mais d’un constat : ces histoires reviennent sans cesse, et on en parle trop peu à ceux qui pourraient s’en protéger.

Après le succès de ses précédents titres, ce retour musical est remarqué, et il frappe par sa gravité. Ce n’est pas la première fois que Camille Lellouche se confie sur des sujets très intimes, mais ici, le propos s’adresse d’abord aux enfants. Reste que la chanson n’est que la moitié du message, car l’artiste est aussi une maman.

« Ma fille, je lui dis tout » : ce que Camille Lellouche répète à Alma

Pour la comédienne et chanteuse, le sujet ne reste pas cantonné au studio. Il s’invite à la maison, dans son rôle de mère, avec une conviction : armer sa fille Alma face aux dangers plutôt que d’attendre qu’ils surviennent. Elle prône une éducation au consentement dès le plus jeune âge.

Le silence, justement, peut durer des années. Laëtitia, 42 ans, raconte sept ans de violences à Manosque et le temps qu’il lui a fallu pour se rendre compte de ce qui lui arrivait. C’est précisément ce délai que Camille Lellouche voudrait raccourcir pour les plus petits.

Interrogée par Lou Média, elle résume sa méthode sans détour : « Ma fille, je lui dis tout. Moi je lui dis : ton corps c’est ton corps. » Elle précise que cela vaut pour chaque partie du corps, qu’elle désigne une à une. « Ça t’appartient », insiste-t-elle.

Elle refuse catégoriquement que des gestes intrusifs soient banalisés ou minimisés sous prétexte d’amusement. Et elle ne se contente pas de parler : elle vérifie que le message passe. C’est là que les choses deviennent plus concrètes.

Voici donc ce qu’elle raconte. Elle a appris à Alma que, si quelqu’un lui fait ça, même pour rigoler, elle doit serrer son petit poing, geste que la chanteuse mime pendant l’entretien. Et il lui arrive de passer derrière sa fille pour lui faire de petits tests : « Des fois je lui fais des petits tests », explique-t-elle.

Peluche d'enfant posée sur un lit dans une chambre douce et lumineuse

« Le consentement, c’est quand on dit oui » : la règle absolue derrière le poing serré

Raconter une enfance, c’est parfois remonter à sa nuit la plus sombre : Charlize Theron a livré la sienne, celle où sa mère a tué son père pour les sauver. Chez Camille Lellouche, le récit est autre, mais la même idée affleure : ce qu’un enfant vit à la maison le marque longtemps.

Le poing serré n’est que le geste. La règle, elle, est posée comme un principe absolu : si une action provoque de l’inconfort ou ne fait pas plaisir, la réponse doit être un non ferme. Pas de « c’est pour rire », pas de gêne à ménager pour l’entourage.

Elle lie cela à une définition simple du consentement. « Le consentement c’est quand on dit oui et quand on a envie », insiste-t-elle auprès de Lou Média. Autrement dit, l’absence de refus ne vaut pas accord, et c’est à l’enfant de décider de ce qui lui convient.

Reste le plus délicat : le secret. L’artiste insiste sur la nécessité de briser cette culture du silence et d’instaurer un climat de confiance totale au sein du foyer. Selon elle, dialoguer ouvertement évite que la peur ou la culpabilité n’enferment les enfants dans le mutisme.

C’est la boucle qui se ferme avec la chanson. L’enfant de J’ai pas dit n’arrive pas à parler à sa mère ; Camille Lellouche, elle, cherche à ce que sa propre fille sache qu’elle peut tout lui dire, très tôt. Libérer la parole dès le début de la vie, c’est l’espoir qu’elle formule.

Prévention routière : la comparaison de Camille Lellouche et ce qu’elle réclame ensuite

Pour elle, l’éducation et la parole sont les remparts indispensables face aux agressions. Elle milite pour une véritable prise de conscience collective et plaide pour une sensibilisation précoce et systématique, pas seulement dans les familles averties.

Sa comparaison est volontairement parlante : « Il faut former, préparer, inculquer prévention. On fait bien de la prévention routière ? » L’idée est claire : on apprend aux enfants à traverser la rue, il faudrait aussi leur apprendre à protéger leur corps et à alerter.

Le secret a toujours des conséquences lourdes. Hélène Ségara a gardé secrètes 22 opérations pendant des années, preuve que ce que l’on tait finit par peser. À chacun son combat, mais le mécanisme du silence est le même.

D’autres artistes ont fait le choix de parler : Slimane a lui aussi fait passer un message lourd de sens. La suite se jouera désormais du côté de l’album Minuit, attendu le 20 novembre, dont J’ai pas dit est le premier extrait.

Un poing serré, un corps qui n’appartient qu’à l’enfant : la leçon de Camille Lellouche tient dans un mot, « non », que l’on peut apprendre avant qu’il soit nécessaire. Et si vous pensiez que les plus grands silences se gardaient hors de la lumière, ce que Vincent Lagaf’ a fini par confesser sur sa mère pourrait vous faire changer d’avis. Quant à celle que tout le monde croyait connaître, le combat silencieux que Mimie Mathy cache derrière le sourire de Joséphine ouvre une tout autre question.

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