« Ça va se savoir, donc autant garder mon nom » : Carmen Kassovitz, 24 ans, star de Campus Drivers

Elle porte l’un des noms les plus connus du cinéma français, et elle a décidé de le garder. Carmen Kassovitz, 24 ans, est à l’affiche de « Campus Drivers », série disponible sur Prime Video dès ce vendredi 6 novembre. Une phrase glissée à la presse résume son état d’esprit, et elle en dit long sur la façon dont elle regarde son héritage.
Fille de Mathieu Kassovitz et Julie Mauduech : un nom lourd à porter à 24 ans
Carmen Kassovitz a 24 ans. Elle est comédienne, fille du réalisateur et acteur Mathieu Kassovitz et de l’actrice Julie Mauduech. Autrement dit, elle a grandi dans un univers où le cinéma n’a jamais été très loin.
Cette filiation, elle ne cherche pas à la contourner. Selon Le Parisien, qui la rencontre à l’occasion de la sortie de la série, la jeune femme se montre « cash et lucide ». Sa phrase, « Ça va se savoir, donc autant garder mon nom », sonne comme un haussement d’épaules assumé.
Le raisonnement tient en peu de mots : dans un métier où tout se sait vite, mieux vaut ne pas jouer à cache-cache. Elle préfère la franchise à la discrétion calculée. Le ton est donné, et il est plutôt rafraîchissant.
Reste le débat qui accompagne souvent les enfants d’artistes, celui du coup de pouce supposé. Vincent Lindon a lui-même confié que le procès en népotisme visant sa fille Suzanne « le rend malade ». Carmen Kassovitz, elle, choisit de poser les cartes sur la table dès le départ.
Ce nom n’est pourtant qu’une moitié de l’histoire. L’autre, c’est la série elle-même, ses origines et surtout son public. Un public qui n’a pas attendu les critiques pour se faire entendre, et qui s’est manifesté une semaine avant la mise en ligne.
Une ovation à Lille, une semaine avant la mise en ligne
Le 30 octobre, une partie de l’équipe de « Campus Drivers » a fait le déplacement à Lille, dans le Nord. Direction le festival littéraire New Romance, consacré à un genre qui met en scène des histoires d’amour modernes entre jeunes adultes. Carmen Kassovitz faisait partie des comédiens présents.
Le public n’était pas venu au hasard. Face aux acteurs, il y avait des lecteurs et des lectrices fidèles, des fans de la saga qui connaissent les personnages sur le bout des doigts. Pour des comédiens, c’est le public le plus exigeant qui soit : on ne trompe pas quelqu’un qui a déjà ses propres images en tête.
Cette génération de jeunes actrices et acteurs grandit sous le regard permanent du public et de leur entourage. Le cadre strict imposé par Monica Bellucci à Deva Cassel avant ses débuts en est un autre exemple. Chacune gère à sa manière le poids d’un nom célèbre.
Alors, que s’est-il passé ce soir-là à Lille ? Les deux premiers épisodes ont été projetés aux fans de la saga. À la fin de la projection, les comédiens ont reçu une ovation.
Carmen Kassovitz en parle sans détour, d’après Le Parisien : « On était tous un peu pris de court, un peu choqués, très agréablement surpris. Je n’avais pas capté que c’était aussi fort, aussi intense. » Une réaction spontanée, sans posture de star, qui dit la surprise d’une équipe confrontée à sa propre série.
Et cet enthousiasme a une explication précise. « Campus Drivers » est adaptée des romans de l’autrice française C.S. Quill, dont près d’un million d’exemplaires se sont déjà écoulés. La salle de Lille n’applaudissait donc pas seulement des acteurs : elle retrouvait une histoire qu’elle aime depuis longtemps.

Garder son nom, assumer son histoire : le pari de Carmen Kassovitz
Certains enfants de stars font le choix inverse. Zahara Jolie a, selon nos informations, fait disparaître le nom Pitt à l’occasion de son diplôme à Spelman. Chacun compose à sa façon avec un patronyme que le public connaît déjà.
Carmen Kassovitz prend la direction opposée. Sa phrase est la clé de son raisonnement : « Ça va se savoir, donc autant garder mon nom. » Le lien avec ses parents finirait de toute façon par ressortir, alors autant ne pas donner l’impression de le cacher.
C’est un pari de transparence plus que de provocation. En assumant dès le départ qu’elle est la fille de Mathieu Kassovitz et de Julie Mauduech, elle évite que la question ne devienne un secret à débusquer. Elle la règle elle-même, avant que d’autres ne s’en chargent.
Elle y gagne une chose précieuse : la parole libre. Le Parisien la décrit comme une jeune femme cash et lucide, et cette lucidité est probablement sa meilleure protection. Elle sait ce qu’on dira d’elle, et elle le dit avant tout le monde.
Le reste se joue à l’écran. Le public de New Romance a déjà donné son avis sur les deux premiers épisodes, avec cette ovation qui a surpris tout le monde. Mais le grand public, lui, n’a encore rien vu, et c’est à partir de vendredi que l’épreuve commence vraiment.
Ce qu’il faut surveiller dès le 6 novembre
Les deux premiers épisodes ont ravi les fans de la saga. La vraie question est de savoir si les téléspectateurs qui n’ont jamais ouvert un roman de C.S. Quill suivront le mouvement. Ce sera l’un des enjeux de cette sortie sur Prime Video.
Le Parisien présente « Campus Drivers » comme l’une des séries françaises les plus attendues de l’année. Avec près d’un million de livres écoulés, la série part avec un public déjà constitué, ce qui est un luxe rare. Elle a aussi une pression particulière, celle de ne pas décevoir des lecteurs attachés à leurs personnages.
Pour Carmen Kassovitz, c’est un rendez-vous important. Chaque comédienne dont la carrière démarre fort connaît ce moment où un rôle marque durablement l’image qu’on a d’elle. Marion Cotillard a longtemps hésité avant d’accepter le rôle qui a changé sa carrière, preuve qu’un choix de rôle se pèse.
Il faudra aussi surveiller la réception du public après la mise en ligne. Une ovation à Lille ne garantit rien, mais elle donne un signal. Et quand les réactions s’emballent, il faut savoir les encaisser : Géraldine Nakache raconte comment des témoignages l’ont à la fois brisée et sauvée, un rappel que le regard des autres pèse lourd.
En attendant, une chose est acquise : Carmen Kassovitz a déjà posé sa marque. Elle sera jugée sur son jeu, et non sur le secret d’une filiation qu’elle n’a pas cherché à cacher.
Carmen Kassovitz a compris une chose simple : un nom célèbre ne se cache pas, il s’assume. Et si les secrets de famille vous intriguent, l’histoire de Patrick Bruel, déguisé en vieux monsieur pour cacher la vérité, vous réserve quelques surprises. Et pour comprendre pourquoi la célébrité attire autant, le patron de presse qui voulait exposer ses « unes » en cire a une drôle de réponse.